jeudi 23 octobre 2008

Collections d’automne...








Montréal sous les feuilles d’automne, c’est beau… Et les températures ont baissé, 5 petits degrés ce matin… Elle a rangé le vélo la Fred… et ressorti les mitaines…
Madonna est de passage en ville, histoire de réchauffer les esprits… Il fait beau tout de même et la Mont Royal est surpeuplé !! Vive l'automne!

mardi 21 octobre 2008

Revival

Allez! Un petit souvenir supplémentaire de mon expérience en Bateau Dragon, la finale F que nous avons gagnée... Nous sommes le bateau numéro 2 au fonds. Il s'agissait de notre dernière course et de loin la plus électrisante... Pour visionner, il suffit de presser sur la flèche. C'est bon de revoir ces images qui ont été tournées par RDS pour le reportage qu'ils ont fait à l'occasion de la Coupe Québec, il a été diffusé samedi dernier, et toutes les vidéos mises en ligne!! Ouhouh!

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lundi 20 octobre 2008

Le sentier du Centenaire





Les fins de semaine de 3 jours, c’est bien car on peut faire deux fois plus de randonnée !! Et oui, au lieu de manger une dinde comme 75% des canadiens, et afin de ne pas participer au génocide de toute une génération de volaille (rien à voir, mais bon, je plaisante ;-)), j’ai initié une autre expédition, cette fois avec mes amis du bateau dragon !
Au départ, la proposition était de former un groupe afin d’aller faire une ballade semi-sportive dans les Laurentides et d’observer les couleurs… J’ai trouvé des candidats très vite et très motivés et finalement, la petite ballade semi-sportive s’est transformée en une véritable randonnée très sportive.
Nous avons suivi les 13 kilomètres du Sentier du Centenaire dans le Parc du Mont Tremblant, le sentier en lui-même fait 9 km avec 450 mètres de dénivelé, mais pour rejoindre les voitures dans le parking, nous devions faire 4 km de plus, histoire de se finir les jambes !! Alors attention : le sentier du centenaire, cela ne signifie pas que c’est un chemin pour les vieillards, mais il a été ouvert pour le centième anniversaire du parc du Mont Tremblant, et, bien au contraire, il valait mieux être en très bonne forme pour l’emprunter… d’autant que dans le groupe, l’auto-émulation était importante et le rythme plutôt élevé ! J’ai quand même eu le temps de faire des photos, mais j’avais intérêt de suivre !!! Boues, roches, tapis de feuilles, terrains glissants, le sentier est très physique et difficile : mieux valait être vigilant en marchant… L’été a été tellement humide que nous avons pu trouver des parterres entiers de belle mousse bien verte, ainsi que des rochers recouverts ! En haut, la vue est magnifique sur la vallée de la Diable, et la montagne du Mont Tremblant – on aperçoit les pistes de ski au loin…

dimanche 19 octobre 2008

Comme sur l’autoroute des vacances…

Etant donné que je trouvais que je n’avais pas assez de choses à faire – ceci est une blague, bien-sûr, j’ai répondu présente à l’appel de Sheila, quand elle a envoyé un courriel à son groupe de randonnée afin de trouver une nouvelle organisatrice assistante… J’explique : Sheila est l’organisatrice d’un groupe de rando sur internet dont je fais partie depuis plus de 1 an, et aux vues du succès et de la rapidité à laquelle les gens souscrivent aux randonnées qu’elle met en ligne, elle avait besoin de renfort afin de l’aider à mettre en place des évènements de façon plus régulière. C’est ainsi que je rentre dans le décor…
Cela me chatouillait depuis un moment de me pencher là-dessus, et de faire partie du « staff »… j’essayais de me convaincre que me laisser porter par les flots était quelque chose qui me convenait pleinement, mais « Chassez le naturel, …. » (« … Il revient au galop »).

Alors, c’est comme cela que j’ai plongé, et le week-end dernier, étant donné que Sheila partait pour une longue fin de semaine, c’était le moment idéal pour moi de faire mon baptême du feu…
Nous avons convenu qu’une expédition pas trop loin de Montréal, pour un maximum de 15 personnes, serait un bon début. C’est donc au Mont Saint Hilaire que j’ai décidé de me rendre, le reste, c’est assez simple : je gère les courriels et les inscriptions sur un site spécialisé sur internet, cela ne me prend pas de temps, car les participants gèrent eux-mêmes leur car-pooling (covoiturage), quand ils sont disciplinés, car sinon, il faut les relancer…
Ensuite, une fois que toutes les places sont prises, je m’assure qu’ils vont venir, les « no-shows » (ceux qui ne se présentent pas) sont très mal vus, étant donné que les places sont très demandées…. J’augmente le nombre définitif de participants, le week-end va être superbe et c’est dommage de ne pas partager cela ! Puis, on se donne rendez-vous à l’entrée du parc, sur place…

Et là bien sûr, c’est une autre histoire, le centre de la nature du Mont Saint Hilaire, un week-end de Thanksgiving (action de grâce), avec une température promise autour de 18 degrés, et un magnifique soleil, à cela, on ajoute les vergers qui se trouvent le long de la route, dans lesquels les familles vont ramasser les dernières pommes, et notre arrivée au parc et le reste de la journée prennent des airs d’autoroute dans la vallée du Rhône un jour de grand départ de vacances… Après 20 minutes d’attente en ligne dans la voiture à 500 mètres du parc, nous décidons de nous garer dans le jardin d’une des maisons pour la modique somme de 4$... On trouve de quoi financer un gazon, hein !!!
Pendant ce temps-là, les autres participants, dans les autres voitures, sont dans le même genre de situation que nous, du coup, le déroulement de la journée prend une allure que nous ne connaissons pas d’habitude… J’ai beau me dire que je ne maîtrise pas les éléments, je suis un peu déçue, sans le montrer, que cela ne se passe pas comme sur des roulettes.

Heureusement, les cellulaires sont utiles dans cette situation, et je retrouve tout mon monde ou presque, 15 personnes au total, le temps de prendre les plans, de faire un tour aux toilettes… là encore, une file d’attente d’environ 20 minutes !!! (sans rire !) et vers 11h45, nous sommes prêts à partir… quand nous avions prévus un départ à 10h30 !

Toutefois, tout le monde a le sourire et nous retrouver est, comme toujours, un moment très agréable. Autant que le parking, le sentier pour aller admirer la splendide vue du haut du mont, le sentier du Pain de Sucre, est surpeuplé, et il est difficile de trouver le calme habituel des lieux de randonnées… Avec cette foule, je dois m’assurer sans cesse que les gens suivent bien, gardent le rythme de la tête de groupe, je fais souvent des allers-retours…
Le sous-bois est superbe, et les couleurs resplendissantes, quand on arrive en haut, nous nous arrêtons sur un palier avant le pain de sucre pour pouvoir prendre notre lunch tous ensembles, on s’impose un peu… Je retrouve un gars et une femme qui devaient venir avec nous mais dont je n’avais eu aucune nouvelle, ils m’avaient laissé un message le matin que je n’ai eu que le soir-même, les pauvres ! Ils sont adorables et heureux d’être là quand même, ouf !! Montréal est en face de nous et nous pouvons voir au loin le stade Olympique !
Pour atteindre le top, il faut faire la file (encore !!!), mais cela vaut le coup ! Après cela, nous allons redescendre vers le lac Hertel et prendre un autre sentier qui sera moins peuplé, et qui nous permettra de faire de la randonnée telle que je l’aime : au calme ! Nous aurons même l’occasion de pouvoir observer un joli petit suisse, petit écureuil appelé ainsi de par sa parure qui fait penser à l’uniforme militaire suisse… Son vrai nom est le tamia rayé.

Nous avons beaucoup de plaisir, et prenons des photos ! Le groupe est vraiment sympathique et même si nous avons eu du mal à démarrer, j’ai beaucoup de plaisir à les leader ! Quand nous retournons à l’accueil, ils me demandent quand est-ce que j’organise le prochain évènement… C’est bon signe ! Je recevrai également de très bons commentaires sur l’évaluation de l’évènement (et oui, ils sont notés), si bien que Sheila m’envoie un courriel me disant que j’ai fait « a stellar job » (un travail de star !!) … YES !!

jeudi 16 octobre 2008

Putain, 2 ans !!!

Et oui, aujourd’hui, cela fait exactement 2 ans que j’ai posé le pied à Montréal, sur cette terre sauvage du Canada qui a su m’apprivoiser… :-)
Normalement, si les choses avaient suivi leur cours, je devrais être, en ce moment, à Paris, mais voilà, la vie c’est plein de surprises, alors vivement la prochaine année, qui s’annonce terriblement excitante !!
Je pense souvent à ma vie en France, avec beaucoup de nostalgie, quand même… et ce matin, en me rendant chez un de mes clients, j’ai pris le métro à la place du vélo, car il pleuvait…. Et alors que je longeais l’un des couloirs de la station Square Victoria, j’ai entendu la musique au loin d’un trompettiste, et là, pendant l’éclair d’un instant, alors que la foule s’agitait autour de moi, j’ai vécu le moment magique où je me retrouvais à Paris…. Et c’était bon aussi !

samedi 11 octobre 2008

Je me recycle…

… dans l’animation ! J’ai vécu une expérience très drôle dernièrement dans le cadre de mon travail ! Est-ce le début d’une reconversion ? Je ne sais pas mais en tout cas, c’est une piste à suivre !! J’ai tellement eu plaisir que si l’occasion se présente à nouveau, je saute dessus !
Début septembre, j’ai co-animé avec un de mes collègues l’assemblée annuelle de notre bureau, la grand messe dédiée à l’ensemble du personnel… J’avais trouvé l’idée excitante quand la responsable marketing me l’avait proposée 5 mois avant… Elle voulait quelque chose de vivant, de dynamique, et elle trouvait qu’avec Jean-François, nous ferions un beau duo sur la scène, nous travaillons de temps en temps ensemble et nous avons une bonne complicité… Ayant assisté un an auparavant au même évènement, je savais que j’acceptais de relever un défi et que nous partions un peu de loin, vous savez, ce genre de présentation très sérieuse, où l’on peut entendre une mouche voler et les gens s’endormir…
Du coup, nous nous sommes investis dans la préparation de l’assemblée, nous allions présenter mais également animer et donner un rythme tout au long de la séance…. Delphine nous laissait carte blanche à partir du moment où nous respections l’agenda... Très vite, nous avons conclu que nous voulions faire quelque chose de drôle et de décalé, nous avons donc demandé à introduire nos leaders – genre le boss du Canada, celui du bureau de Montréal ainsi que les 3 chefs des différents départements…- en montrant des photos dans des contextes hors du commun, le tout agrémenté de nos commentaires… Genre « petites blagues sympathiques »… Là, vous comprenez bien sûr notre position à Jean-François et à moi… rire de nos chefs est le genre de truc qui peut rapidement nous exploser à la figure, attention au retour de manivelle… Il ne faut pas du tout se planter, ou bien c’est la honte devant tous nos collègues !!
La veille du grand jour est arrivée à pas fulgurants, et nous nous sommes retrouvés en répétition… et c’est à ce moment-là que je me suis demandée dans quelle galère je m’étais embarquée… Nous avions une personne de « Cossette Communication » pour revoir notre répétition et nous donner des trucs et astuces, une sorte de coach, pour être en mesure de faire une jolie présentation devant les employés de notre bureau… Et bien sûr, le gars est payé pour te faire remarquer tous les petits défauts… Alors forcément… à un moment, il agace… et au bout de deux heures, j’avais envie de lui balancer mon micro dans la figure, lui faire manger même !! « Ne te tourne pas comme ceci… » « Sois plus dynamique là » « Plus au centre de la scène » « On ne comprend pas bien ton idée là, sois plus claire »… Mais oui, voyons ! C’est mon problème ça, être plus clair !! Pff… Il avait raison, je m’embrouillais à chaque fois que je voulais faire l’introduction du chef du bureau de Montréal… Je commençais à stresser et à me dire que j’allais me ridiculiser devant tous mes collègues et, en plus, me faire détester par mon big boss !! Et puis, j’ai réalisé que je n’étais pas la seule à ne pas être totalement prête, mon nouveau coach m’a redonné une bonne bouffée de courage – comme un bon coach, et je suis partie à mon entraînement de bateau-dragon pour me défouler….
La nuit porte conseil, dans mon cas, c’est vrai : le lendemain, lors des derniers essais, deux heures avant l’évènement, j’y allais naturellement, sans hésitation, plus de doutes, je demandai un verre de vin, pour échauffer ma voix ( ;-)), mon coach ne me conseillait plus que d’être naturelle…. Ouhouh !!! Et puis le mot d’encouragement du boss… celui-là même qui m’avait vu galérer sur « sa » blague et qui a su trouver les mots sincèrement motivants ! Le reste, c’est aller trop vite, nous sommes montés sur scène sur la musique de David Guetta (Love Generation) en créant la surprise auprès de nos collègues, plus de 400 pour l’occasion, et pour la suite, nous avons déroulé le programme, fait rire, encouragé les applaudissements… C’était une très belle expérience à vivre !

lundi 6 octobre 2008

De l’autre côté de l’Atlantique…


Il y a deux mois, j’ai reçu un courriel d’Air Canada qui m’offrait des tarifs relativement avantageux pour voyager… On est loin des offres d’Easy Jet en Europe, mais cela divisait par deux le prix de certains allers-retours, dont celui vers Halifax…
Ni une ni deux, je réservai un billet vers la Nouvelle Ecosse (Nova Scotia), à une heure de vol de Montréal, sans même prendre la peine de savoir si quelqu’un m’accompagnerait, l’offre se terminait le jour même, il ne me restait pas de temps pour niaiser ! Je venais de presser sur le bouton « buy now » (achetez maintenant) que je recevai un message de Jennifer, mon amie de Saint John – Nouveau Brunswick, rencontrée il y a un an en séminaire à Toronto. Je lui parlai de mon plan de voyage et elle me répondit aussitôt qu’elle me rejoindrait !! Ouhouh !

Alors vendredi dernier, je priais dans le taxi qui m’emmenait vers l’aéroport pour que je ne manque pas mon vol – bon ok, j’avais prévu un peu juste le temps pour me rendre à l’aéroport un vendredi en fin d’après-midi… Le chauffeur devait me prendre pour une illuminée, me regardant fermer les yeux en psalmodiant : « Je vais avoir mon vol, je vais avoir mon vol… ». Arrivée à l’aérogare, je vais directement à la sécurité – vive l’enregistrement électronique !- et en voulant montrer à l’agent que j’ai bien ma pochette plastique remplie de petits contenants de liquide, j’ai dû la secouer un peu fort, et là, elle s’ouvre, au milieu de tout le monde !! Oh mon Dieu !!!! Le gars derrière moi est bien sûr plié de rire et moi de ramasser mes affaires en murmurant « Je vais avoir mon vol, je vais avoir mon vol… ». Quinze minutes après, j’attache ma ceinture, ma pression retombe, je peux finir de revoir quelques papiers pour le travail et de passer un vol sans encombres, en définitive !

Une fois là-bas, je retrouve mon amie qui m’attend près des tapis de bagages… Nous sommes heureuses de nous retrouver. Pour deux jours, je n’ai qu’un sac que j’ai pris en cabine… Pas besoin d’attendre. Nous trouvons facilement la route pour nous rendre dans la ville, il y a quand même 40 bonnes minutes de voiture entre l’aéroport et Halifax. La nuit tombe, mais je devine la beauté du paysage avec la forêt à perte de vue et des lacs… Nous nous rendons dans notre Bed and Breakfast, qui se révèlera être seulement une Family House (une maison de famille), la différence est que le deuxième n’offre pas le petit déjeuner… ce qui finalement est fâcheux car, je fais rire mon amie quand je lui dis que ce qui m’attire dans le Bed and Breakfast, c’est le breakfast (petit-déjeuner)… Le lieu est propre, un peu vieillot et kitsh, la tête du chevreuil dans le couloir donne des frissons à Jen et nous en rions tout le temps, nous réaliserons qu’il ne manque pas que le déjeuner, le sèche-cheveux également et nous nous retrouvons pliées à sécher nos cheveux à l’air du ventilateur. Toutefois, nous sommes excellemment placées, à quelques centaines de mètres du centre-ville.

Je vais commencer par connaître le Halifax de nuit, celui que je vais préférer en fait ! J’ai aimé la ville de jour, je la trouve jolie, les gens très agréables, polis, et abordables – c’est l’effet maritime, comme me répétera Jen – toutefois, je trouve que comparé à sa taille, Halifax regorge de rues très vivantes le soir, de restaurants géniaux et de bars effervescents ! En plus, j’ai la chance d’avoir mon guide particulier, Jen vient régulièrement ici pour le travail et connaît les bons endroits, attesté par le guide Michelin que j’ai amené.
Ainsi, le vendredi soir, nous mangeons à L’Economy Shoe Shop, un restaurant immense aux multiples salles, coins et recoins dont la principale caractéristique est d’avoir un arbre à l’intérieur. Le restaurant vaut la visite à lui seul et la cuisine est bonne ! Nous irons prendre une bière – Alexander Kieth (bière locale)- au Lower Deck, un pub sur trois étages qui se situe sur les quais, où un band (groupe) joue des classiques de chansons de Nova Scotia. L’endroit m’a été conseillé par Katie, une autre collègue de travail d’Ottawa, originaire d’Halifax. Ambiance pub assurée, je note particulièrement la sympathie et la simplicité des gens, et puis quand on trinque dans le bar, c’est tous ensemble, en criant « Sociable »!

Le lendemain, le soleil brille, nous partons en direction de Peggy’s Cove, un petit village de pêcheur absolument enchanteur de beauté à 40 minutes d’Halifax. Nous empruntons the lighthouse road (la route des phares) qui nous offre les couleurs de l’automne, des lacs aux reflets intenses et enfin… l’Océan Atlantique dans toute sa splendeur. Nous nous promenons sur les roches en granit près du phare, je suis très heureuse de pouvoir retrouver cet océan que je connais si bien de l’autre côté, je raconte à Jen les Landes, le pays Basque, et Bordeaux… Assise face à lui, la paix me gagne… Et le village…chaque coin de rue est une carte postale, un vrai plaisir. Nous mangeons dans le village à côté, Indian Harbour, dans un restaurant de famille où je me régalerais d’un sandwich au homard… Pas moins !!

Le grand air nous aura eues, nous rentrons et nous endormons… avant de nous préparer pour une autre belle soirée. J’entraîne Jen à vivre à la parisienne : manger à 21h, traverser n’importe où sur la route – bon, ok, ça cela ne compte pas, étant donné que dans les maritimes, les voitures s’arrêtent toujours 5 mètres avant pour laisser un piéton qui traverse… j’explique à mon amie qu’à Paris, la voiture aurait crissé des pneus et ce serait arrêtée à 20 cm du piéton avec un conducteur hurlant et jurant derrière son volant, tandis qu’à Montréal, le conducteur contournerait le piéton en essayant de ne pas le regarder et en manquant de le renverser… ! Elle, est patiente avec moi et m’explique les expressions qu’elle utilise en anglais parfois, elle parle tellement vite !
Le samedi soir, nous mangeons donc à Il Mercato Ristorante, un restaurant italien typique, au service impeccable, où je me régale avec un plat de pennes à la saucisse italienne rivalisant, sans mentir, avec les pâtes de ma maman et de ma grand-mère ! Et ce n’est pas peu dire ! Direction ensuite un autre pub conseillé par Katie, le Split Crow où là-encore, un groupe génial se produit The Guys Next Door…

Dimanche, nous partons pour une visite de la ville que je n’ai vue, jusque-là, qu’en pleine nuit… Et nous commençons par la meilleure façon de débuter une journée, après une rapide marche dans le joli jardin public : un brunch gargantuesque chez Smitty’s Family! Les pancakes sont à tomber !
Après cela, un tour dans la ville qui est en descente (ou en montée, c’est selon) de la citadelle au port, je fais quelques achats dans une caverne d’Alibaba autrement appelée « The Black Market », on y trouve pleins de petits bibelots de décoration totalement inutiles mais tellement originaux !!
Ville au passé et au présent militaires, Halifax est l’un des plus grands ports naturels au monde, elle a été fondée en 1749 par l’Angleterre pour faire front à la ville française de Louisbourg. La rade est très belle ainsi que l’île à l’entrée avec le phare. La citadelle surplombe le tout et offre une vue sur l’ensemble assez remarquable. Mais plus que le passé historique de la ville, une chose à retenue notre attention hier : c’était l’anniversaire de la naissance d’Alexander Keith, le fondateur de la grande brasserie de la bière du même nom, originellement connue pour son India Pale Ale. Commençant à comprendre l’ambiance générale de la ville, je crois que le 213ème anniversaire du très vieil homme d’affaires n’est qu’un prétexte de plus pour faire la fête ! Nous décidons d’aller visiter la brasserie, et d’en profiter pour faire une dégustation… ma foi, cela se laisse boire, et comme dit le slogan de la bière : « Those who like it, like it a lot » (ceux qui l’aime, l’aime beaucoup)…

C’est donc dans une ambiance festive que Jennifer me ramène à l’aéroport, après que j’ai acheté un CD de musique typique des maritimes (Great Big Sea), je suis ravie de ma première expérience dans ces provinces maritimes, c’est un peu comme le Québec avec ces lacs et ses forêts, l’Océan en plus…. Et ça, ça compte !