dimanche 28 décembre 2008

Carte postale de Saint-Lary Soulan

Tout va bien… « La Montagne, ça vous gagne » comme dit le slogan des Pyrénées…
De retour chez moi… Les images parlent d’elles-mêmes. C'est tellement beau!!

mercredi 24 décembre 2008

All I want for Christmas….

(Tout ce que je veux pour Noël…)
Noël est encore arrivé et m’a prise par surprise… Pas vu passer la vie à Montréal depuis mon retour de vacances dans l’Ouest américain… Trop de travail, beaucoup de stress, trop de fêtes, beaucoup de plaisir aussi… en cette fin d’année… Comme une soirée passée au spa avec quelques amis du bateau dragon après le travail, un soir de la semaine dernière… Une première pour moi au Spa le Finlandais à Laval, l’invitation de Pascquale disait « Spa obligé d’être stressant les fêtes… » (lire « c’est pas obligé… ») et je me suis laissée séduire par cette expérience relaxante au maximum, à l’extérieur (par -10) entre bains chauds et bains froids, saunas, hammam, et autres salles de repos où je me suis littéralement endormie ! Il me tarde déjà la prochaine soirée que nous ferons l’année prochaine !

Ensuite, les soirées et petits déjeuners avec Geneviève, la party de Noël du travail qui, cette année, s’est déroulée dans la toute nouvelle salle du Belvédère au vieux port, un endroit magnifique, dont l’ambiance, « lounge-cocktail dinatoire » m’a largement rappelé la soirée de Noël du bureau de Paris.

Et puis le week-end du 14 décembre, Alex, une jeune française connue quelques semaines avant, de passage à Montréal, avait organisé une fin de semaine dans un super joli chalet à Saint Mathieu du Parc, en Mauricie, avant son retour en France! Nous étions huit, je ne connaissais personne hormis Alex et un ami qui est venu au dernier moment pour remplacer une fille qui nous a lâchés à deux jours de partir – screugneugneu ! Ce n’est pas grave, nous avons gagné au change !
Au programme, raclettes, brunch, vins rouges, discussion au bord de la cheminée (au gaz !!! – autant pour moi qui adore l’odeur du bois !!) et puis surtout, ballade en raquettes dans le parc récréaforestier de Saint Mathieu, par – 17 avec un soleil superbe, et la promenade en traineaux à chiens ! Cette fois-ci, j’ai conduit le traineau, mais je dois avouer que j’aimais à me lover dans le traineau recouverte des épaisses couvertures pour combattre le froid ! J’admirais une fois de plus la beauté du paysage que l’hiver québécois a à offrir et je rêvais d’un Noël sans stress, tout en bonheur et harmonie…
Voilà tout ce que je veux pour Noël !!

dimanche 14 décembre 2008

L’éducation sentimentale selon John Gray !

Jeudi soir, Dary, une amie m’a invitée à assister à la représentation d’une pièce de théâtre à la place des Arts : « Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus ». J’ai bien sûr accepté quand j’ai reconnu le titre du bouquin que j’avais lu il y a quelques années, livre psychologique qui tente d’expliquer les différences comportementales entre les hommes et les femmes, et ainsi le défi formidable que peut représenter la vie à deux.
J’étais curieuse de savoir ce que cela donnerait en pièce de théâtre, je me doutais bien que cela serait humoristique, et j’étais intriguée de voir la mise en scène d’un livre qui au départ n’était pas forcément très drôle.
C’est donc Pierre Gendron qui a adapté ici au Québec la pièce qui a déjà été reprise en Europe. Et le résultat est hilarant, avec de nombreux moments qui rappellent la vie à deux que l’on vit ou que l’on a pu connaître !!
Un excellent moment à passer en couples ou entre amis, même célibataires, cela pourrait être une bonne piqure de rappel quand aux volontés d’engagement !!! Profitez en, il n’y a qu’une vingtaine de représentations !

jeudi 11 décembre 2008

Des arbres de cristal

L’hiver et le manteau blanc jeté sur Montréal il y a deux jours ont donné à la ville cette beauté étincelante qui la caractérise par beau temps… Je commence mon troisième hiver, et je me suis habituée à ces paysages… Ce matin, pourtant, en sortant de chez moi, avec mes écouteurs sur les oreilles, j’avais fait une centaine de mètres, que je réalisais la magnificence du paysage qui m’entourait. Je remontais à l’appartement pour attraper mon gros appareil photo – je n’ai plus le petit. Je ne souhaitais pas passer à côté des souvenirs de la vue des arbres enveloppés dans une couche de glace, les branches étaient saisies dans des cristaux glacés, illuminés par les rayons du soleil. C’était tout simplement un nouveau spectacle absolument inoubliable !

mardi 9 décembre 2008

Christmas Carols

Les chants de Noël
Alors que la première grosse tempête de neige sévit sur Montréal actuellement et que la ville retrouve son manteau blanc – j’avais presque oublié l’hiver à Montréal !!!, Noël arrive à grands pas… Je ne suis pas encore dans l’esprit des fêtes, j’ai trop de travail et de choses à penser pour réaliser !
Pourtant, il y a 9 jours, j’ai eu l’occasion de m’y plonger dans l’ambiance, et de la plus jolie façon qu’il soit, dans une église, un dimanche après-midi…

Mario, un ami uruguayen, m’avait envoyé une invitation pour assister au concert de la chorale à laquelle il appartient : The McGill Choral Society, dans l’Église Saint Enfant Jésus. Il savait que je serais intéressée par le spectacle et voulait me proposer de rejoindre le groupe dès janvier prochain.
Pour l’instant, je ne sais pas si je souscrirai au chant en janvier, j’ai déjà le ski de prévu avec l’abonnement-soirée à Bromont, l’escalade le vendredi soir – je me suis laissée convaincre dans un moment de faiblesse lors du dernier 5 à 7, et je souhaite également reprendre mes cours d’espagnol…
Quoiqu’il en soit, cela me faisait plaisir d’aller applaudir Mario et d’écouter la messe en ut mineur de Mozart… tout un programme ! Pour la première partie, l’église prenait donc des airs d’opéra, avec Soprano, Tenor et tout et tout ! C’était très cérémonial… Dans un moment de faiblesse, j’ai fermé les yeux, et me suis laissée porter par la musique et les chants mélodieux, si bien que j’ai dodeliné de la tête subrepticement !
Bien sûr, avec Olivier, nous avons essayé pendant tout le concert de prendre des photos de notre ami, le problème était qu’il était placé derrière un grand bonhomme qui sera sur toutes nos photos !!

A la deuxième partie du spectacle, l’ambiance a pris une tournure bien plus festive : des petits livrets avaient été distribués à l’entrée et la chef d’orchestre entendait bien faire participer le public, donc nous !
A partir de ce moment-là, l’église est entrée en effervescence, la musique et les chants ont été à l’origine de beaucoup de sourires et de rires sur les visages des spectateurs. C’était un moment excellent, d’autant que chacun se laissait aller à chanter avec plus ou moins de succès ! « Joy to the world », « Douce nuit », « Les anges dans nos campagnes », et bien sûr « Deck the Hall » avec ses beaux effets de voix… Au sujet de ce dernier chant, la chef d’orchestre a été hilarante au lieu de séparer les voix par le traditionnel «les hommes, puis les femmes et enfin les hommes et les femmes ensemble », elle a demandé à organiser les refrains selon ceux qui étaient venus en voiture mais n’avaient pas encore installé leurs pneus d’hiver (une minorité), ceux qui étaient venus en voiture mais qui avaient déjà installé leurs pneus d’hiver (un peu plus nombreux) et ceux qui étaient venus à pied ou en transport en commun (manifestement une majorité)… bien sûr, la chanson a pris du coffre à chaque fois qu’un groupe s’ajoutait à l’autre ! C’était un moment tellement plaisant ! Je n’ai pas pu m’empêcher de rire aux larmes avec Olivier, et je pensais à cette publicité de l’humoriste Martin Matte, que je n’arrêtais pas d’imiter !
En conclusion, c’était une très bonne idée de passer un dimanche après-midi dans une église…

Ceci m’a convaincu de préparer mon sapin de Noël…. Considérant le facteur constant « chat », je ne me voyais pas reproduire le cirque de l’année dernière et recommencer à ramasser toutes les décorations de Noël en rentrant le soir du travail, après que Simo se soit acharné à décaniller toutes les boules et guirlandes… J’en ai retrouvé dans certains endroits jusqu’en mai !
J’optais alors sagement pour un tout petit arbre en plastique à placer sur la tablette de la cheminée, endroit où « mon fauve » ne va jamais, orné de quelques boules bon marché et de petits paquets cadeaux, le tout acheté pour la modique somme de 6.99$ ! J’étais entrain de préparer l’arbre que Simo était déjà à l’affût.., bien qu’un an ait passé, l’appel de Noël le rattrapait… Lui, semblait totalement dans l’esprit !! Et bien sûr, je n’avais pas quitté la salle depuis plus de deux minutes que j’entendis le bruit caractéristique du sapin qui est secoué et d’une boule qui tombe… Je me ruais dans le salon pour constater que le chat avait su trouver le chemin jusqu’à la tablette de la cheminée et l’arbre était déjà tombé!! Depuis mes décorations de Noël trônent à 1.90m de hauteur dans un petit coin de l’appartement ! De quoi oublier que la fête est dans 15 jours !

dimanche 7 décembre 2008

Un petit tour et puis s’en va !

Ce qu’il y a de dérangeant avec la visite, c’est qu’on éprouve autant de plaisir à la recevoir que de peine à la voir partir...
Andres était de passage à Montréal cette fin de semaine, en voyage d’affaires dans le New Jersey, il a pu faire un petit crochet par le Québec avant de repartir vers Bogota afin de voir ces amis, dont je suis contente de faire partie.
Quand il a quitté Montréal il y a 3 mois et demi, je ne pensais pas le revoir de sitôt ! Alors, quelle surprise et quelle chance de pouvoir profiter de quelques heures où nous avons retrouvé notre jolie complicité, et où j'ai pu le constater heureux dans son nouveau job et sa nouvelle vie... Moments chers et définitivement trop courts….

samedi 6 décembre 2008

Party time!

Cette année, je n’avais pas prévu grand chose pour mon anniversaire… Pour la première fois, j’allais me laisser porter par les flots et n’organiserai rien de spécial… De toutes façons, comme je l’ai dit précédemment, le jour-même, j’étais à Toronto à torturer des opérationnels pour comprendre leur organisation d’entreprise… Difficile pour moi de répondre à tous mes messages téléphoniques, mes courriels personnels et professionnels (vive, encore et toujours, l’annonce de ma fête au département) et les messages sur Facebook ! Et cette année, j’ai commencé à en recevoir dès 18h la veille, car avec les alarmes branchées en France pour minuit et le décalage horaire, les cartes postales électroniques étaient lancées. Ma mère qui a adoré le principe d’ailleurs, a réussi à m’en envoyer 8 ou 9 de différentes sortes !!!
Le défi pour Eric et France, mes collègues ce jour-là, était difficile pour me dérider un peu et réussir à me faire oublier que je n’avais pas envie d’être à Toronto. Mais, après le travail, nous sommes allés diner au Keg, non loin de notre superbe hôtel, le King Edward. Un petit aparté concernant les grands hôtels à Toronto, j’y ai toujours des problèmes avec le bruit des ventilations, c’était pareil au Royal Fairmount… Impossible de dormir avec le bruit de la ventilation mécanique contrôlée… Du coup, après une mauvaise nuit, je demande à changer, j’ai préparé mon sac, ils n’ont qu’à le bouger dans une chambre où ce bruit constant sera atténué… Avant d’aller au restaurant, ce soir-là, je prends les clés de ma nouvelle chambre et je ne suis pas restée 15 secondes dedans que j’entends à nouveau le bruit… Je redescends, je commence à être impatiente, et je demande à nouveau une autre chambre… L’hôte n’est pas très agréable et me dit que j’aurais dû le dire le matin même… Je commence à m’énerver et à lui demander s’il plaisante… Et puis je lui dis qu’à payer une chambre à 200$ la nuit, j’aimerais autant pouvoir y « dormir » dedans…Et là, il a le culot de me dire que certaines personnes paient 500$ !!! Bip, mauvaise réponse, je lui rétorque que ce n’est pas de ma faute si ces mêmes personnes sont idiotes !! Conclusion de l’histoire, je serai surclassée dans une suite au 16ème étage de l’hôtel, et j’achèterai des bouchons pour les oreilles !! J’avais pris des photos, mais depuis j’ai perdu mon petit appareil photo dans un taxi…
Donc, pour revenir au Keg, nous avons passé une très bonne soirée avec mes collègues et nous avons bien ri… j’avais oublié ce plaisir que l’on peut éprouver dans mon métier lorsque nous partons en déplacement… Cela faisait un petit moment !

Le lendemain, je prenais l’avion à midi de l’aéroport du centre ville de Toronto, comme deux jours avant pour venir, j’utilisais la compagnie aérienne Porter. C’est magique, très rapide pour l’enregistrement, et l’atterrissage, pas besoin des 40 minutes de taxi pour arriver au centre ville, et puis en prime un atterrissage avec une vue absolument magnifique sur Toronto de nuit, rien que pour cela, ça vaut la peine d’essayer ! Pourquoi un vol d’après-midi ? Je devais être en ville en fin de journée… J’avais proposé à mes amis de me rejoindre dans un 5 à 7 organisé par une association avec laquelle je fais du sport…Ce serait l’occasion de boire un verre pour mon anniversaire… Cela faisait un mois et demi que je planifiais d’y assister, d’autant que cela prenait place aux « 2 Pierrots » ! Nous nous sommes donc retrouvés à une bonne quinzaine là-bas, beaucoup de l’équipe de bateau-dragon, mais également pleins d’autres, tous d’horizons différents, rencontrés aux grés de mes aventures à Montréal. Et du plaisir, j’en ai eu également là-aussi ! Daniel, qui fait partie de l’organisation, m’a fait la surprise de me faire appeler sur scène par Dany Pouliot, le chansonnier, qui a chanté la chanson traditionnelle de fête, ici, et celle encore plus connue du « Lève ton verre »… « Au frontibus, au mentibus, au sexibus, et glou et glou et glou… ! ». Le reste vous connaissez ! Mais en prime, j’ai eu la chance de me voir offrir par les organisateurs de la soirée deux tickets pour aller skier à Sutton cet hiver, elle est pas belle la vie ??? En prime, le photographe de la soirée m’a envoyé ses clichés ! Après le 5 à 7, nous avons fini à 8 dans le restaurant Bejing dans le quartier chinois, à rire, et à blaguer !

Et le lendemain, - encore !!-, j’avais prévu de sortir avec quelques amis sur le Plateau, nous avons mangé dans un restaurant italien sur Duluth avec Geneviève, Antoine, Othmane, et Alexandra… pour finir dans un club de danses latines, le Cactus, où nous avons tenté de nous écraser les pieds… Othmane et Antoine me rappelaient la leçon de merengue que j’avais fait lors de notre retraite du travail– ceci est une autre histoire que je n’ai pas eu le temps de raconter encore…

Et cela continue, en cette fin d’année, les fêtes, les fêtes ! Elle ne sait plus où donner de la tête la Fred ! It’s Party Time !

mercredi 3 décembre 2008

What happens in Vegas stays in Vegas – Dernière étape

Ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas…
Voilà, les derniers instants de ces superbes vacances… Après avoir plié le camp et les tentes, là aussi, en un temps record –Yeahyeah, je suis une campeuse, je suis une campeuse euh… hum, euh pardon… Donc après avoir rassemblé toutes nos affaires, nous redescendons la rivière en kayak jusqu’à la marina… C’est marrant comment dans le sens du courant les 11 kilomètres se font beaucoup mieux !! Nous rechargeons le minibus et la remorque… Bruno nous met la pression car il a un spectacle le soir à Vegas, et si jamais les rangers ne nous laissent pas passer au contrôle de l’Hoover Dam (le barrage du lac Mead) pour n’importe quelle raison, nous aurons un tour de plus de 3 heures à faire pour atteindre l’autre passage vers Vegas au lieu des 45 minutes qui nous séparent de Sin City (la ville des péchés)…

J’avoue, j’ai hâte de retrouver la civilisation et un minimum de confort, cela me fait bizarre de voir ma tête dans le miroir des toilettes, cela faisait cinq jours que je ne m’étais pas vue…. Luc nous a préparé une soupe pour le lunch, mais je délaisserai mon thermos ce midi-là pour manger n’importe quel petit sandwich du magasin de la marina de Willow Beach, je n’en peux plus des soupes de pates au thon !! ;-) Il est temps qu’elle rentre la Fred !
Derniers souvenirs, dernières photos du groupe, nous savons que nous allons bientôt tous nous quitter, une fois arrivés à Las Vegas. Certains, comme moi, rentrent le lendemain matin à Montréal, d’autres ont décidé de rester un peu plus. Grâce à mon super guide Lonely Planet qui nous a décidément bien accompagnés pendant notre périple, j’ai déjà une idée de ce que je veux absolument voir à Vegas… Et le fait que Bruno aille voir le Cirque du Soleil me convainc, j’essaierai également d’aller voir le spectacle, sans grand espoir toutefois, car je n’avais aucune réservation… Et je revoyais encore Mario et Dany, amis et collègues de Montréal, me dire « Tu vas à Vegas, il faut absolument voir un spectacle… » ! Pourquoi ne les avais-je pas écoutés ???

Donc arrivés à l’hôtel, nous nous disons au revoir, mais nous savons que nous nous verrons très vite pour la revue des photos. Et je pars avec Bruno dans l’espoir d’avoir un ticket pour le spectacle « O » du Cirque du Soleil au Bellagio…. Et je vais l’avoir !! Yeaheah !! J’obtiendrai un siège isolé, mais je suis chanceuse, je suis extrêmement bien placée… Quand le placier attrape mon billet pour m’orienter il me dit « Can I see your ticket Ma’am ? Ohhhh, you are in the show!!” (Montrez-moi votre place, oh vous êtes dans le spectacle!!). En effet, je suis au siège A001, si bien que quand je tends le bras, je touche la scène, et mon billet porte la mention « Wet Seat » (siège mouillé), car durant le spectacle, je peux être arrosée avec la piscine juste à côté… La salle de spectacle est très belle, et le show, fidèle à tous ceux du Cirque du Soleil, est à couper le souffle. Je suis ébahie par le travail de coordination et de mise en scène du spectacle qui doit, outre le sol et les airs, prendre en compte la gestion du spectacle nautique… Le tout est savamment organisé, et ma place me permet de voir des détails minuscules qu’on ne remarque pas quand on est plus loin, comme les expressions des visages des artistes. C’est magique, j’en prends plein les yeux, il y a des moments, je ne sais plus où regarder tellement il y a de mouvements sur la scène !

Après cela Las Vegas… Le moment que je préfèrerai hormis « O » sera la chorégraphie des fontaines devant le Bellagio… Par deux fois, nous regarderons la danse des jets d’eau au rythme de la musique, une fois sur « Con te partiro » d’Andrea Bocelli et la seconde fois sur « One » de Chorus Line, deux petits moments bien agréables. (Je chargerai bientôt les vidéos sur Youtube)

Mais une fois que j’ai descendu un peu la Strip (Las Vegas Boulevard), j’ai compris très vite le principe : des hôtels qui représentent des villes du monde avec un casino à l’intérieur et des attractions pour que le touriste captif consomme ses dollars… J’assouvirai très vite mon urgente envie de faire les boutiques. Bien sûr, le Bellagio et le Caesar Palace sont impressionnants et majestueux, à chaque détour, j’ai le sentiment de me retrouver dans un film, « Ocean’s Eleven » ou « Casino »… mais je ne suis pas émue par les reproductions de Venise, New York, ou Paris, à mon sens, je préfère aller les visiter, même si la vue de la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe m’emplit de bonheur – mais c’est plutôt une preuve de chauvinisme aigue de ma part : « Everything’s sexier in Paris (Tout est plus sexy à Paris) ».
Je perdrai quelques dollars dans un bandit manchot, le temps de réaliser que je n’aime pas vraiment les salles de casinos, je trouve cela glauque, fermé, et cela sent la fumée…

En fait, je suis en décalage à Las Vegas, je sors de 15 jours de vacances magnifiques en pleine nature et me retrouver au milieu de cette foule, de tout cet univers fictif, me donne la nausée… Très vite, je sais que je ne passerai pas la nuit blanche que j’avais prévue : il fait trop froid pour faire un tour de grand huit, l’aquarium géant est fermé à 11h, et la stratosphère également… J’en arrive à la conclusion que la ville est idéale pour venir entre copines et passer 2 ou 3 jours dans un superbe hôtel à boire des cocktails et être ivre toute la journée pour se retrouver le soir dans des clubs très tendance… C’est avec Zaff, c’est sûr que je m’éclaterais ici ! Dans cette perspective seulement, j’y retournerais !!

Alors que s’est-il passé à Vegas qui ne devrait pas revenir à Montréal ? Rien, absolument rien… Cette phrase me plaisait et je trouvais que c’était un bon moyen d’attirer votre attention. Et j'avais envie de faire un clin d'oeil au film avec Cameron Diaz, un bon film de filles que j'ai bien aimé... C’est la fin des vacances !!!

dimanche 30 novembre 2008

Etape 6 : La marina de Willow Beach, 5 jours sur le Colorado

Lien vers l'itinéraire, cliquez ici.
Après la nuit à Kingman, nous avons une heure de minibus pour rejoindre la marina de Willow Beach qui se trouve sur le Lac Mohave à environ 35 miles de Las Vegas… Nous allons partir pour 5 jours, du dimanche matin au vendredi suivant, sur les rives du Colorado, sur la partie de la rivière qui se situe entre le Lac Mohave, en aval, et le Lac Mead, en amont.
Nous laissons le minibus au stationnement et allons rejoindre notre campement en kayak, à onze kilomètres de là, en amont, pendant que Luc apportera nos vivres avec le Maori.

Notre première tâche est donc de charger nos kayaks avec nos effets personnels, nos tentes, matelas et sac de couchage, de quoi alourdir l’embarcation !! Même si j’étais déjà partie légère de Montréal, je trouve le moyen d’épurer encore le nombre de mes vêtements, et je prends 3 t-shirts, 2 shorts, et un pantalon, ainsi que ma polaire… et me dis que je laverais régulièrement dans la rivière… Tant qu’à vivre l’aventure, autant la vivre pleinement !! J’ai gardé un peu de place – tout de même ;-) - dans le caisson étanche de mon kayak pour quelques bières et bouteilles de vin que nous partagerons dans la semaine, comme tous les autres – je tenais à le préciser. J’utilise un grand sac étanche de 55 litres pour protéger mes affaires, spécialement le sac de couchage, le reste, si cela se mouille, ce n’est pas bien grave… euh, excepté mon appareil photo !! C’est tout un exercice de placer tout ceci sur un petit kayak, même si je ne soupçonnais pas que le coffres étanches de l’embarcation puisse contenir autant d’affaires !! Le plus important sur le kayak est de ne pas perdre l’équilibre, il est donc crucial de bien balancer le poids, car on est si près de l’eau que ce serait dommage de couler avec tous les bagages dessus ! Finalement, mon Onc’ Denis m’aidera beaucoup pour placer la tente et équilibrer le tout…

Et nous voilà partis, pour 11 kilomètres…. Et mon Dieu que c’est long !! C’est surtout que les 11 kilomètres sont à contre-courant, cette partie du Colorado n’est pas très mouvante – rien à voir avec celle du Grand Canyon ! – toutefois, quand on n’a pas l’habitude, c’est toute une expédition ! Mais bon, petit à petit, nous tombons les miles…. Nous nous arrêtons sur une jolie plage pour prendre un lunch bien mérité, Luc a eu le temps de préparer une bonne soupe et m’asseoir sur le sable fin avec une assiette chaude sur le bord du Colorado, dans ce décor majestueux, a quelque chose de luxueux !! J’adore !
Ce jour-là, le dimanche, en montant la rivière, nous croisons des dizaines et dizaines d’embarcations qui redescendent… C’est la fin du week-end et les gens rentrent chez eux après avoir utilisé « notre » campement… Canots, kayaks et assez bizarrement un surf ! Et oui, de loin, j’ai cru avoir la vision d’un homme qui marchait sur l’eau…Pendant un moment, j’ai vraiment eu du mal à y croire, observant de façon incrédule ce qui m’arrivait… Et il s’agissait, en fait, d’un monsieur qui descendait la rivière debout sur une planche à l’aide d’une longue rame… Hallucinant ! Nous l’avons croisé 2 fois lors de notre séjour… Et il n’allait pas être la seule surprise de notre aventure.

Le paysage… magnifique, bien sûr ! J’aurais pu passer des heures à observer les oiseaux sur la rivière, je trouvais des hérons à chaque méandre… Et à un moment, je me suis cru dans un reportage du « National Geographic » qui m’a laissé sans voix : un héron qui se trouvait dans l’eau à environ 11h de mon kayak (à l’avant gauche à 15 mètres) a décollé en frôlant l’eau et faisant un arc de cercle autour de moi, je me suis retournée pour le suivre du regard, au risque de compromettre mon équilibre et il s’est définitivement envolé quand il était à 4h (arrière droite de mon kayak)… Ouah !

Nous arriverons au camp vers 4h cet après-midi là… Luc et Etienne ont déjà installé leurs tentes et notre coin cuisine… Nous montons les kayaks sur la rive et comme tout le monde, je cherche un emplacement pour m’installer… J’avoue que je recherche un coin reculé, non pas que je n’apprécie pas mes compagnons, mais juste parce que j’ai envie de profiter du calme de la nature… Et là, je trouve un emplacement idéal, une petite étendue de sable cachée derrière des buissons épineux, que l’on n’aperçoit pas du chemin, au pied d’une belle falaise, la place la plus éloignée de notre cuisine, mais certainement la plus tranquille... Mes seules petites voisines sont des espèces de petites bécasses qui semblent rire avec leurs petits cris et qui passent leur temps à se courir après. En voyant mon coin, Lucie dira que ce n’est plus une tente que j’ai mais un penthouse ! En 10 minutes, je monte toute seule ma tente… Je suis tellement fière de moi que je cours voir Nicole pour lui dire et là elle me rétorque en riant: «Awoye, tu vas voir, on va faire une vraie campeuse de toi ! »…

Et puis la vie s’organise tranquillement sur notre campement, les emplacements de feux nous montrent qu’il y a eu foule lors du week-end, mais nous sommes seuls sur place maintenant. Luc nous donne quelques consignes pour respecter l’environnement, des choses simples auxquelles il faut penser quand on passe plusieurs jours dans la nature comme cela : comment gère-t-on nos déchets, nos besoins, la vaisselle, la purification de l’eau de la rivière pour que nous puissions boire ? Tous ces petits trucs qui feront de moi une vraie campeuse écologique à partir de maintenant !
Mais je dois avouer, mon côté écologique partait mal… Le premier soir, après le repas, la nuit déjà tombée, nous nous sommes préparés un thé histoire de poursuivre la soirée et de ne pas aller nous coucher à 7h30… J’avais les mains pleines, et, assise sur une pierre, j’ai donc posé ma tasse d’eau chaude au sol, le temps que je finisse mon dessert, des poires caramélisées au chocolat absolument délicieuses ! Au moment où j’ai attrapé ma tasse pour savourer mon thé, j’ai eu la bonne idée de regarder dans la tasse aidée de ma lampe frontale, et là j’ai hurlé : un petit crapaud avait eu l’intention saugrenue de sauter dedans et flotté mort les pates avant et arrière écartées, le pauvre ayant fini ébouillanté… Ceci m’a passé toute envie de boire un thé pour la soirée !

Le joyau du campement, c’est que, outre un emplacement magnifique sur le bord du Colorado, se trouvent à 150 mètres de là, dans un canyon charmant une source d’eau chaude où des piscines écologiques ont été aménagées… Je ne vais pas les découvrir le soir même de notre arrivée, mais je peux vous assurer que nous allons en profiter dans les jours suivants !! C’est le rendez-vous assuré à chacun de nos retours de nos activités de la journée ! Nous allons même déguster une fondue au chocolat un soir aux thermes. L’une des « baignoires » permet même de faire sa toilette, avec un savon écologique bien sûr… Donc, il n’est pas nécessaire de se jeter dans l’eau, très froide du Colorado… Je le ferai un après-midi, juste par envie, l’eau était trop belle, je n’ai pas résisté… j’en suis vite ressortie, complètement gelée… Dany, Serge, et Bruno m’ont suivi mais sont également vite remontés sur la rive !

Nous passerons donc la semaine à faire du kayak ou du maori pour rejoindre des canyons dans lesquels nous escaladerons et marcherons afin d’aller à la recherche d’autres sources d’eaux chaudes et les piscines… Ces marches sont parfois très sportives. Toutefois, c’est tellement agréable de marcher dans l’eau et de ne pas avoir froid, il arrive même qu’elle soit un peu trop chaude. Une journée, nous montons jusqu’à l’Hoover Dam en kayak, le barrage du Lac Mead, à neuf kilomètres de notre camp, un nouveau pont est en construction pour permettre d’alléger la circulation sur le barrage qui mène à Las Vegas. Pas facile de remonter certains rapides, même s’ils ne sont pas impressionnants, le courant est très fort… Et nous montons en pensant au moment où nous redescendrons jusqu’au camp… Hélas pour nous, le vent se lève ce jour-là et nous nous retrouvons à lutter contre sur le chemin du retour, à un moment donné, j’ai pris une vague dans mon kayak et j’ai bien eu peur !

Et la vie suit son cours sur place, je m’émerveille de visiter les canyons et de toucher leur pierres si douces, polies par les crues… Un matin, en me promenant, je me dis « Je suis si petite et le monde est tellement grand !! ».
A la fin, j’en avais assez du kayak, j’ai réalisé que ce n’était pas forcément mon sport favori et je me suis trouvée une jolie plage tranquille où j’allais me relaxer, Bruno se proposant pour m’accompagner à chaque fois.

Le groupe est fantastique et il y a une excellente ambiance entre nous, et suite à nos aventures, nous nous appelons les « Joyeux Naufragés » (le générique montre à quel point c’était kitsh), en souvenir d’une vieille série que mes compagnons semblent bien connaître… Pour l’occasion, ils essaient de me faire porter le rôle de Ginger, la starlette, mais je leur dis que cela ne me ressemble pas, et là, ils me demandent de faire un effort, qu’il s’agit d’un rôle de composition et que c’est en rapport avec mon âge… Mouais ! Remarquez, Etienne devient Gilligan, l’idiot, alors je préfère certainement être Ginger ! ;-)
Le soir, nous rions, nous chantons, surtout avec Colette et Serge, - Lucie m'appelle leur "Grégory Charles"- et nous détendons, je reprends deux ou trois fois la lecture pour Luc, Etienne et quelques autres qui aiment m’entendre lire…. Tout tranquille quoi, excepté qu’un soir, nous avons une visite surprise, comme dans les « Joyeux Naufragés »… Revenant à la nuit noire de la rivière pour être allée laver son assiette, Sylvie, assez surprise, nous dit qu’il y a un gars accosté avec un canot qui demande si on peut l’aider à sortir son bateau de l’eau. Bien sûr nous sommes tous intrigués car nous nous demandons comment il a pu remonter le courant en pleine nuit et quand nous voyons arriver le gars, la vision est totalement ahurissante : c’est un vagabond des mers en speedo (slip de bain) et veste de flottaison, très maigre, les cheveux blancs, les yeux bleu, le contenu de son canot : des sacs en plastique ! Il nous raconte plein d’histoires, il sent la bière également et fume comme un pompier !! Mais alors ! Qu’il est drôle, il tombera saoul endormi dans son canot et le lendemain matin prendra un café avec nous avant de repartir… Il dit s’appeler Bryan McHopper, être ancien acteur, faire actuellement un reportage… Il nous fera d’ailleurs une séance de mini-reportage en nous filmant avec sa caméra, il est vraiment hilarant ! Il nous avait dit qu’on le trouverait sur internet en le cherchant et j’ai été déçue de ne pas le voir sur le web ! Mais en voici une rencontre étonnante !
Par ailleurs, lors de notre dernière soirée, notre camp sera envahi par une quinzaine d’adolescents accompagnés de quatre adultes, j’ai craint pour mon penthouse, mais finalement aucun n’a certainement eu l’autorisation d’aller trop loin dans l’endroit !! C’est PARFAIT ! Toutefois, nous avons perdu notre intimité, nous faisons un feu de camps le soir sous les étoiles savourant nos derniers instants en pleine nature ! Mais il est temps de rentrer, les vacances et l’aventure touchent à leur fin.