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dimanche 5 avril 2009

L’hiver est passé….

Alors que les pluies du mois d’avril inondent les rues de Montréal, je prends un malin plaisir à rester à la maison, à regarder l’eau couler sur le rebord de mes fenêtres… L’hiver est quasiment derrière nous et le printemps s’annoncent même s’il faut passer par les tristes journées grises de ce mois !
Je constate avec un certain agacement cette relation d’amour-haine que j’ai avec cet hiver québécois : heureuse quand il arrive, et désespérée de savoir le moment où il va se décider à nous laisser tranquilles quand il est installé depuis trop longtemps… J’en profite autant qu’il me sort définitivement par les yeux, je rêve maintenant de chaleur, de soleil et de peaux bronzées.

Vous aurez remarqué mon absence sur ce blog, je n’ai pas respecté mes plans, mais les plans s’est fait pour être adaptés… et j’ai passé un hiver hyperactif à tenter au maximum d’occuper au mieux mes temps libres…

J’ai ainsi recommencé les pratiques de bateau dragon depuis janvier, en intérieur bien-sûr, nous sommes dans un bac conçu à cet effet, et je m’entraîne avec une autre équipe connue grâce à Lucie. Pour vous expliquer le principe, les rameurs ne bougent pas, nous faisons circuler l’eau en fait dans un petit bassin, il est sûr que l’activité est bien plus monotone que sur le Canal Lachine, mais avec les miroirs et un bon coach, cela permet d’acquérir une excellente technique !

J’ai également souscrit à des cours de pilâtes où je me rends au minimum 2 fois par semaine. Pour faire vite, le pilâtes est une technique à mi-chemin entre le yoga et la gym au sol qui permet d’acquérir une bonne perception de son corps et de mettre à profit les exercices musculaires dans la vie au quotidien… J’ai convaincu Jennifer et Sahar, deux collègues, de venir avec moi, ce qui rend les séances d’entraînement encore plus sympathiques !

Et puis mes amis m’ont entraîné dans leur activité de chaque vendredi soir, l’escalade en intérieur. Alors j’ai passé mon accréditation, sans assister au cours d’initiation, je faisais confiance à mes lointaines expériences passées, et surtout, je garde un excellent souvenir de ce soir-là où Seb et Marie m’ont fait un petit cours express, une demi-heure avant le test d’accréditation, la corde accrochée à une des tringles de rideau de Marie !! Finalement, j’ai passé l’épreuve, l’instructeur a fait preuve de grande clémence, ce n’est pas tant que je ne savais pas mais surtout que je n’avais pas pratiqué depuis longtemps ! Alors, le vendredi soir, nous grimpons, et les soirées se poursuivent parfois chez Simon et dans son fameux jacuzzi – un spécial clin d’œil à Simon ici.
J’ai également eu de la visite : pendant 15 jours, Alex est venue me rejoindre de Paris, et j’ai été très heureuse de la recevoir, nous n’avons pas arrêté bien sûr, nous avons discuté tout le temps, sommes sorties, avons mangé comme jamais, avons ri… Je me rappellerai toujours de la tête d’Alex pendant la représentation d’Orphée et d’Eurydice, spectacle de danse contemporaine, mis en scène par la mondialement célèbre Marie Chouinard… C’était certainement trop novateur et moderne comme vision du mythe pour nous : j’ai passé la première demi-heure à rire du fou-rire d’Alex à côté de moi qui faisait doucement vibrer mon siège, et la deuxième et dernière demi-heure, Alex s’étant calmé pour éviter de déranger sa voisine (pas moi, celle de l’autre côté J ), à espérer que cela finisse vite en rêvant d’être autre part ! Voilà qui résume assez bien mon expérience avec la danse contemporaine…

Et puis, après la « routine », il y a les activités hivernales, comme par exemple :

- aller patiner sur le Canal Rideau à Ottawa, à 2 petites heures de Montréal, une ballade de 8km en plein centre ville
- une randonnée en raquettes sur le superbe Mont Sutton, débordant de neige,
- une soirée à l’igloofest, pour danser aux sons des bytes de musique techno à ciel ouvert (par -20 degrés), après un petit restau dans le quartier chinois
- un petit week-end entre amis dans un chalet à St-Hyppolite, où Alex et moi avons trouvé le moyen de nous « égarer » - pendant dix minutes, mais à moins 20 degrés, il y a de quoi avoir peur de devoir passer une nuit dehors !!
- une belle ballade à skidoo, j’avoue, je n’étais pas attirée au départ par l’expérience : je trouvais la machine définitivement trop bruyante et trop peu écologique, mais après l’avoir conduit, sur le lac Achigan, gelé bien sûr et dans la forêt des faubourgs de St-Hyppolite, j’ai adoré… Et puis, Alex m’a fait écrouler de rire quand, voulant démarrer l’engin – comme une tondeuse à gazon-, elle s’est étalée par terre de tout son long!!! Et puis le retour le soir, à la tombée de la nuit… Magnifique !
- le sentier des patineurs au parc Jean Drapeau qui nous offrait des vues superbes sur le centre ville, le Saint Laurent et le pont Jacques Cartier et où Alex a pu me montrer les progrès qu’elle avait fait en patin depuis deux ans… ou pas ! ;-)
- le festival des Lumières avec ses installations au Vieux Port, dont la sphère Techno et la descente de luge où Alex et moi avons pu faire la course,
- et puis d’autres… mais ce sera pour bientôt raconté !!!

jeudi 11 décembre 2008

Des arbres de cristal

L’hiver et le manteau blanc jeté sur Montréal il y a deux jours ont donné à la ville cette beauté étincelante qui la caractérise par beau temps… Je commence mon troisième hiver, et je me suis habituée à ces paysages… Ce matin, pourtant, en sortant de chez moi, avec mes écouteurs sur les oreilles, j’avais fait une centaine de mètres, que je réalisais la magnificence du paysage qui m’entourait. Je remontais à l’appartement pour attraper mon gros appareil photo – je n’ai plus le petit. Je ne souhaitais pas passer à côté des souvenirs de la vue des arbres enveloppés dans une couche de glace, les branches étaient saisies dans des cristaux glacés, illuminés par les rayons du soleil. C’était tout simplement un nouveau spectacle absolument inoubliable !

mardi 9 décembre 2008

Christmas Carols

Les chants de Noël
Alors que la première grosse tempête de neige sévit sur Montréal actuellement et que la ville retrouve son manteau blanc – j’avais presque oublié l’hiver à Montréal !!!, Noël arrive à grands pas… Je ne suis pas encore dans l’esprit des fêtes, j’ai trop de travail et de choses à penser pour réaliser !
Pourtant, il y a 9 jours, j’ai eu l’occasion de m’y plonger dans l’ambiance, et de la plus jolie façon qu’il soit, dans une église, un dimanche après-midi…

Mario, un ami uruguayen, m’avait envoyé une invitation pour assister au concert de la chorale à laquelle il appartient : The McGill Choral Society, dans l’Église Saint Enfant Jésus. Il savait que je serais intéressée par le spectacle et voulait me proposer de rejoindre le groupe dès janvier prochain.
Pour l’instant, je ne sais pas si je souscrirai au chant en janvier, j’ai déjà le ski de prévu avec l’abonnement-soirée à Bromont, l’escalade le vendredi soir – je me suis laissée convaincre dans un moment de faiblesse lors du dernier 5 à 7, et je souhaite également reprendre mes cours d’espagnol…
Quoiqu’il en soit, cela me faisait plaisir d’aller applaudir Mario et d’écouter la messe en ut mineur de Mozart… tout un programme ! Pour la première partie, l’église prenait donc des airs d’opéra, avec Soprano, Tenor et tout et tout ! C’était très cérémonial… Dans un moment de faiblesse, j’ai fermé les yeux, et me suis laissée porter par la musique et les chants mélodieux, si bien que j’ai dodeliné de la tête subrepticement !
Bien sûr, avec Olivier, nous avons essayé pendant tout le concert de prendre des photos de notre ami, le problème était qu’il était placé derrière un grand bonhomme qui sera sur toutes nos photos !!

A la deuxième partie du spectacle, l’ambiance a pris une tournure bien plus festive : des petits livrets avaient été distribués à l’entrée et la chef d’orchestre entendait bien faire participer le public, donc nous !
A partir de ce moment-là, l’église est entrée en effervescence, la musique et les chants ont été à l’origine de beaucoup de sourires et de rires sur les visages des spectateurs. C’était un moment excellent, d’autant que chacun se laissait aller à chanter avec plus ou moins de succès ! « Joy to the world », « Douce nuit », « Les anges dans nos campagnes », et bien sûr « Deck the Hall » avec ses beaux effets de voix… Au sujet de ce dernier chant, la chef d’orchestre a été hilarante au lieu de séparer les voix par le traditionnel «les hommes, puis les femmes et enfin les hommes et les femmes ensemble », elle a demandé à organiser les refrains selon ceux qui étaient venus en voiture mais n’avaient pas encore installé leurs pneus d’hiver (une minorité), ceux qui étaient venus en voiture mais qui avaient déjà installé leurs pneus d’hiver (un peu plus nombreux) et ceux qui étaient venus à pied ou en transport en commun (manifestement une majorité)… bien sûr, la chanson a pris du coffre à chaque fois qu’un groupe s’ajoutait à l’autre ! C’était un moment tellement plaisant ! Je n’ai pas pu m’empêcher de rire aux larmes avec Olivier, et je pensais à cette publicité de l’humoriste Martin Matte, que je n’arrêtais pas d’imiter !
En conclusion, c’était une très bonne idée de passer un dimanche après-midi dans une église…

Ceci m’a convaincu de préparer mon sapin de Noël…. Considérant le facteur constant « chat », je ne me voyais pas reproduire le cirque de l’année dernière et recommencer à ramasser toutes les décorations de Noël en rentrant le soir du travail, après que Simo se soit acharné à décaniller toutes les boules et guirlandes… J’en ai retrouvé dans certains endroits jusqu’en mai !
J’optais alors sagement pour un tout petit arbre en plastique à placer sur la tablette de la cheminée, endroit où « mon fauve » ne va jamais, orné de quelques boules bon marché et de petits paquets cadeaux, le tout acheté pour la modique somme de 6.99$ ! J’étais entrain de préparer l’arbre que Simo était déjà à l’affût.., bien qu’un an ait passé, l’appel de Noël le rattrapait… Lui, semblait totalement dans l’esprit !! Et bien sûr, je n’avais pas quitté la salle depuis plus de deux minutes que j’entendis le bruit caractéristique du sapin qui est secoué et d’une boule qui tombe… Je me ruais dans le salon pour constater que le chat avait su trouver le chemin jusqu’à la tablette de la cheminée et l’arbre était déjà tombé!! Depuis mes décorations de Noël trônent à 1.90m de hauteur dans un petit coin de l’appartement ! De quoi oublier que la fête est dans 15 jours !

samedi 6 décembre 2008

Party time!

Cette année, je n’avais pas prévu grand chose pour mon anniversaire… Pour la première fois, j’allais me laisser porter par les flots et n’organiserai rien de spécial… De toutes façons, comme je l’ai dit précédemment, le jour-même, j’étais à Toronto à torturer des opérationnels pour comprendre leur organisation d’entreprise… Difficile pour moi de répondre à tous mes messages téléphoniques, mes courriels personnels et professionnels (vive, encore et toujours, l’annonce de ma fête au département) et les messages sur Facebook ! Et cette année, j’ai commencé à en recevoir dès 18h la veille, car avec les alarmes branchées en France pour minuit et le décalage horaire, les cartes postales électroniques étaient lancées. Ma mère qui a adoré le principe d’ailleurs, a réussi à m’en envoyer 8 ou 9 de différentes sortes !!!
Le défi pour Eric et France, mes collègues ce jour-là, était difficile pour me dérider un peu et réussir à me faire oublier que je n’avais pas envie d’être à Toronto. Mais, après le travail, nous sommes allés diner au Keg, non loin de notre superbe hôtel, le King Edward. Un petit aparté concernant les grands hôtels à Toronto, j’y ai toujours des problèmes avec le bruit des ventilations, c’était pareil au Royal Fairmount… Impossible de dormir avec le bruit de la ventilation mécanique contrôlée… Du coup, après une mauvaise nuit, je demande à changer, j’ai préparé mon sac, ils n’ont qu’à le bouger dans une chambre où ce bruit constant sera atténué… Avant d’aller au restaurant, ce soir-là, je prends les clés de ma nouvelle chambre et je ne suis pas restée 15 secondes dedans que j’entends à nouveau le bruit… Je redescends, je commence à être impatiente, et je demande à nouveau une autre chambre… L’hôte n’est pas très agréable et me dit que j’aurais dû le dire le matin même… Je commence à m’énerver et à lui demander s’il plaisante… Et puis je lui dis qu’à payer une chambre à 200$ la nuit, j’aimerais autant pouvoir y « dormir » dedans…Et là, il a le culot de me dire que certaines personnes paient 500$ !!! Bip, mauvaise réponse, je lui rétorque que ce n’est pas de ma faute si ces mêmes personnes sont idiotes !! Conclusion de l’histoire, je serai surclassée dans une suite au 16ème étage de l’hôtel, et j’achèterai des bouchons pour les oreilles !! J’avais pris des photos, mais depuis j’ai perdu mon petit appareil photo dans un taxi…
Donc, pour revenir au Keg, nous avons passé une très bonne soirée avec mes collègues et nous avons bien ri… j’avais oublié ce plaisir que l’on peut éprouver dans mon métier lorsque nous partons en déplacement… Cela faisait un petit moment !

Le lendemain, je prenais l’avion à midi de l’aéroport du centre ville de Toronto, comme deux jours avant pour venir, j’utilisais la compagnie aérienne Porter. C’est magique, très rapide pour l’enregistrement, et l’atterrissage, pas besoin des 40 minutes de taxi pour arriver au centre ville, et puis en prime un atterrissage avec une vue absolument magnifique sur Toronto de nuit, rien que pour cela, ça vaut la peine d’essayer ! Pourquoi un vol d’après-midi ? Je devais être en ville en fin de journée… J’avais proposé à mes amis de me rejoindre dans un 5 à 7 organisé par une association avec laquelle je fais du sport…Ce serait l’occasion de boire un verre pour mon anniversaire… Cela faisait un mois et demi que je planifiais d’y assister, d’autant que cela prenait place aux « 2 Pierrots » ! Nous nous sommes donc retrouvés à une bonne quinzaine là-bas, beaucoup de l’équipe de bateau-dragon, mais également pleins d’autres, tous d’horizons différents, rencontrés aux grés de mes aventures à Montréal. Et du plaisir, j’en ai eu également là-aussi ! Daniel, qui fait partie de l’organisation, m’a fait la surprise de me faire appeler sur scène par Dany Pouliot, le chansonnier, qui a chanté la chanson traditionnelle de fête, ici, et celle encore plus connue du « Lève ton verre »… « Au frontibus, au mentibus, au sexibus, et glou et glou et glou… ! ». Le reste vous connaissez ! Mais en prime, j’ai eu la chance de me voir offrir par les organisateurs de la soirée deux tickets pour aller skier à Sutton cet hiver, elle est pas belle la vie ??? En prime, le photographe de la soirée m’a envoyé ses clichés ! Après le 5 à 7, nous avons fini à 8 dans le restaurant Bejing dans le quartier chinois, à rire, et à blaguer !

Et le lendemain, - encore !!-, j’avais prévu de sortir avec quelques amis sur le Plateau, nous avons mangé dans un restaurant italien sur Duluth avec Geneviève, Antoine, Othmane, et Alexandra… pour finir dans un club de danses latines, le Cactus, où nous avons tenté de nous écraser les pieds… Othmane et Antoine me rappelaient la leçon de merengue que j’avais fait lors de notre retraite du travail– ceci est une autre histoire que je n’ai pas eu le temps de raconter encore…

Et cela continue, en cette fin d’année, les fêtes, les fêtes ! Elle ne sait plus où donner de la tête la Fred ! It’s Party Time !

jeudi 23 octobre 2008

Collections d’automne...








Montréal sous les feuilles d’automne, c’est beau… Et les températures ont baissé, 5 petits degrés ce matin… Elle a rangé le vélo la Fred… et ressorti les mitaines…
Madonna est de passage en ville, histoire de réchauffer les esprits… Il fait beau tout de même et la Mont Royal est surpeuplé !! Vive l'automne!

samedi 27 septembre 2008

Paddles up !!

Alors voilà, la Coupe Québec de bateau dragon a eu lieu la fin de semaine dernière… L’effet n’est pas encore retombé. En une semaine, nous nous sommes échangés au sein de l’équipe des dizaines de messages de félicitations, de supports, et autres petits mots qui rappelaient à chaque fois la belle expérience que nous avons vécu dans les deux derniers mois ou les bons délires… Hier soir était même organisée une soirée chez un des nôtres, jusqu’à 4h du matin entre les cocktails et le jacuzzi !!
Pour une équipe nouvellement créée, nous avons fait un bon résultat, au classement général, nous sommes arrivés 20ème sur 38 équipes dites « communautaires », c'est-à-dire loisir-mixte – un minimum de 8 femmes par bateau est exigée, les autres catégories comprenant les équipes sportives, ainsi que les masculines et féminines…. Mais plus que le résultat de la compétition, la coupe nous a permis de finir en apothéose notre travail d’équipe et de confirmer que nous avons bien du plaisir tous ensemble ! Et enfin, même si nous rentrons sans médaille, nous pourrons bientôt visionner nos courses sous You-tube, elles ont toutes été filmées par RDS (Radio des Sports) qui diffusera un reportage sur la Coupe Québec dès le 18 octobre prochain.
Nous avons été très chanceux, le temps de samedi et dimanche derniers était au beau fixe, seul petit hic, la température : plus rien à voir avec nos entraînements sur le canal Lachine du mois d’août… Déjà notre dernière pratique du mercredi s’était déroulée sous une pluie battante et froide, ce qui m’a valu une bonne angine dès le lendemain…, mais le samedi matin, à 7h du matin, au bassin olympique, je peux vous dire qu’il ne fait pas bien chaud, environ 7 degrés, rajouter à cela le vent, et cela a de quoi vous refroidir !

Et oui, c’est à 7h du matin le samedi et le dimanche qu’il fallait être au Parc Jean Drapeau, ce qui signifiait que le réveil a sonné à 5h15 les deux matins… Ouch ! J’avais passé deux jours an dehors de Montréal, pour le travail, plaisants mais très fatigants – j’en dirais plus très vite ; j’étais enrhumé, pas au mieux, mais rien ne m’aurait fait reculer, j’avais tant envie de vivre cette compétition !
J’ai retrouvé les autres, et nous nous sommes motivés et avons commencé à nous échauffer en courant partout dans les gradins, notre première course était à 8h26 exactement, avec la présence de RDS, le respect de l’horaire était vraiment une priorité… Plus de 100 équipes, le tout était orchestré à la minute, j’ai été très impressionnée par la qualité de l’organisation.

Les qualifications pour le 250 mètres… nous donnons quelques coups de pagaie pour nous échauffer, travailler notre start (départ) et pour atteindre le point de départ, notre coach nous donne les dernières consignes et recommandations… Et après : « Paddles up » (à vos pagaies)… « Attention please » (attention svp)… et le coup de corne de brume, puis c’est la course, nous ferons un magnifique départ, nous sentons le bateau se soulever, mais nous perdons notre avantage sur le finish (la fin), incapable de récupérer après le pick up (des coups plus forts qui consistent à rassembler les efforts)… Nous allons nous faire passer un savon par le coach !! ;-)… Toutefois, nous sommes qualifiés pour les séries de demi-finale… Notre course a lieu deux heures après… et là, idem, mais alors que nous faisons un « pick up » impressionnant, et que nous donnons toutes nos forces dans le finish, les juges sonnent la cloche juste avant que nous passions la ligne d’arrivée, en tête : un problème d’enregistrement du chronomètre, nous devons refaire la course…. Et tabernouche (et zut) !! Bien sûr, nous sommes exténués, et nous nous faisons ramasser pour le deuxième essai. Pas de chance, nous ne disputerons pas les finales, nous avons néanmoins la consolation d’avoir réalisé un premier essai très concluant… Nous finissons 18ème au 250m avec un temps de 1:07.17 minute.

Notre prochaine course étant pour l’après-midi, nous attendons tous dans les gradins où nous avons installé notre tente et notre camps, certains observent les courses qui se déroulent, d’autres se reposent au soleil, ou encore chantent, nous ne perdons, en tout cas, aucune occasion de rire…
Nous faisons le 2km, c’est la course que j’ai trouvé la plus impressionnante à regarder et à vivre : alors que pour les 250 et 500m, les bateaux se trouvent dans des couloirs distincts, pour le 2000m, les bateaux partent tous les uns après les autres à 10 secondes d’intervalle pour naviguer dans un même grand couloir dans lequel ils se doublent si besoin et ils effectuent leurs virages… En clair, cela peut vraiment frotter !
Il va nous arriver – encore – une petite aventure… Alors que nous sommes sur le canal pour nous échauffer, la barre du bateau se brise, et bloqué en plein effort, notre coach et barreur (celui qui guide le bateau à l’arrière) se retrouve propulsé dans l’eau… Le pauvre, elle n’est vraiment pas chaude ! Nous nous orientons alors tant bien que mal sur le quai, pas évident sans barreur, et nous changeons de bateau, sous le regard attentif des autres équipes déjà prêtes à partir. La tension est forte, nous prenons notre place, entre l’équipe à notre gauche et un des pontons. Alors que l’équipe d’à-côté part, après le signal, son bateau se rapproche dangereusement du notre qui est acculé sur le ponton, je vois alors ma pagaie tomber à l’eau, bousculée par un gars de l’équipe à gauche… Ils sont en plein « start », et j’ai le réflexe de rattraper aussitôt ma rame au risque de me faire briser la main, alors que nous partons dans moins de 5 secondes, j’ai eu chaud !! Et là, une fois lancés, c’est le même rythme soutenu que le 250 mètres sauf que cela dure huit fois plus longtemps !!! Les premiers 1000 mètres sont les plus durs, nous réussissons nos virages malgré le fait que nous sommes rattrapés par l’équipe qui est parties après nous, il s’agit d’une équipe nationale : pour le 2000m, les catégories sont mélangées. Et là cela frotte, le but est de ne pas arrêter de pagayer même si nos rames s’entremêlent, pour garder le rythme du bateau et ça claque !! Notre rythme va rester très bon, je regarde notre tambourin, une jeune femme qui nous hurle dessus nous les « pacers », les 6 filles de l’avant qui donnent le rythme au bateau, le coach à l’arrière, lui, donne les consignes aux « six packs », les 3 rangs à l’arrière qui donnent la puissance de propulsion au bateau, et à « l’engine room » (la salle des machine), les 4 rangs du milieu. Nous en entendons des « Reach !! », cela signifie que l’on doit atteindre le point le plus loin possible avec la pagaie… Nous arrivons fièrement, avec le sentiment du travail bien fait !
Le lendemain, même chose excepté que le vent est encore plus froid et nous sommes tous frigorifiés… La qualification des 500 mètres et puis, la course finale, nous terminerons premiers dans notre série… histoire de finir en beauté ! Nos résultats : 22ième pour le 500m et le 2000m pour des temps respectifs de 2:24.55 et 12:27.78 minutes…

Notre compétition s’achève peut avant midi, nous partons tous manger ensemble, un peu tristes que notre saison se termine… On se prend dans les bras les uns les autres, nous promettant de nous revoir au plus vite, de partir au ski et d’organiser des évènements !
En attendant, je pense à toutes les fois que je lève un verre avec un de mes coéquipiers… au lieu du traditionnel « santé », nous avons un rituel, nous disons : « Paddles up » - c’est le verre levé, « attention please » - c’est le verre au lèvre, et « Take it away » - et nous buvons !!!
Petit film sur le bateau dragon ici.

dimanche 21 septembre 2008

Rouler pour une cause…

Une autre initiative au bureau, un jour de fin août, un courriel envoyé par le grand boss pour nous encourager à monter plusieurs équipes afin de collecter des fonds pour la fondation de recherche sur le diabète juvénile (FRDJ) et finir en beauté le 12 septembre par une épreuve de vélo pour chacun des membres de toutes les équipes rassemblées.

J’ai trouvé la cause noble et le principe très astucieux et motivant ! J’ai alors constitué une équipe, qui s’est retrouvée être 100% féminine par un pur hasard, mes coéquipières étaient Johanne, Anne, Ariane, Marie-France et Ariane, known as the Ladies in red (connues comme les femmes en rouge).
Et avec les huit autres équipes du bureau nous nous sommes livrées, pendant deux semaines, une concurrence amicale sachant que finalement l’enjeu est plus grand pour la cause et que, par ailleurs, nous avons relevé les défis de nos bureaux de Vancouver et Calgary. En effet, ces 3 bureaux ont des tailles équivalentes et pour les deux qui récolteront le moins de fonds, la conséquence sera terrible : le patron devra porter pendant une journée entière le jersey (maillot) de l’équipe de football (américain) de la ville gagnante pendant la coupe Grey… Bref, je n’y comprends trop rien mais il s’agit apparemment d’un bel affront !

Pour revenir à mon équipe, nous nous sommes donc fixés un objectif de récolte de don que nous avons atteint en une semaine seulement suite à la mise en place d’une campagne de communication efficace, et surtout beaucoup de relations et de pugnacité… Certains nous ont donné pour avoir la paix, je pense !! Du coup, nous avons plus que doublé nos objectifs de départ ! Et la campagne de collecte se finissait avec la réunion de toutes les équipes des différentes entreprises dispersées sur une journée afin de pédaler et d’essayer de gagner un maximum de point au kilomètre parcouru. Nous avons pédalé de midi à une heure, 8 minutes chacune, c’est le principe, et nous avons eu du plaisir avec nos collègues, malgré la pluie... Et à 1.30pm, nous sommes tous repartis au bureau après avoir manger un bon repas bien mérité !

mardi 16 septembre 2008

Mon nouvel appareil photo…

C’est mon nouveau jouet… tout juste acquis à New York… Je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur la notice d’utilisation, mais je suis déjà ravie du rendu des quelques photos que j’ai faites jusqu’à présent !!
De retour de la grosse pomme, le lundi de la fête du travail, en fin d’après-midi, j’ai à peine eu le temps d’aller récupérer mon chaton chez Corinne qui me l’a gentiment gardé que les filles voulaient déjà ressortir pour aller voir le coucher de soleil du haut du Mont Royal et, tant qu’à y être faire un tour sur le quartier du Plateau pour apercevoir les maisons caractéristiques… Je dois avouer, qu’intérieurement je me disais : « Mon Dieu ! Elles n’en ont donc jamais assez… Nous avons passé un week-end à 300 à l’heure à New York, et alors que je rêve d’une douche et de me détendre avant de reprendre ma semaine, elles veulent repartir !! »

En définitive, la balade fut agréable, et le coucher de soleil à ne pas manquer… Et puis, j’ai pu idéalement tester mon zoom sur le stade olympique et le pont Jacques Cartier au loin, mais plus tant que ça !!! Ouah !!!

Nous pensions retomber sur « Capucin », le ainsi-dénommé raton laveur (rapport à Candy) que nous avions croisé quelques jours avant au même endroit. Il avait fait sursauter et reculer Carole, ce qui, évidemment, avait créé l’hilarité de Caroline et la mienne ! ;-)