lundi 29 septembre 2008

Là où je vois que je vais super bien…

.... C’est que j’ai recommencé à faire de la pâtisserie… Ce n’est pas bon pour le régime de mes amis et collègues, sans parler du mien, mais j’adore ! Passer des moments seule dans ma cuisine et partager ensuite mes gâteaux et biscuits avec ceux qui sont dans mon entourage, à défaut d’avoir mon frère à portée, mon testeur particulier !
Cela faisait 3 ans que je n’avais pas autant cuisiné! Et c’est cool !

dimanche 28 septembre 2008

Dans la forêt…

Un samedi, il y a une quinzaine de jours, Annie était là pour quelques jours, le temps d’un passage éclair entre ses belles expéditions en Amérique Latine. Alors plutôt que les traditionnelles retrouvailles autour d’un verre, je lui proposai que nous nous dépensions lors d’une randonnée dans ce magnifique Québec que j’ai appris à découvrir par la marche cet été.
Notre destination l’un des parcs régionaux de la Matawinie, celui de la Forêt Ouareau, entre Joliette et Notre-Dame-de-la-Merci, à une heure de Montréal, une étendue de forêt remarquable qui, une fois que l’on s’enfonce dedans réussit finalement à étouffer les bruits de la route non loin.
Le parc offre des sentiers bien tracés qui s’étalent alternativement sous des parties de feuillus et de conifères : soit nous marchons sur des chemins terreux entourés de fougères, soit sur des tapis d’épines de pins à l’odeur caractéristique.
Le sentier national nous mène jusqu’à la crête de la montagne et à des points de vue admirables, cela nous permet d’apercevoir les premiers changements des couleurs, les lacs et l’étendue du paysage avec les monts au loin. Nous choisirons la boucle de 14km que nous ferons en un peu moins de 3h30 sans compter le temps pour le lunch, cela nous laisse tout le loisir de rattraper sur les 4 mois pendant lesquels nous ne nous sommes pas vues et de nous raconter nos grandes aventures respectives !
Nous rentrerons en fin d’après-midi, personnellement, je suis exténuée et je sentirai les muscles de mes jambes se rappeler à moi le lendemain. J’espère qu’Annie aussi ;-) ! Quoiqu’il en soit, j’ai hâte d’être au mois de novembre pour que nous répétions cela !!

samedi 27 septembre 2008

Paddles up !!

Alors voilà, la Coupe Québec de bateau dragon a eu lieu la fin de semaine dernière… L’effet n’est pas encore retombé. En une semaine, nous nous sommes échangés au sein de l’équipe des dizaines de messages de félicitations, de supports, et autres petits mots qui rappelaient à chaque fois la belle expérience que nous avons vécu dans les deux derniers mois ou les bons délires… Hier soir était même organisée une soirée chez un des nôtres, jusqu’à 4h du matin entre les cocktails et le jacuzzi !!
Pour une équipe nouvellement créée, nous avons fait un bon résultat, au classement général, nous sommes arrivés 20ème sur 38 équipes dites « communautaires », c'est-à-dire loisir-mixte – un minimum de 8 femmes par bateau est exigée, les autres catégories comprenant les équipes sportives, ainsi que les masculines et féminines…. Mais plus que le résultat de la compétition, la coupe nous a permis de finir en apothéose notre travail d’équipe et de confirmer que nous avons bien du plaisir tous ensemble ! Et enfin, même si nous rentrons sans médaille, nous pourrons bientôt visionner nos courses sous You-tube, elles ont toutes été filmées par RDS (Radio des Sports) qui diffusera un reportage sur la Coupe Québec dès le 18 octobre prochain.
Nous avons été très chanceux, le temps de samedi et dimanche derniers était au beau fixe, seul petit hic, la température : plus rien à voir avec nos entraînements sur le canal Lachine du mois d’août… Déjà notre dernière pratique du mercredi s’était déroulée sous une pluie battante et froide, ce qui m’a valu une bonne angine dès le lendemain…, mais le samedi matin, à 7h du matin, au bassin olympique, je peux vous dire qu’il ne fait pas bien chaud, environ 7 degrés, rajouter à cela le vent, et cela a de quoi vous refroidir !

Et oui, c’est à 7h du matin le samedi et le dimanche qu’il fallait être au Parc Jean Drapeau, ce qui signifiait que le réveil a sonné à 5h15 les deux matins… Ouch ! J’avais passé deux jours an dehors de Montréal, pour le travail, plaisants mais très fatigants – j’en dirais plus très vite ; j’étais enrhumé, pas au mieux, mais rien ne m’aurait fait reculer, j’avais tant envie de vivre cette compétition !
J’ai retrouvé les autres, et nous nous sommes motivés et avons commencé à nous échauffer en courant partout dans les gradins, notre première course était à 8h26 exactement, avec la présence de RDS, le respect de l’horaire était vraiment une priorité… Plus de 100 équipes, le tout était orchestré à la minute, j’ai été très impressionnée par la qualité de l’organisation.

Les qualifications pour le 250 mètres… nous donnons quelques coups de pagaie pour nous échauffer, travailler notre start (départ) et pour atteindre le point de départ, notre coach nous donne les dernières consignes et recommandations… Et après : « Paddles up » (à vos pagaies)… « Attention please » (attention svp)… et le coup de corne de brume, puis c’est la course, nous ferons un magnifique départ, nous sentons le bateau se soulever, mais nous perdons notre avantage sur le finish (la fin), incapable de récupérer après le pick up (des coups plus forts qui consistent à rassembler les efforts)… Nous allons nous faire passer un savon par le coach !! ;-)… Toutefois, nous sommes qualifiés pour les séries de demi-finale… Notre course a lieu deux heures après… et là, idem, mais alors que nous faisons un « pick up » impressionnant, et que nous donnons toutes nos forces dans le finish, les juges sonnent la cloche juste avant que nous passions la ligne d’arrivée, en tête : un problème d’enregistrement du chronomètre, nous devons refaire la course…. Et tabernouche (et zut) !! Bien sûr, nous sommes exténués, et nous nous faisons ramasser pour le deuxième essai. Pas de chance, nous ne disputerons pas les finales, nous avons néanmoins la consolation d’avoir réalisé un premier essai très concluant… Nous finissons 18ème au 250m avec un temps de 1:07.17 minute.

Notre prochaine course étant pour l’après-midi, nous attendons tous dans les gradins où nous avons installé notre tente et notre camps, certains observent les courses qui se déroulent, d’autres se reposent au soleil, ou encore chantent, nous ne perdons, en tout cas, aucune occasion de rire…
Nous faisons le 2km, c’est la course que j’ai trouvé la plus impressionnante à regarder et à vivre : alors que pour les 250 et 500m, les bateaux se trouvent dans des couloirs distincts, pour le 2000m, les bateaux partent tous les uns après les autres à 10 secondes d’intervalle pour naviguer dans un même grand couloir dans lequel ils se doublent si besoin et ils effectuent leurs virages… En clair, cela peut vraiment frotter !
Il va nous arriver – encore – une petite aventure… Alors que nous sommes sur le canal pour nous échauffer, la barre du bateau se brise, et bloqué en plein effort, notre coach et barreur (celui qui guide le bateau à l’arrière) se retrouve propulsé dans l’eau… Le pauvre, elle n’est vraiment pas chaude ! Nous nous orientons alors tant bien que mal sur le quai, pas évident sans barreur, et nous changeons de bateau, sous le regard attentif des autres équipes déjà prêtes à partir. La tension est forte, nous prenons notre place, entre l’équipe à notre gauche et un des pontons. Alors que l’équipe d’à-côté part, après le signal, son bateau se rapproche dangereusement du notre qui est acculé sur le ponton, je vois alors ma pagaie tomber à l’eau, bousculée par un gars de l’équipe à gauche… Ils sont en plein « start », et j’ai le réflexe de rattraper aussitôt ma rame au risque de me faire briser la main, alors que nous partons dans moins de 5 secondes, j’ai eu chaud !! Et là, une fois lancés, c’est le même rythme soutenu que le 250 mètres sauf que cela dure huit fois plus longtemps !!! Les premiers 1000 mètres sont les plus durs, nous réussissons nos virages malgré le fait que nous sommes rattrapés par l’équipe qui est parties après nous, il s’agit d’une équipe nationale : pour le 2000m, les catégories sont mélangées. Et là cela frotte, le but est de ne pas arrêter de pagayer même si nos rames s’entremêlent, pour garder le rythme du bateau et ça claque !! Notre rythme va rester très bon, je regarde notre tambourin, une jeune femme qui nous hurle dessus nous les « pacers », les 6 filles de l’avant qui donnent le rythme au bateau, le coach à l’arrière, lui, donne les consignes aux « six packs », les 3 rangs à l’arrière qui donnent la puissance de propulsion au bateau, et à « l’engine room » (la salle des machine), les 4 rangs du milieu. Nous en entendons des « Reach !! », cela signifie que l’on doit atteindre le point le plus loin possible avec la pagaie… Nous arrivons fièrement, avec le sentiment du travail bien fait !
Le lendemain, même chose excepté que le vent est encore plus froid et nous sommes tous frigorifiés… La qualification des 500 mètres et puis, la course finale, nous terminerons premiers dans notre série… histoire de finir en beauté ! Nos résultats : 22ième pour le 500m et le 2000m pour des temps respectifs de 2:24.55 et 12:27.78 minutes…

Notre compétition s’achève peut avant midi, nous partons tous manger ensemble, un peu tristes que notre saison se termine… On se prend dans les bras les uns les autres, nous promettant de nous revoir au plus vite, de partir au ski et d’organiser des évènements !
En attendant, je pense à toutes les fois que je lève un verre avec un de mes coéquipiers… au lieu du traditionnel « santé », nous avons un rituel, nous disons : « Paddles up » - c’est le verre levé, « attention please » - c’est le verre au lèvre, et « Take it away » - et nous buvons !!!
Petit film sur le bateau dragon ici.

mardi 23 septembre 2008

A l’opposé de New-York !

Je vais raconter le deuxième week-end que j’ai passé avec ma mère et les filles, le premier de septembre… Je dois dire que j’avais pris beaucoup de temps à concocter ces deux fins de semaine, je souhaitais que mes invitées soient totalement ravies, et autant, je pensais que l’ébullition de New-York, à 600 km au sud, nous exciterait, autant j’étais sûre que le circuit qui allait nous mener à 600 km au nord de Montréal nous enchanterait… Je pourrais me transformer en tour opérateur, à force, mais, c’est vrai, j’ai réfléchi à tout, aux étapes, et aux activités, j’ai fait en sorte de les choisir de façon à ce que ni moi, ni ma mère ne les avions déjà réalisées… Ensuite, j’ai calculé les kilomètres et les temps de transit entre ces différentes étapes, et après cela, j’ai réservé les gites, passage obligé pour bien connaître les secrets de ce Québec profond !! Donc, le programme était le suivant… Ma mère et moi partions de Montréal le vendredi matin à 7h pour rejoindre les filles dans le vieux Québec, elles avaient pris le bus la veille pour visiter la ville aux quatre-cents ans. De là, une rapide virée aux Chutes de Montmorency, une ballade dans les Canyons du Mont Sainte Anne, avant de rentrer dans la région de Charlevoix, d’admirer ses paysages, et de faire notre première étape à Baie-St-Paul pour la nuit… De là, une séance de rabaska sur la rivière Malbaie dans le Parc des Hautes Gorges de la rivière Malbaie allait nous occuper toute l’après-midi, avant d’atteindre Tadoussac le soir, pour notre deuxième étape, et là, était prévu, pour le dimanche, le clou du spectacle : les baleines !!!

Tout s’est excellemment bien passé… Excepté que depuis deux semaines que le temps était au beau et au chaud fixes, je ne m’attendais pas à une si brutale chute des températures ! Du coup, je suis sortie de chez moi en petit jupe blanche et top à bretelles et me suis retrouvée à claquer des dents à Québec tellement le vent était glacial, et à enfiler un pantalon derrière le volant de ma voiture de location ! Une fois les filles embarquées, nous avons pris la direction des belles chutes de Montmorency, et là tremblotantes dans nos coupe-vents… Heureusement pour nous, le temps que nous trouvions les Canyons du Mont Sainte Anne, le soleil est sorti et nous avons eu une promenade agréable dans le parc avec toutes ses jolies passerelles… A noter la hantise de Carole de tomber sur un ours tout au long du week-end, à savoir la réaction qu’elle a eu face au raton laveur, je n’imagine pas ce que ce serait face à un ours brun ! Et puis ma mère, un vrai roman sur un pont, qu’est-ce-que j’ai pu rire ! Elle craint tellement le balancement de la passerelle qu’elle tangue comme si elle avait bu des litres de bières !
Le parc et la cascade sont une promenade agréable, il y a également un parcours culturel pour les enfants que nous avons commencé à faire, évidemment, c’est ainsi que ma mère et les filles se sont retrouvées à compléter un sudoku géant…

Après cela, j’ai conduit à travers Charlevoix, nous permettant de nous laisser guider au gré de la route et de nos envies, c’est ainsi que nous avons atteint, par un pur hasard et beaucoup de persévérance – j’avais vu l’indication et ai suivi un long chemin sur terre battue, résistant aux insinuations des filles selon lesquelles nous ne trouverions rien, à la fin de la route, ne menant qu’à une grande propriété privée, le pont couvert de Saint Placide, classé monument historique de Baie-Saint-Paul, un magnifique monument d’architecture, tel qu’on peut le voir que dans les films à l’ancienne…

Et ensuite, la configuration de Charlevoix fait faire des hauts et des bas à la voiture, la descente sur Petit Rivière Saint François est étonnante, les freins de la voiture chauffent et des bacs à sable sur le bord de la route sont là pour arrêter les chauffeurs malheureux qui auraient perdus leurs freins. Le village vaut vraiment le détour, on se croirait au Cap Ferret !

Nous arrivons en fin d’après midi à Baie-Saint-Paul, et rencontrons nos hôtes, un couple d’enseignants à la retraite, dotés d’un chien aussi énorme qu’inoffensif et câlin qui répond au nom de Kimo et présente la particularité d’adorer les légumes en tout genre et d’avoir son propre bac à légume dans le frigo ! La maison est charmante, et nous apprenons énormément à parler à ce Monsieur, passionné d’histoire du Québec… J’y retournerai cet hiver, pour sûr, afin de continuer notre conversation. J’ai, depuis, commandé « Une histoire du Québec » de Jacques Lacoursière, sur ces conseils, c’est l’historien qui a permis de vulgariser l’histoire de la Nouvelle France ! Et bien sûr, un petit déjeuner à tomber pare-terre, et à se damner pour pouvoir avoir une tranche de pain perdu supplémentaire !

La journée du samedi est grise et menaçante, et je conduis jusqu’au Parc des hautes-gorges de la rivière Malbaie. En chemin, sur le bord du Saint Laurent, à La Malbaie, je stoppe sur le côté, à la suite de cris poussés à l’arrière : les filles ont vu une baleine… qui ne sera en définitive qu’un rocher sur lequel l’écume se forme… Fausse alerte, mais la pression monte ! Avant les baleines et Tadoussac, nous avons l’épreuve du rabaska, qui, je le rappelle, est un canot pour 10 personnes, et bien sûr, ce n’est pas une mince affaire ! Il me tarde tellement de voir ma mère là-dessus ! Nous traversons le parc pour atteindre le barrage et le camp de départ de notre mini-expédition, la route est très belle et la forêt à perte de vue, je rêve juste de voir le tout sous le soleil, car pour le moment, ce n’est pas gagné !! Nous nous arrêtons pour admirer un barrage de castors, Carole laisse les portes de la voiture ouvertes car elle craint toujours la venue de l’ours !
Elle n’a pas tort, remarquez, la présence de l’animal n’est pas rare dans ce parc selon ce que nous dira notre gentil guide du rabaska ! Notre navigation durera 2h30 sous une pluie fine, heureusement, nous sommes bien couvertes et l’aventure est à vivre, en rapport direct avec la nature, conciliant petit effort physique et visite culturelle menée par notre barreur (et guide) – Caroline est bien sûr, comme elle l’avait dit, de mon côté, je la trouve bien synchronisée avec moi, je lui dis que je l’embauche pour le bateau dragon ! Le guide nous explique le métier de draveur, ceux qui sautaient sur les rondins de bois descendant sur la rivière pour les diriger et c’est comme cela qu’il nous parle du livre « Menaud, Maître Draveur » de Félix-Antoine Savard, classique de la littérature québécoise que je viens de finir de lire !
L’avantage d’être bien préparées, c’est que nous étions assez couvertes et que nous avions toutes du linge de change, et en définitive, nous avons passé un bon moment, malgré le temps !

Le soir, nous arrivons à Tadoussac, le gite est tenu par un jeune, plutôt moins accueillant que nos précédents hôtes… ce n’est pas grave, du moment que son petit-déjeuner est excellent ! Ma mère et moi avons en tête de manger à La Bohème, au rapport qualité/prix incomparable dans la ville… Nous ferons pour cela trois quarts d’heure d’attente. Le soir, pas besoin de nous faire conter une berceuse !
Le lendemain, c’est matinée libre pour nous toutes, en attendant notre expédition… Nous irons visiter maman et moi le poste de traite Chauvin, qui fut le premier étal d’échange de fourrures créé entre les européens et les indiens, nous y apprenons beaucoup, notamment grâce à une jolie projection de 12 minutes, justement sur le commerce né entre les deux peuples et comment les intérêts ont divergé… Quelques boutiques, un sandwich vite englouti et nous nous présentons devant le stand de la société à qui nous avons acheté les billets pour le zodiac !
Le temps de nous harnacher, nous ne ressemblons absolument à rien ( ! ), et nous embarquons. Par chance, nous sommes les premières, nous nous retrouvons à la tête du bateau, plus à l’avant, et je serais à la place de la bouée !!
Les baleines vont êtres généreuses avec nous et se montrer, 2 énormes pour commencer que l’on aperçoit au loin grâce à leurs jets d’eau, puis des phoques et des belugas, ces-derniers sont impossibles à photographier ! C’est très impressionnant, notre capitaine de bateau est de très bon conseil et plein d’humour ! Le moment est magique ! Une baleine à bosse bien paresseuse se tiendra juste à l’avant du zodiac, à mes pieds !!! Elle fera quelques entrées et sorties dans l’eau, nous dévoilant sa nageoire dorsale, jusqu’à ce que, au moment de partir, elle nous salue d’un magnifique mouvement de queue !
Après cela nous allons tourner et virer sur le Saint Laurent, puis le Saguenay, je vous laisse considérer le chemin parcouru sur l’image grâce à la montre GPS de Carole : en 2 heures et cinquante-huit minutes, nous avons parcouru 71km !!
Pour moi, avant cela, l’expérience des baleines aurait plutôt consisté en les observant d’un kayak de mer, toutefois, je dois avouer que notre aventure en zodiac fut merveilleuse. Et puis, cela m’a convaincu que je le ferai, l’année prochaine !

A peine remises de nos émotions et nous avons repris la voiture pour un retour direct sur Montréal, un seul arrêt au « Coq Rôti » après Québec, où le slogan « Je t’aime, mon poulet » restera certainement dans nos fou-rires des vacances des filles !

dimanche 21 septembre 2008

Rouler pour une cause…

Une autre initiative au bureau, un jour de fin août, un courriel envoyé par le grand boss pour nous encourager à monter plusieurs équipes afin de collecter des fonds pour la fondation de recherche sur le diabète juvénile (FRDJ) et finir en beauté le 12 septembre par une épreuve de vélo pour chacun des membres de toutes les équipes rassemblées.

J’ai trouvé la cause noble et le principe très astucieux et motivant ! J’ai alors constitué une équipe, qui s’est retrouvée être 100% féminine par un pur hasard, mes coéquipières étaient Johanne, Anne, Ariane, Marie-France et Ariane, known as the Ladies in red (connues comme les femmes en rouge).
Et avec les huit autres équipes du bureau nous nous sommes livrées, pendant deux semaines, une concurrence amicale sachant que finalement l’enjeu est plus grand pour la cause et que, par ailleurs, nous avons relevé les défis de nos bureaux de Vancouver et Calgary. En effet, ces 3 bureaux ont des tailles équivalentes et pour les deux qui récolteront le moins de fonds, la conséquence sera terrible : le patron devra porter pendant une journée entière le jersey (maillot) de l’équipe de football (américain) de la ville gagnante pendant la coupe Grey… Bref, je n’y comprends trop rien mais il s’agit apparemment d’un bel affront !

Pour revenir à mon équipe, nous nous sommes donc fixés un objectif de récolte de don que nous avons atteint en une semaine seulement suite à la mise en place d’une campagne de communication efficace, et surtout beaucoup de relations et de pugnacité… Certains nous ont donné pour avoir la paix, je pense !! Du coup, nous avons plus que doublé nos objectifs de départ ! Et la campagne de collecte se finissait avec la réunion de toutes les équipes des différentes entreprises dispersées sur une journée afin de pédaler et d’essayer de gagner un maximum de point au kilomètre parcouru. Nous avons pédalé de midi à une heure, 8 minutes chacune, c’est le principe, et nous avons eu du plaisir avec nos collègues, malgré la pluie... Et à 1.30pm, nous sommes tous repartis au bureau après avoir manger un bon repas bien mérité !

mercredi 17 septembre 2008

Une belle journée à la campagne

Fin août, juste avant que les visiteuses n’arrivent, nous avons passé avec mes collègues de travail une très belle journée à la campagne. Un des associés du bureau avait invité tout notre service, c’était la deuxième année qu’il le faisait et j’avais entendu beaucoup de bien de la première session, alors me voilà partie avec Ariane et Gilles, les conjoints et les enfants étant invités, Benoît, un autre collègue est au volant !! J’ai passé les deux jours précédents dans un hôtel à une heure de Toronto avec d’autres collègues de tout le Canada, j’ai l’impression en y allant de continuer ma semaine de travail, mais finalement, tout est fait pour que nous passions un superbe moment, loin du stress et de nos activités habituelles, et je dois avouer que c’est très agréable de voir les gens que je ne connais pas vraiment dans un autre contexte, avec leur famille, leurs enfants.
Tout est prévu pour enchanter tout ce petit monde, un magicien, la piscine, des jeux d’extérieurs et une maquilleuse pour les petites frimousses, des hamburgers, des hot-dogs, et même le soleil !

mardi 16 septembre 2008

Mon nouvel appareil photo…

C’est mon nouveau jouet… tout juste acquis à New York… Je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur la notice d’utilisation, mais je suis déjà ravie du rendu des quelques photos que j’ai faites jusqu’à présent !!
De retour de la grosse pomme, le lundi de la fête du travail, en fin d’après-midi, j’ai à peine eu le temps d’aller récupérer mon chaton chez Corinne qui me l’a gentiment gardé que les filles voulaient déjà ressortir pour aller voir le coucher de soleil du haut du Mont Royal et, tant qu’à y être faire un tour sur le quartier du Plateau pour apercevoir les maisons caractéristiques… Je dois avouer, qu’intérieurement je me disais : « Mon Dieu ! Elles n’en ont donc jamais assez… Nous avons passé un week-end à 300 à l’heure à New York, et alors que je rêve d’une douche et de me détendre avant de reprendre ma semaine, elles veulent repartir !! »

En définitive, la balade fut agréable, et le coucher de soleil à ne pas manquer… Et puis, j’ai pu idéalement tester mon zoom sur le stade olympique et le pont Jacques Cartier au loin, mais plus tant que ça !!! Ouah !!!

Nous pensions retomber sur « Capucin », le ainsi-dénommé raton laveur (rapport à Candy) que nous avions croisé quelques jours avant au même endroit. Il avait fait sursauter et reculer Carole, ce qui, évidemment, avait créé l’hilarité de Caroline et la mienne ! ;-)

lundi 15 septembre 2008

J’ai compèt’ ce week-end!

Deux mois que je m’entraîne dans ma nouvelle équipe et cette fin de semaine, c’est la Coupe du Québec au bassin olympique du Parc Jean Drapeau… à laquelle nous participons. Tout sera filmé par RDS. Le sport : le Dragon Boat ou Bateau Dragon, c’est selon ! C’est un sport d’origine chinoise, né vraisemblablement d’une légende. Je l’ai choisi un peu par hasard, je recherchais une activité régulière, en équipe et voilà !! Depuis, j’ai la piqure, cela me plait énormément, et je suis un peu triste car mercredi soir marque la fin de nos entraînements…, après la compétition, c’est fini ! Mais je compte bien trouver un sport équivalent pour l’hiver, bon ok, on oublie les sports d’eau… Je n’en suis pas à traverser le Saint Laurent sur la glace tout de même !!

Les photos ont été prises lors d’une pratique fin août, principalement par la fille d’un de mes coéquipiers qui est venue sur le bateau… Alors qu’elles luttaient contre leur décalage horaire, arrivées de la veille, ma mère et les filles sont venues observer notre entraînement et tenter également de prendre quelques clichés du quai. Je suis un peu dure avec elles car nous sommes sur le canal Lachine de 18h30 à 20h, mais bon, cela me faisait plaisir qu’elles soient présentes et puis, j’avais manqué les deux précédentes pratiques suite à un passage forcé aux urgences et un déplacement de deux jours sur Toronto. Elles ont apprécié tout de même et Caroline, toujours drôle, a dit qu’elle se mettrait de mon côté quand nous partirions pour notre aventure en Rabaska !!!

Pourquoi j’aime ce sport ? Parce que c’est un excellent équilibre entre force physique, endurance et exploit personnel, d’un côté, et, coordination, harmonie et travail d’équipe de l’autre ! Et puis au fur et à mesure des séances, nous avons appris un nouveau vocabulaire – paddles up, check the boat, reach, harder….- et à former un bon groupe alors que nous ne nous connaissions pas au départ ! Enfin, quand je regarde les autres équipes aller, je me dis que ça a beaucoup d’allure !
Pour la petite histoire, ma mère prenait les photos de loin de façon discrète…A un moment donné, elle se trouvait sur le pont en dessous duquel nous arrivions, et là, ignorant que j’étais venue « accompagnée », un des gars de l’équipe de dire « Hey, ça dit-tu à quelqu’un de montrer la lune à la dame qui prend les photos ? »… Là, je n’ai pas fait ni une une ni deux, je me suis retournée, en disant, assez fort pour que tout le monde m’entende… « La dame sur le pont, c’est ma mère qui est arrivée hier soir, et est encore en plein décalage horaire, alors, on est gentil avec elle, et on évite de lui montrer la lune, s’il vous plait !!! »… Et là, bien sûr, j’ai déclenché l’hilarité générale… Encore !

dimanche 14 septembre 2008

New York ! Deuxième !

Et oui, un autre week-end à New-York, le premier, c’était en mars dernier avec mon frangin ! Cette fois-ci, c’était pour faire plaisir aux filles et à ma mère, ce n’est qu’à 600 km de Montréal, alors autant en profiter ! J’avais tout arrangé pour que le voyage se passe au mieux : location de voiture, et hôtel à l’emplacement idéal, et surtout avec une piscine sur le toit, ça, c’était pour moi !

Nous sommes parties le vendredi matin à 6h pour éviter le trafic et ne pas atteindre notre destination trop tard, le soleil était de la partie et se levait quand nous passions le Pont Champlain : nous avons eu droit à des défilés de couleurs magnifiques.
La route, c’est bien simple, entre Montréal et New York City, c’est tout droit. Une seule étape importante : la frontière américaine… J’ai mis la pression aux filles et bien expliqué qu’il ne fallait pas dire n’importe quoi à l’agent des douanes qui nous ferait passer… Je connais assez bien ma mère pour savoir qu’elle peut avoir un fou-rire plutôt gênant au moment du contrôle, ce qui aurait bien sûr exacerber la susceptibilité du gars… ;-) Hum ! Juste avant de passer la barrière de sécurité, nous réalisons, en plus, que Caroline n’a pas laissé son petit papier vert du visa la dernière fois qu’elle est venue aux Etats-Unis… 5 ans auparavant, du coup, je la stresse un peu en lui disant que normalement, il faut le renvoyer et qu’elle peut être considérée comme en situation illégale aux US. J’exagère un peu, mais je souhaite à ce moment-là qu’aucune de nous reste coincée à Lacolle, ce serait vraiment dommage. Et finalement, ils vont me faire mentir, cela va être une des meilleures expériences jamais vécues avec les douaniers américains, nous tombons sur 3 gars charmants auxquels les filles vont à chaque fois trouver des ressemblances avec des personnages de séries télévisées américaines !! Depuis qu’elles sont arrivées, nous n’arrêtons pas de chanter la bande son de NYPD… en réalité, nous ne sommes pas vraiment sûres de toutes les notes.

Bien sûr, nous traversons le parc national des Adirondacks, que je peux admirer tout en conduisant ! J’avais promis aux filles un brunch énorme à l’américaine, nous n’avions grignoté que quelques petits gâteaux le matin au lever histoire de tenir le choc jusqu’à « THE » breakfast (LE petit-déjeuner), et je tente la chance de sortir à Schroon Lake. Si j’avais écouté les Miss, nous nous serions arrêtées à une station insignifiante pour manger, mais j’ai persévéré et nous avons trouvé une place exactement comme j’imaginais au centre de la petite ville : une assiette digne de Gargantua, avec des œufs, du bacon, des pommes de terres, des pancakes et du sirop d’érable. Caroline nous fait rire avec sa faculté qu’elle a à parler anglais avec un accent indonésien, du coup, Schroon Lake deviendra un classique !
Le reste de la route, c’est Carole, impressionnée par les énormes camions, les drapeaux américains qui flottent partout, nos CD de musique savamment sélectionnés et la hâte d’atteindre la ville qui ne dort jamais.

Nous arrivons dans New-York City vers 15h, et au parking de l’hôtel sans nous perdre dans la 58ème Ouest entre la 9ème et la 10ème avenue, à deux pas de Central Park et 10 minutes de Time Square. Et puis nous voilà parties dans le tourbillon de la ville, toujours les yeux levés vers le ciel pour essayer d’apercevoir le haut de ses buildings. Nous prendrons un bus touristique, le préposé nous fait un prix pour que nous puissions profiter des tours jusqu’au dimanche, c’est parfait, même si au bout d’un moment, je n’en peux plus des commentaires du guide. Et puis, c’est vrai que ce n’est pas évident pour les gens qui ne parlent pas anglais, comme ma mère, il n’y a aucune traduction du tour dans une autre langue, alors que dans les villes européennes ou même au Mexique, le tour est au moins dans trois langues !!

Après, nous allons marcher et encore marcher dans la ville pour en profiter au maximum et voir le plus de choses possibles ! Nous ferons du shopping, beaucoup de shopping… Je reviens d’ailleurs avec un magnifique nouvel appareil photo avec un zoom optique de 18, que j’ai acheté chez un petit marchand chez lequel nous avons beaucoup ri après que j’ai planté un vendeur de BestBuy totalement désagréable, malgré le fait que j’étais sur le point de dégainer ma carte bancaire !
Et puis nous avons fait une croisière bien agréable sur l’Hudson pour admirer la vue panoramique de la ville, la statue de la liberté et les chutes d’eau d’Oliafur Elliasson installées là pour l’été. Nous avons également monté les 86 étages de l’Empire State Building un soir après 10 heures, évitant ainsi les fils d’attente sans fin et pouvant profiter à souhait de cette vue imprenable qui s’offrait à nous ! Un grand « Houra » à Carole qui en plus d’avoir réussi à prendre l’avion pour venir, est également montée dans un tel ascenseur, alors que ce n’est vraiment pas sa tasse de thé !!!
Le dimanche, j’ai lâché les filles pour aller faire une heure de jogging sur Central Park, assez fière que les vendeurs ambulants ne m’arrêtent pas pour essayer de me vendre des bibelots – ils ne me prenaient pas pour une touriste !! J’ai passé une autre heure sur le toit de l’hôtel à nager dans la piscine et à me dorer au soleil qui était magnifique en cette fin août…, les bruits de la ville au loin en fonds sonore, j’ai trouvé ce moment pour me relaxer et je me suis même endormie !
Pendant ce temps-là, Carole et Caroline sont tombées sur Amélie Mauresmo et son entraîneur, à la sortie de leur hôtel et en direction de l’US Open, elle a gentiment accepté de tenir la pause pour la photographie… Mais ce n’est pas la seule vedette que nous avons rencontrée lors de notre séjour, Batman et le Cowboy également !!

Et puis nous avons visité le musée Guggenheim, hélas pour moi, la collection Wassily Kandinski n’était pas présentée au complet – j’y allais surtout pour cela !, mais l’endroit valait le détour, ne serait-ce que pour l’architecture du bâtiment… La gare centrale que nous pouvons voir dans tant de film, sera notre dernière visite officielle !
A toutes ces visites, et activités touristiques, s’ajoutent également les bons repas, les fou-rires et les excellents moments passés toutes les 4 ensembles ! C’était un superbe week-end, mais j’avoue, après 3 jours, il me tardait de quitter cette ville et la foule, ce mouvement permanent… la prochaine fois qu’elles viennent, on ira à Boston !!