dimanche 30 septembre 2007

De l’amitié

Ma semaine à Paris va filer à toute vitesse… Déjà, c’est une semaine chargée au niveau du travail, mais en outre, je passe le moindre de mes temps libres à rencontrer le maximum de mes amis et mon frère…

Le dimanche midi, après avoir laissé Julien et Sylvia sur les Champs, je rejoins la Défense par le métro, me remémorant les mois ou j’y ai travaillé et je prends le train pour Versailles ou je suis invitée à manger par Isabelle et Thierry… L’intérieur des trains a changé et a été nettoyé, je remarque que les housses des sièges ont une nouvelle couleur, ce n’était pas du luxe !! De quoi rendre le RER vivable a Paris… Mission impossible ?
Nous allons passer l’après-midi ensemble et je vais pouvoir profiter de leurs deux petits Chiara et Archibald qui ont bien changé depuis un an que je ne les ai pas vu… Isabelle, comme a son habitude, a fait preuve de ses talents de maitresse de maison… J’offre à chacun des petits un t-shirt symbole de Montréal, rouge avec le « C » des canadiens pour Archi et avec un ours en surimpression pour Chiara, celle-ci sera vraiment mignonne à croquer en voyant son cadeau, tenant absolument à montrer à tout le monde le joli nounours ! Nous irons ensuite tous au parc, histoire de lâcher les fauves (!) qui dénotent un peu quand on les compare aux autres petits versaillais (pull jacquard, cols Claudine, passe à cheveux…), mais ce n’est que mieux ! Isa et moi discuteront longuement sur un banc pendant que Thierry s’efforce de tenir un œil sur les jumeaux tout en surveillant le sac de jouets qui fait l’objet d’assauts répétés des autres moufflets… J’adore le concept du « couple moderne »… Hihihi ! Je les quitte trop rapidement à mon gout, c’est court un après-midi pour compenser un an d’absence… De retour a l’hôtel, il est 20h passé, je tombe de fatigue une rude semaine m’attend…

Et c’est peu dire, je retourne dans les locaux des bureaux que j’ai quitté en octobre l’année dernière, et la, je vais être étonnée de toutes les rencontres que je vais faire, tous mes collègues, les plus proches comme les plus éloignés, sont adorables et me demandent tous : « T’es de retour ? Comment ca va ? Tu rentres quand ? Il faut qu’on prenne un café… » Ah ca le café, si j’avais du en prendre un à chaque fois que quelqu’un m’en proposait un, je pense que j’aurais pu battre le record du Monde de 100 mètres haies avec mon taux de caféine !!! Au cours de la semaine, je vais planifier les pauses, et organiser au mieux pour voir un petit peu tout le monde… tout en faisant mon travail de façon optimisée… J’installe mes quartiers dans une salle de réunion isolée au rez de chaussée avec deux autres collègues du bureau d’Abidjan (Cote d’Ivoire), il aurait été tentant de me placer dans un bureau de mon ancien département, mais j’aurais passé mon temps a papoter… Mais j’avoue, que je suis très heureuse de m’y retrouver et assez fière de l’accueil que tout le monde me réserve. Ouf ! On ne m’a pas oublié !!

J’ai envie de profiter de tous, de contenter tout le monde et réussir à voir le maximum de gens. Je vais partager mes lunchs avec Cécile, Stéphanie, et puis Caroline à notre fameuse cantine d’entreprise, dans ce joli parc a Neuilly... Je m’en échapperai pour aller déjeuner avec Lorenzo dans un bistrot à Pont de Neuilly et puis avec Emeline, Edouard et David dans notre « vraie » cantine : Le Limousin – 6 rue Greffulhe, Levallois-Perret, ou nous avions l’habitude de manger tous en petite bande, étaient manquants Jean-Romain et Christophe… et Mario ! Je recommande la salade du Sud-ouest, bien-sur !

Les soirs, j’ai également un planning très serré… je suis sensée repartir le vendredi soir pour le week-end chez mon grand-père…
Je vais passer une soirée à Culture Bières sur les Champs Elysées avec Eric, Lorenzo et Georges, fideles à nos bonnes vieilles habitudes… Etant donné que chacun de nous avait un planning chargé - c’est ca la vie de Golden Boy, nous devions prendre deux bières et ne pas finir tard..., nous fermerons le bar finalement… Il faut dire que nous en avons des choses à nous raconter, comme d’hab, rien n’a changé, nos retrouvailles prennent la tournure de toutes nos anciennes soirées : des choses sérieuses, des beaucoup moins, des fous-rires, des souvenirs de nos missions et aventures communes et les choses de la vie qui suit son cours… Comme je leur dis, cela me fait tellement de bien de les retrouver, il y a des liens particuliers que la distance n’altère pas et j’en ai la preuve cette semaine-la avec chacun de mes amis… Je ne peux m’empêcher de verser ma larme à un moment… Leur présence me manque vraiment dans ma vie de tous les jours… Le comble est qu’ils ne se sont pas vu tous les 3 depuis mon départ ! Très fort aussi : c’est ma troisième soirée à Paris, et je me retrouve en photo sur un site internet de soirées avec mes 3 compères… En effet, un photographe est venu nous demander de poser ce soir-la dans le bar et les photos étaient en ligne le lendemain ! Plus en ligne que moi d’ailleurs ! Ah bravo !

Une autre de mes soirées sera avec Emilie, a Vanves, la ou j’habitais avant… et sa petite fille Clémentine. C’est la première fois que je vois la petite minette née en décembre dernier… A une époque, sa maman faisait partie de nos soirées à Culture Bières (confer plus haut), le changement est flagrant ! Emilie prépare son déménagement puisqu’elles partent sous peu rejoindre Manu, le papa, a Portsmouth (Angleterre)… La vie évolue, c’est drôle ! La petite est charmante et toujours souriante, comme sa maman !
Une autre soirée chez mon frère, dans sa maison du bonheur a Chatillon, ou il vit avec 3 autres colocataires, j’aime l’ambiance qu’il y règne, il y a toujours du mouvement et, puis, il me fait a manger, on s’installe sur la petite table du salon, et on discute tout simplement, j’adore !
Le jeudi, je retrouve Véro à Chatelet, je suis exténuée… mais je tiens bon et puis la perspective d’un bon restaurant me remonte. Je vous conseille absolument le bistrot a vins « Au vieux comptoir » - 17 rue des Lavandières Saint Opportune, Paris 1 – ou pour un prix raisonnable vous avez une carte de plats français de grande qualité – je prendrais figues pochés et jambon de pays en entrée, noix de St Jacques et moelleux au chocolat (je vous laisse deviner pourquoi je mange des salades depuis une semaine…)- accompagnés de vins à savourer…

Dans la semaine, Estelle me demande si je suis à Paris, elle veut me faire une surprise le samedi matin qui arrive. Je lui dis qu’a moins d’avoir une bonne raison, je serai normalement en route pour rejoindre mon grand-père dans la Drome… déjà que j’ai repoussé mon départ du vendredi au samedi et d’autant qu’on se voie la veille, au Losserand – 77 rue Raymond Losserand, Paris 14. En allant, au bar, je prends des photos du quartier de la Porte de Versailles, dont je n’habitais pas loin, le tramway a fait son apparition peu de temps après mon départ, mais a part ca, rien n’a vraiment changé.
Pour le match de lancement de la Coupe du Monde de Rugby, nous avons donc organisé un repas comme nous avions fait pour celle de Football (Soccer) un an avant… Je suis super heureuse de pouvoir assister au lancement de l’événement directement en France, tout le pays vit au rythme du Rugby, et comme je viens d’une région ou c’est le sport-roi, c’est naturel pour moi de m’y intéresser, et mes amis aiment l’ambiance : Estelle et JB, et mes deux acolytes Véronique…
Nous allions toujours dans ce bar-restaurant, car le patron nous donnait la meilleure place face a l’écran géant, la carte et l’ambiance y sont bonnes ! Je me suis donc occupée de faire les réservations en début de semaine, et nous avons pu apprécier… la déconfiture de l’équipe de France face à l’Argentine… Décevant… Ma seule consolation fut de me dire que les matchs de poules étaient loin d’être finis, et également de pouvoir faire écouter le cd de Kain a mes amis, en me trouvant dans la situation bizarre d’avoir un soir de défaite dans un bar parisien des tounes québécoises en fond ! C’est dans ces moments-la ou je réalise que le jour ou je reviendrai en France, il y aura toujours en moi une partie de ma culture personnelle ailleurs, et j’aime assez cette idée…

Pour en revenir à la surprise d’Estelle… j’ai fini par repousser mon départ chez mon grand-père au début de l’après-midi car, le secret valait vraiment le détour et me touchait beaucoup… JB et elle ont décidé de se marier et m’ont demandé d’être une de leurs témoins !!! Yes !! Et le samedi matin, elle souhaitait que j’aille l’aider a choisir sa robe !! Oh my God ! Quelle responsabilité….
Donc, après le match, j’ai dormi chez eux, dans leur super appartement de banlieue parisienne et nous avons mis le réveil à 8h… Ouch, c’est dur un samedi matin, pour être a la boutique a 10h a Nation…. Mon train étant a 13h25 Gare de Lyon, nous avions du temps… mais pas trop… Du coup, nous avons mené ca telle une opération commando ! Dans la voiture, je lui ai posé pleins de questions sur ce qu’elle imaginait comme choix : le décolleté ? les bretelles ? le tissu ? le colori ? la forme ? meringue ? pas meringue ? près du corps ? classique ? sophistiqué ? original ? Ce qui fait qu’arrivées là-bas, la vendeuse a été surprise par notre efficacité, elle m’a même demandé : « -Vous êtes mariée ? – Non – Vous êtes vendeuse de robe de mariées alors ? – Non, pas du tout !!! »… mais l’indécision me stresse, et puis Estelle connait mon coté franc alors je n’étais pas du genre à lui dire que tel décolleté la mettait en valeur alors qu’il aurait fallu qu’elle ait la poitrine de Pamela Anderson !!! Bref, tout ca pour dire, que, après qu’elle ait fait tout le boulot pour trouvé l’homme de sa vie, nous avons trouvé ensemble la robe de ses rêves –non, je ne dirai rien… ce que je sais c’est qu’elle sera canon dedans… Et a 11h20 nous étions sortis de la boutique et nous dirigions en voiture de Nation a Gare de Lyon, en passant par le boulevard Diderot et l’avenue Daumesnil, non loi de la promenade plantée (voir mes vidéos ci a droite) ! Quelle efficacité impressionnante ! Nous avons même pris le luxe de manger ensemble attablées dans une brasserie à la gare ou le serveur nous a fait du plat… Je quittai ma copine, tellement heureuse d’avoir partagé ce moment privilégié avec elle !

Dans le train qui descendait vers le Sud et la Drome, je pensais a cette semaine qui venait de s’achever, riche en émotions, et pleine du bonheur de retrouver les gens que j’aime… convaincue après un an, que la distance n’altère les relations que quand on ne les entretient pas… et même s’ils me manquent je porte mes amis et ma famille dans mon cœur, qu’ils se trouvent en France, au Canada, ou partout dans le Monde.

mercredi 26 septembre 2007

Paris !!

Je sais, je sais, le thème de mon blog, c’est « Fred in Montréal », et pourtant, mes derniers articles sont plutôt tournés vers la France… C’est normal, entre mes vacances et mon travail, j’y ai quasiment passé un mois avec un aller retour rapide outre-Atlantique…
Je vais donc raconter un peu mon deuxième séjour en France, mais pas tout car ce serait trop long !!!

Rentrée le jeudi soir de Toronto, je repartais le lendemain soir non sans avoir changé ma valise, brunché avec Nadja, fait un petit tour de vélo, acheté sirop d’érable, beurre de peanuts – pour en ramener en France, je suis certaine qu’on en trouve partout là-bas, mais c’est plus fun de dire que cela vient du Canada - et des Reeces (barres de chocolats au beurre de cacahuètes dont raffole mon frangin et qu’on ne trouve pas en France)…
Sylvia, dont je ne pensais pas avoir de nouvelles si tôt, m’avait appelé dans la journée, pour me dire que suite a un problème de planning dans ses vacances, elle allait se retrouver toute seule pour le week-end a Paris… avant de continuer vers chez ses grands-parents en Espagne. Bien sur, je n’allais pas l’abandonner comme ca, et je lui proposais de se joindre a moi, je lui montrerais des endroits et des gens sympathiques… Mais avant, j’accueillais Magali… pour deux petites heures, quelle hôtesse, mon Dieu !!!

Et me voila partie pour l’aéroport… tout se déroule parfaitement bien… le luxe de la Business… excepté que j’ai surement du trop boire de Champagne, en tout cas, j’ai super mal dormi… Bilan des courses : une arrivée a Charles de Gaulle avec la tête a l’envers et une envie de dormir incroyable… Vous ajoutez sur le tout un début de grève des bagagistes qui tardent à délivrer les valises – ca ne s’invente pas : c’est ca la France !- et c’est le pompon !
Apres avoir trouvé dans un relais de l’aéroport un adaptateur pour prise américaine, eh oui, il faut y penser, - j’aurais l’air maline avec mon ordinateur sans jus !!-, je me retrouve dans la file des taxis et j’assiste effarée à des scènes d’agressivité gratuites des gens entre eux… Ah, c’est ca Paris !

De la voiture qui m’emmène vers mon hôtel, j’observe, je contemple la périphérie de cette ville que j’aime tant… Je passe devant l’Ikéa et je pense a Jennifer que j’ai quitté la veille et qui m’avait raconté qu’elle avait énormément eu honte quand lors d’un atelier, elle avait dit a toute l’assemblée qu’elle n’avait jamais vu un Ikéa (a Saint John, il n’y en a pas !!), alors que le formateur, Lionel, posait la question pour rire… Paris…, elle m’avait d’ailleurs renommé « Paris », pour mon coté « française » – « Do you mind if I call you Paris ??? (Est-ce que ca te dérange si je t’appelle « Paris » ?)… - No, I don’t, as long as you don’t call me Hilton !! (non, tant que tu ne m’appelles pas Hilton !) »…
Mon taxi conduit comme un malade, tout en étant concentré sur sa conversation téléphonique qui en dit long sur son état et sa capacité a me garder en vie dans les 20 kilomètres qui me séparent de l’hôtel a Neuilly : « Elle a pas trop mal au casque Caro ??... Ouais, parc’qu’elle a chargé hier soir quand même…. Allez, a t’a l’heure… ». Pendant ce temps, Nelly Furtado passe à la radio, la jolie canadienne…

J’arrive saine et sauve à destination… Il est 10h30 et le réceptionniste accepte de me donner une chambre tout de suite, il est gentil et me fait beaucoup rire quand il me dit que j’ai la chance d’être dans le même hôtel que l’équipe de Rugby de Samoa !! Il rajoute que quand un des membres de l’équipe lui demande quelque chose, il fait en sorte de toujours le contenter : vu la taille des garçons, mieux vaut effectivement ne pas les contrarier!
Apres un repos de 2 heures et une douche largement méritée, j’accueille Sylvia qui s’empresse de se mettre au lit et je pars rejoindre Véro que je n’ai pas vue depuis Noel à Montréal. Nous nous retrouvons dans Saint Germain ou nous allons bruncher… dans la place la moins parisienne possible malgré son nom : « Le Coffee Parisien » - 4 rue Princesse dans le 6eme arrondissement, ou la carte contient exactement tout ce que l’on peut trouver a Montréal – normal pour un restaurant dit américain : pancakes, sandwichs au pastrami, hamburgers, ribs, rondelles d’oignons… rien a voir avec la gastronomie française et comble de tout, la carte est uniquement en anglais – ce qui est totalement impensable au Québec ! Je mange tout de même –je ne vais pas me laisser affamer, en précisant que pour le soir il faut absolument qu’on aille dans un restaurant français !!
La nourriture est de qualité, je dois dire et l’endroit est sympa, style petit bistrot enfumé – et oui, la loi anti-tabac ne sera vraiment effective qu’au premier janvier prochain ici, et je comprends ce que mes amis québécois me disent sur les restaurants en France : il est beaucoup plus agréable de manger dans un endroit sans cigarettes… Dans les bars, c’est autre chose, ca ne me dérange pas… ca me permet même de m’en griller une de temps en temps !!

Une petite balade dans le quartier des rues Princesse et des Cannettes, haut lieu de sortie le soir, idéal pour faire la fête a Paris… et nous rejoignons la rue de Rennes, artère commerçante qui lie Saint-Germain a Montparnasse, la gare de l’ouest de la France, connue pour sa Tour et son quartier breton – les crêperies sont meilleurs les unes que les autres là-bas.

Nous nous promenons dans Paris au gré de nos envies de touristes, je suis en admiration devant la ville qui s’offre à moi. Paris évolue : les « vélib » ont fait leur apparition (http://www.velib.paris.fr/), le principe est simple, on peut louer des vélos de demi heure en demi heure pour se rendre partout dans la ville, il y a des bornes de prises et déposes tous les 500 mètres… L’idée est astucieuse, bien pratique et très agréable, surtout l’été. Bravo !

Nous décidons de nous rendre a Montmartre… vu la montée, la solution du vélo est laissée de coté (ouf !!) et préférons de loin le bon vieux Métro… qui nous amène a la Station Blanche, non loin de Barbes, nous marchons dans les « quartiers chauds » de Paris, jusqu'à Pigalle, connu pour ses mœurs libertines. Telles de vraies touristes, nous prenons le Montmartrain, le petit train qui nous porte des Folies Pigalle au Sacré Cœur en passant par le Moulin Rouge… Quelle transition !! Comme il s’agit de la dernière montée du jour et que nous ne pourrons pas profiter de la descente, Véro se met a négocier le tarif… juste pour rire et finalement nous nous en sortirons a 2 montées pour 2 cigarettes… comme quoi y a des avantages tout de même a fumer de temps en temps !!
Montmartre et ses petits escaliers typiques, le quartier rêvé, romantique à souhait… la luminosité et la vue sont impressionnantes, je ne m’en lasse pas… Paris est a nos pieds, et puis la Basilique du Sacré Cœur dont l’entrée est gardée par les statues de Jeanne d’Arc et de Saint Louis nous domine… Nous irons errer sur le Place du Tertre et prendre un Perrier-Tranche (Perrier avec une rondelle de citron) a la table d’un bistrot non loin de Michou (célèbre et excentrique gérant de boite de nuit) qui fait l’animation du moment habillé tout en mauve. Et la, je n’en crois pas mes yeux, je croise un garçon que je n’ai pas revu depuis 15 ans, Philippe, qui était a l’école primaire avec ma sœur… Il se souvient de moi, abstraction faite de mon prénom – c’est accessoire, je lui pardonne (hum)… mais je n’en reviens pas comme le monde est petit : le matin où je reviens de Montréal, rencontrer à Paris un gars connu 22 ans plus tôt dans le sud-ouest de la France !!

Nous laissons Montmartre pour rejoindre Sylvia qui a passé son après-midi a l’hôtel afin de récupérer de son vol, devant l’Opéra Bastille sur la célèbre place du même nom. Nous prenons l’apéritif dans une bodega très colorée, rue de Lappe, non loin de la Roquette, autre quartier également vraiment festif de Paris… (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_Lappe). De l’animation, des lumières, du monde partout… j’avais oublié comment Paris est toujours en effervescence… Véro nous emmène manger dans un restaurant typique français, style petit bistrot, ou la viande est délicieuse et le service impeccable… Rien à redire, c’est parfait, il s’agit de « Chez Paul » (www.fra.cityvox.fr/restaurants_paris/chez-paul_9517/Profil-Lieu) - 13 rue de Charonne, Paris 11, au coin de la rue de Lappe. Sylvia et moi rentrons a l’hôtel en métro et finissons a pied, courageuses… A 2h, nous tombons de fatigue…

Le lendemain, nous avons rendez-vous avec mon frère a 10h, nous arriverons 20 minutes en retard –j’ai du mal a évaluer les distances en métro comparativement a Montréal, au pied de la statue de Clémenceau, au bas des Champs Elysées… 10 mois que je n’ai pas vu mon frère et pourtant, c’est comme si je l’avais laissé hier, en fait cela va me faire la même impression avec tous mes proches… J’adore marcher a ses cotés et lui prendre le bras de temps en temps, tellement heureuse de le retrouver… Sylvia nous offre un petit déjeuner sur les Champs à la boulangerie « Paul », nous déjeunons en terrasse, tentant tant bien que mal de résister aux assauts répétés des pigeons… Y a pas à dire, ce ne sont pas mes animaux préférés… Mais nous restons la plus de deux heures à discuter… Se laisser vivre, une chose que savent faire les parisiens malgré l’environnement stressant… Une petite promenade pour remonter la plus belle avenue du Monde, rien n’a vraiment bougé, toujours Guerlain, Louis Vuitton, le Virgin, le Club Med, le Lido… devant nous l’Arc de Triomphe, derrière l’Obélisque de la Concorde… pas de doute, je suis bien a Paris…