
Je sais, je sais, le thème de mon blog, c’est « Fred in Montréal », et pourtant, mes derniers articles sont plutôt tournés vers la France…

C’est normal, entre mes vacances et mon travail, j’y ai quasiment passé un mois avec un aller retour rapide outre-Atlantique…
Je vais donc raconter un peu mon deuxième séjour en France, mais pas tout car ce serait trop long !!!
Rentrée le jeudi soir de Toronto, je repartais le lendemain soir non sans avoir changé ma valise, brunché avec Nadja, fait un petit tour de vélo, acheté sirop d’érable, beurre de peanuts – pour en ramener en France, je suis certaine qu’on en trouve partout là-bas, mais c’est plus fun de dire que cela vient du Canada - et des Reeces (barres de chocolats au beurre de cacahuètes dont raffole mon frangin et qu’on ne trouve pas en France)…

Sylvia, dont je ne pensais pas avoir de nouvelles si tôt,

m’avait appelé dans la journée, pour me dire que suite a un problème de planning dans ses vacances, elle allait se retrouver toute seule pour le week-end a Paris… avant de continuer vers chez ses grands-parents en Espagne. Bien sur, je n’allais pas l’abandonner comme ca, et je lui proposais de se joindre a moi, je lui montrerais des endroits et des gens sympathiques… Mais avant, j’accueillais Magali… pour deux petites heures, quelle hôtesse, mon Dieu !!!
Et me voila partie pour l’aéroport… tout se déroule parfaitement bien… le luxe de la Business… excepté que j’ai surement du trop boire de Champagne, en tout cas, j’ai super mal dormi… Bilan des courses : une arrivée a Charles de Gaulle avec la tête a l’envers et une envie de dormir incroyable…

Vous ajoutez sur le tout un début de grève des bagagistes qui tardent à délivrer les valises – ca ne s’invente pas : c’est ca la France !- et c’est le pompon !
Apres avoir trouvé dans un relais de l’aéroport un adaptateur pour prise américaine, eh oui, il faut y penser, - j’aurais l’air maline avec mon ordinateur sans jus !!-,

je me retrouve dans la file des taxis et j’assiste effarée à des scènes d’agressivité gratuites des gens entre eux… Ah, c’est ca Paris !
De la voiture qui m’emmène vers mon hôtel, j’observe, je contemple la périphérie de cette ville que j’aime tant… Je passe devant l’Ikéa et je pense a Jennifer que j’ai quitté la veille et qui m’avait raconté qu’elle avait énormément eu honte quand lors d’un atelier, elle avait dit a toute l’assemblée qu’elle n’avait jamais vu un Ikéa (a Saint John, il n’y en a pas !!), alors que le formateur, Lionel, posait la question pour rire… Paris…,

elle m’avait d’ailleurs renommé « Paris », pour mon coté « française » – « Do you mind if I call you Paris ??? (Est-ce que ca te dérange si je t’appelle « Paris » ?)… - No, I don’t, as long as you don’t call me Hilton !! (non, tant que tu ne m’appelles pas Hilton !) »…
Mon taxi conduit comme un malade, tout en étant concentré sur sa conversation téléphonique qui en dit long sur son état et sa capacité a me garder en vie dans les 20 kilomètres qui me séparent de l’hôtel a Neuilly : «

Elle a pas trop mal au casque Caro ??... Ouais, parc’qu’elle a chargé hier soir quand même…. Allez, a t’a l’heure… ». Pendant ce temps, Nelly Furtado passe à la radio, la jolie canadienne…

J’arrive saine et sauve à destination… Il est 10h30 et le réceptionniste accepte de me donner une chambre tout de suite, il est gentil et me fait beaucoup rire quand il me dit que j’ai la chance d’être dans le même hôtel que l’équipe de Rugby de Samoa !! Il rajoute que quand un des membres de l’équipe lui demande quelque chose, il fait en sorte de toujours le contenter : vu la taille des garçons, mieux vaut effectivement ne pas les contrarier!
Apres un repos de 2 heures et une douche largement méritée, j’accueille Sylvia qui s’empresse de se mettre au lit et je pars rejoindre Véro que je n’ai pas vue depuis Noel à Montréal. Nous nous retrouvons dans Saint Germain ou nous allons bruncher… dans la place la moins parisienne possible malgré son nom : «

Le Coffee Parisien » - 4 rue Princesse dans le 6eme arrondissement, ou la carte contient exactement tout ce que l’on peut trouver a Montréal – normal pour un restaurant dit américain : pancakes, sandwichs au pastrami, hamburgers, ribs, rondelles d’oignons…

rien a voir avec la gastronomie française et comble de tout, la carte est uniquement en anglais – ce qui est totalement impensable au Québec ! Je mange tout de même –je ne vais pas me laisser affamer, en précisant que pour le soir il faut absolument qu’on aille dans un restaurant français !!
La nourriture est de qualité, je dois dire et l’endroit est sympa, style petit bistrot enfumé – et oui, la loi anti-tabac ne sera vraiment effective qu’au premier janvier prochain ici, et je comprends c

e que mes amis québécois me disent sur les restaurants en France : il est beaucoup plus agréable de manger dans un endroit sans cigarettes… Dans les bars, c’est autre chose, ca ne me dérange pas… ca me permet même de m’en griller une de temps en temps !!

Une petite balade dans le quartier des rues Princesse et des Cannettes, haut lieu de sortie le soir, idéal pour faire la fête a Paris… et nous rejoignons la rue de Rennes, artère commerçante qui lie Saint-Germain a Montparnasse, la gare de l’ouest de la France, connue pour sa Tour et son quartier breton – les crêperies sont meilleurs les unes que les autres là-bas.

Nous nous promenons dans Paris au gré de nos envies de touristes, je suis en admiration devant la ville qui s’offre à moi. Paris évolue : les « vélib » ont fait leur apparition (
http://www.velib.paris.fr/), le principe est simple, on peut louer des vélos de demi heure en demi heure pour se rendre partout dans la ville, il y a des bornes de prises et déposes tous les 500 mètres… L’idée est astucieuse, bien pratique et très agréable, surtout l’été. Bravo !

Nous décidons de nous rendre a Montmartre… vu la montée, la solution du vélo est laissée de coté (ouf !!) et préférons de loin le bon vieux Métro… qui nous amène a la Station Blanche, non loin de Barbes, nous marchons dans les « quartiers chauds » de Paris, jusqu'à Pigalle, connu pour ses mœurs libertines. Telles de vraies touristes, nous prenons le Montmartrain, le petit train qui nous porte des Folies Pigalle au Sacré Cœur en passant par le Moulin Rouge…

Quelle transition !! Comme il s’agit de la dernière montée du jour et que nous ne pourrons pas profiter de la descente, Véro se met a négocier le tarif… juste pour rire et finalement nous nous en sortirons a 2 montées pour 2 cigarettes… comme quoi y a des avantages tout de même a fumer de temps en temps !!

Montmartre et ses petits escaliers typiques, le quartier rêvé, romantique à souhait… la luminosité et la vue sont impressionnantes, je ne m’en lasse pas… Paris est a nos pieds, et puis la Basilique du Sacré Cœur dont l’entrée est gardée par les statues de Jeanne d’Arc et de Saint Louis nous domine… Nous irons errer sur le Place du Tertre et prendre un Perrier-Tranche (Perrier avec une rondelle de citron) a la table d’un bistrot non loin de Michou (célèbre et excentrique gérant de boite de nuit) qui fait l’animation du moment habillé tout en mauve. Et la, je n’en crois pas mes yeux, je croise un garçon que je n’ai pas revu depuis 15 ans, Philippe, qui était a l’école primaire avec ma sœur… Il se souvient de moi, abstraction faite de mon prénom – c’est accessoire, je lui pardonne (hum)… mais je n’en reviens pas comme le monde est petit : le matin où je reviens de Montréal, rencontrer à Paris un gars connu 22 ans plus tôt dans le sud-ouest de la France !!





Nous laissons Montmartre pour rejoindre Sylvia qui a passé son après-midi a l’hôtel afin de récupérer de son vol, devant l’Opéra Bastille sur la célèbre place du même nom. Nous prenons l’apéritif dans une bodega très colorée, rue de Lappe, non loin de la Roquette, autre quartier également vraiment festif de Paris… (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_Lappe). De l’animation, des lumières, du monde partout… j’avais oublié comment Paris est toujours en effervescence… Véro nous emmène manger dans un restaurant typique français, style

petit bistrot, ou la viande est délicieuse et le service impeccable… Rien à redire, c’est parfait, il s’agit de « Chez Paul » (
www.fra.cityvox.fr/restaurants_paris/chez-paul_9517/Profil-Lieu) - 13 rue de Charonne, Paris 11, au coin de la rue de Lappe. Sylvia et moi rentrons a l’hôtel en métro et finissons a pied, courageuses… A 2h, nous tombons de fatigue…


Le lendemain, nous avons rendez-vous avec mon frère a 10h, nous arriverons 20 minutes en retard –j’ai du mal a évaluer les distances en métro comparativement a Montréal, au pied de la statue de Clémenceau, au bas des Champs Elysées… 10 mois que je n’ai pas vu mon frère et pourtant, c’est comme si je l’avais laissé hier, en fait cela va me faire la même impression avec tous mes proches… J’adore marcher a ses cotés et lui prendre le bras de temps en temps, tellement heureuse de le retrouver…

Sylvia nous offre un petit déjeuner sur les Champs à la boulangerie « Paul », nous déjeunons en terrasse, tentant tant bien que mal de résister aux assauts répétés des pigeons… Y a pas à dire, ce ne sont pas mes animaux préférés… Mais nous restons la plus de deux heures à discuter… Se laisser vivre, une chose que savent faire les parisiens malgré l’environnement stressant… Une petite promenade pour remonter la plus belle avenue du Monde, rien n’a vraiment bougé, toujours Guerlain, Louis Vuitton, le Virgin, le Club Med, le Lido… devant nous l’Arc de Triomphe, derrière l’Obélisque de la Concorde… pas de doute, je suis bien a Paris…
2 commentaires:
Très belles photos, ca me donne envie d'aller faire une virée parisienne !
J'aime Paris! Ca se voit non?
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