
Je finis – enfin !- mon périple en France de septembre… Mais je ne voulais pas laisser de coté cet article, car j’ai passé, pour ma dernière journée avant mon retour à Montréal, des moments formidables avec mon frère tel que j’aime à la faire !

Apres un vol Nice-Paris sans troubles, je vais déposer mes affaires chez Véro toujours prête à me laisser une petite place chez elle, c’est très gentil de sa part !
Apres une sieste bien méritée, oui, je sais, être a Paris et se ruer sur le canap’ de ma copine a quelque chose de plat, mais je suis exténuée a ce moment-la, et il me tarde tout de même un peu de retrouver ma vie normale et un rythme plus régulier…

Je retrouve Julien a la Porte d’Orléans que j’ai atteint par le Tramway depuis la Porte de Versailles, c’est une première pour moi, le tramway a Paris n’était pas lancé quand je suis partie… Nous nous rendons par le métro vers le quartier de la Bourse ou mon frère a une course à faire. En chemin, je lui raconte que dans l’avion du matin, j’étais à 3 rangs de
Roland Magdane…

Minute culturelle – hum !!, Roland Magdane est un comédien qui faisait des spectacles comiques, il y a bien 20 ans en France, et il était connu pour finir ses sk
etchs en remuant la main comme pour dire « il est fou » et en faisant une espèce de « Ouin Ouin » nasal très typique… Typique au point que je m’en souviens 20 ans après… mais pas tellement, et que – la, admirez la coïncidence – 2 soirs avant, je demandais a mon papa, en voyant le gars dans une émission de télé, pourquoi il était connu, et la mon père de faire le signe et le ouin-ouin caractéristiques…. Bref hilarant… et bien sur a moi d’expliquer a mon frère la même chose, excepté que le métro n’a pas le charme discret de la maison de ma grand-mère, et de faire des ouin ouin, dans une rame de train m’a, bien sur, occasionné d’être regardée comme une grande malade… et de nous faire un ami aussi… fan de Roland Magdane, il nous a raconté sa vie – en résumé – jusqu'à ce qu’on arrive a son arrêt ! Comme quoi, y a des choses comme ca qui rapprochent !

Avec Julien, nous allons acheter des ustensiles dont il

a besoin pour réaliser les photos du CD qu’il lance bientôt (reminder pour le 29 octobre 2007 !!!), prendre le temps de discuter dans une brasserie et puis nous irons faire un petit tour aux Halles : je me gèle, a Paris, il fait trop froid pour un mois de septembre, je dois acheter une veste et je vais me trouver une petite veste Roxy que je ne quitte plus depuis ! Nous rions beaucoup, et les gens se mêlent de nos conversations ou nous lancent des regards complices, Julien me dit que ca lui fait bizarre : il voit Paris d’une autre façon, de celle qui me fait aimer tant cette ville…
Au coin d’une rue, je tombe sur une image qui m’est familière du Québec : les Têtes à Claques, on les voit partout en France, elles ont même envahi les bars !! Est-ce que les français comprennent vraiment les têtes a claques ??




Je passe la soirée tranquille avec Véro chez elle et je rejoins Julien à nouveau le lendemain. Objectif, après un bon petit-déjeuner dans une brasserie en face du Métro Bir Hakeim, la Tour Eiffel ! Nous avons l’intention de monter au dernier étage, je ne l’ai jamais fait, je me suis arrêté au 2eme… Hélas pour nous, l’accès au 3eme est fermé, pas de bol ! Tanpis, nous montons tout de même, en ascenseur, la file d’attente n’est pas trop longue, c’est vraiment gérable… Arrivé en haut, Paris s’offre a nous et tous les monuments nous appartiennent – on les tient entre nos doigts ;-), mais qu’est ce qu’il fait froid !! Quoiqu’il en soit, j’adore cette vue, peu importe le coté duquel on se place, il y a toujours quelque chose à admirer…

Redescendus au pied de la tour d’acier, je remarque le ballon de Rugby géant accroché au centre du monument à l’ occasion de la Coupe du Monde… Et la encore, j’ai l’idée de la photo en perspective… qui va faire rire beaucoup les passants autour de nous, mon frère ayant bien pris son temps pour réussir à prendre le bon angle pendant que je tiens la pose… « Le ridicule ne tue pas…» heureusement, sinon il y aurait des victimes (!) comme dit ma sœur…
Et puis les bonnes choses ont une fin, Julien part de son coté pour travailler, moi, j’ai quelques heures a tuer avant d’aller récupérer mes bagages et de partir a Roissy, j’en profite pour aller voir la collection permanente du Musée du Quai Branly, sur les bords de Seine, non loin de la Tour Eiffel…
le musée des arts primitifs… a voir, même si j’avoue qu’au bout d’un moment j’en avais assez de contempler des totems et autres masques de tribus. L’organisation du musée est réalisée selon les continents… Je m’intéresse de plus près au continent américain et a la condition des autochtones – et pour cause !- et tombe au hasard sur un document qui décrit la crise politique d’Oka de 1990 qui a pris place dans un endroit non loin de mon nouveau chez moi, et qui a opposé pendant des jours et des jours l’Etat Canadien et la communauté Mohawk, après que le Maire d’Oka ait accepté d’accorder un permis a un promoteur québécois afin de raser un cimetière ancestral Mohawk, l’armée ayant du intervenir en définitive….
Apres le musée, je marche dans mon ancien quartier, d’il y a 5 ans a Paris, Boulevard de Grenelle, métro Dupleix et La Motte Piquet Grenelle, je traverse les allées du marché ou j’aimais tant errer a l’époque, les marchands démontent leurs stands, il est 14h presque, je passe par Montparnasse et je rentre pour prendre mon taxi.
Arrivée a l’aéroport, je m’installe et passe mes derniers coups de fil de « française », d’autant que j’ai des informations de toute importance à partager (hum !) : Garou et Lorie étaient juste devant moi au contrôle sécurité – je ne le sais pas encore a ce moment-la, mais ils seront mes premiers voisins de voyage, donc ils sortent effectivement ensemble, ensuite, j’ai pu constater qu’en enlevant ses talons –qui sont si hauts que ca me semble être des objets de torture-, je la dépasse d’une tête (oui Madame !) et par ailleurs, MOI, je ne demande jamais si je dois enlever mes boucles d’oreilles quand je passe le portique de sécurité (oh c’qu’chui bête alors !!!), non sans blagues !!! Mon frère sera le premier informé, ensuite mon père, ma mère, Isabelle, mon grand-père, tous ceux que je peux capter en cette fin d’après-midi… Un prétexte pour leur parler sans décalage horaire… Mais je suis heureuse, je rentre à Montréal !