lundi 12 novembre 2007

Comment j’ai failli me faire flusher sur Skype….

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon petit cœur…une chose sur laquelle j’étais restée très discrète jusqu'à présent.
Mon blog était un passe-temps, je vais pour une fois lui donner une valeur thérapeutique… Bien sur, cet article ne comportera que peu de photos, voire pas de photo du tout, et toute ressemblance avec des personnages réels ou faits ressemblant serait une pure coïncidence… Hum…

Je l’avais laissé rentrer dans mon monde… mes secrets, mon histoire, mon intimité, mon chez-moi, il avait tenu a regarder toutes mes photos, et a connaitre mon blog. Apres a peine un peu plus d’un mois, il a tout balayé en même pas 5 minutes….
A peine plus d’un mois, mais connu il y en a 5, début juillet, il y avait des antécédents et les circonstances étaient telles que j’étais en confiance. Connu par un de mes couples d’amis, c’est moi qui avais amorcé le premier contact, il était dans une situation instable et très vite, je pensais que notre relation ne se limiterait qu’à des liens amicaux. Et puis, il m’avait recontacté à mon retour de France, fin septembre, c’était tellement inespéré, il avait fait le ménage dans sa vie et décidé de prendre un nouveau tournant. Il m’avait plu, et instantanément, j’ai répondu positivement a ses avances… confortée par l’encouragement de nos amis, mais je restais prudente, lui demandais d’être patient, il avait l’air si pressé !! Il m’avait rapidement rassuré sur les questions que je lui avais expressément posées : dois-je me protéger ? Qu’est-ce que je représente ? Une aventure, un pansement ? Rien de cela, le passé était largement consommé, disait-il…
Il me parlait d’aller skier cet hiver, d’une visite a Paris avec moi, n’arrêtait pas de répéter qu’il adorerait visiter les Pyrénées, je ne disais rien, et un jour, il a rajouté « avec toi » …

Et puis Denver, la ou il travaillait la semaine, « Rejoins-moi », par deux fois, j’avais dit non… « Je voudrais que tu m’aides à décorer mon appartement. » Comme, je n’avais pas pu le rejoindre dans le Colorado, c’est lui qui avait fait le voyage pour Montréal alors que ce n’était pas prévu au départ…
Aux mots, il ajoutait les actes, « Ca aurait fait trop long sans se voir… », et puis ce superbe week-end de la chasse aux couleurs….
M’avoir fait rentrer dans la vie de sa fille était pour moi une preuve de considération de notre relation débutante mais sur les chapeaux de roues, d’autant qu’il savait a quel point c’était quelque chose que je ne prenais pas a la légère, moi-même lui ayant raconté comment j’avais vécu ce genre de situation plus jeune.
Il me parlait de respect. J’ai beaucoup de valeurs et d’attentes, il y répondait parfaitement…
Présentation également a un des ses plus vieux couples d’amis, il parlait bien de sa blonde, j’étais sa blonde…

Skype était notre moyen de communication la semaine, des petits textes tous les jours pour les choses anodines, les petits mots sympathiques et réconfortants et les web cam, pour nos conversations en soirées, il appréciait quand je partageais son repas a distance, ou juste que nous soyons en ligne en travaillant chacun de notre coté tout en conservant le lien…

Ma prudence, mon expérience ne m’ont servi a rien, je suis une femme entière, et sincère, et j’avais rassemblé assez de confiance en lui pour me laisser aller, baisser ma garde et lui ouvrir les portes que j’avais laissées fermées pendant près de 2 ans et demi.

Et puis ce voyage d’affaires a Singapour et en Australie, je ne comprends pas trop son itinéraire, peu importe, j’ai confiance… une formalité, 15 jours d’absence qui passeraient et nous amèneraient a ce week-end pour nous retrouver.
La première semaine, je vis aux rythmes des messages moins réguliers certes, mais toujours remplis de sens. Ca fait une semaine qu’il est parti, il est a Singapour, et il me demande de l’accompagner prochainement en voiture a Denver pour un road-trip de 3 jours, ok pour moi à condition de faire ceci un week-end, mon travail en ce moment ne me permet pas de m’absenter plus d’un jour… Il me répond qu’il le « prend en compte dans sa planification et qu’il a hâte de revenir… »
Apres ca, plus rien, plus de nouvelles pendant 5 longs jours ou je me dis de ne pas m’inquiéter, qu’il travaille comme un fou… Et il réapparait sur Skype, de retour sur le continent américain, mais ne me contacte pas… Il doit vraiment être débordé… que je suis naïve !! Il me répond à peine, je me rassure, dans tous les cas, il revient vendredi… « Ne t’inquiète pas, tout va bien, pardonne mes absences…, je ne t’ignore pas, je suis très occupé… ». Je ronge mon frein, je sens bien qu’il y a quelque chose de bizarre, je mets ca sur le fait que c’est un malade de travail et que je ne suis pas habituée, c’est tout.

Le vendredi arrive, je vois à midi qu’il est toujours en Californie, au travail. Ne rentre-t-il pas ?? Je lui envoie un texte lui demandant s’il est disponible, il me répond qu’il revient vers moi dans une minute… Plus d’une demi-heure interminable plus tard, il me demande si j’ai ma caméra… Je suis en clientèle, et ne peux pas faire une conference call… « Allo ma Belle, je ne rentre pas a Montréal, je veux te parler de ca… » Trois petits points, il est le spécialiste des phrases qui se finissent en trois petits points, ca veut tout et rien dire… Je ne me doute pas de l’horreur de la situation qui m’attend… Il me demande quel est le meilleur moment pour me téléphoner… Etant impatiente de lui parler et ne me doutant pas qu’il veut prendre un rendez-vous téléphonique pour lamentablement me larguer, je lui dis bêtement « maintenant ».
Il m’appelle « Allo ma Belle, ca va oui et toi?... blablabla, beaucoup de travail, blablabla, occupé… » Et sur le même ton « Je ne rentre pas à Montréal ce week-end. J’ai rencontré quelqu’un. » A ce moment-la, ma tête tourne, je ne crois pas ce que je viens d’entendre : « Tu peux répéter, je n’ai pas bien entendu ce que tu viens de dire… » Il a répété et a ajouté qu’il voulait me le dire en face, mais vu les circonstances, ce n’était pas possible… Je ne comprends plus rien, un gouffre béant s’est ouvert sous ma chaise. La suite, c’est moi avec du mal à retenir mes larmes chez mon client… Le choc : je m’attendais à ce qu’il m’appelle pour qu’on trouve un moyen de se voir, et lui m’annonce sans aucun ménagement qu’il rompt ! Mille questions me submergent : qui a-t-il rencontré, ou plutôt retrouvé en l’occurrence ? Je le pensais débordé et le voila occupé a tramer une jolie trahison sans se soucier des conséquences de ses actes… La conversation dure 4 ou 5 minutes maximum, je n’arrive qu’a lui dire « Tout était fake (faux), tu m’as pris pour un jouet… Je te déteste. » Je n’ai eu que de pauvres réponses piteuses sans consistance. Il a vite raccroché, absolument décevant dans son comportement lâche et irrespectueux, ca ne collait pas avec l’homme que j’admirais. Et surtout ce sentiment personnel de n’être rien que le dindon de la farce, il avait été parfait jusqu'à présent, je me serais au moins attendue à être traitée avec respect de sa part dans une rupture, et non pas comme une simple employée qu’on renvoie !!! Ce doit être le résultat d’une déformation professionnelle d’un world « wild » businessman (homme d’affaires du monde sauvage !!!) … Pas de sentiment, je ne pouvais pas faire face.

Apres coups, j’ai réagi que si j’avais eu ma caméra, il aurait trouvé ca équivalent a une rupture en bonne et due forme. Vive l’ère technologique !!

De mon coté, depuis vendredi dernier, les couleurs de l’automne me donnent envie de vomir. Je sais, ca passera….

jeudi 8 novembre 2007

Des animaux de compagnie…

Je ne vous l’avais pas dit ?? Mais, j’ai des animaux de compagnie, enfin, dans mon entourage… On dit que les gens qui n’aiment pas les animaux, n’aiment pas les hommes, donc je vais vous prouver a quel point je suis vraiment une extraordinairement gentille personne… Pffffff !!
En anglais, on demande « Are you a cat person ? a dog person ? », ce que je traduirais par : « Es-tu plutôt chiens ou chats ??? »… Moi, je pense que je suis définitivement « écureuil »…. J’ai mon écureuil, depuis des mois, il vient sur mon balcon pour quémander des noisettes que je lui donne tous les matins… J’avais un peu abandonné (ouhouh la honte !!) depuis mon départ pour la France, - et pour cause !, mais il est réapparu voila une semaine, et tous les matins a la même heure, vers 7h15, il vient jusqu'à littéralement frapper a ma fenêtre pour que je lui distribue les délicieux fruits secs, et pas n’importe lesquels, mon bon Monsieur : ceux spécialement venus de Romans et cueillis de la main même de mon grand-père sur son superbe noisetier… Il s’en rend-tu compte l’écureuil du bonheur qu’il vit? (formule québécoise ;-)) Je pense que oui, car je commence à craindre pour ma moustiquaire tellement il fait de plus en plus preuve d’impatience quand je tarde à lui amener les noisettes et puis plus ca va, moins il est sauvage… Courageuse mais pas téméraire la fille, elle se méfie, un animal reste toujours un animal, et je crains pour mes doigts…. Mais il est vraiment trop mignon, je l’ai surnommé Tic, vous noterez l’originalité dont j’ai fait preuve !

Tic craint une chose, et parfois, je l’entends hurler – oui, ca crie réellement un écureuil, c’est très strident comme bruit… je vous jure -, et cracher contre mon Chat. Belle transition pour introduire la bête !! Mon Chat, enfin, surtout celui de mon concierge, le fameux Jean-Claude, qui adore toutes les copines qui me visitent… Jean-Claude, hein, pas mon Chat, euh, enfin pas son chat… Donc, le chat de JC, je le nomme… mon Chat…. La aussi, je suis allée chercher loin ca la ! Mon Chat passe sa journée dans l’entrée de la résidence à, soit tenter d’attraper un des écureuils (se référer ci-dessus), soit à légumer de tout son long étendu sur l’herbe… Il fera moins le malin le minou quand il y aura 30 centimètres de neige, hein !! Avec Magali, nous prenons toujours le temps de nous attarder sur le cas de mon Chat… Une petit caresse, il est tellement doux, mais fourbe quand même… La aussi, mieux vaut rester sur ses gardes, et de temps en temps, il sort ses griffes, il faut dire que je veux tellement le caresser et le retenir qu’a un moment ca doit le tanner ! Magali dit que je l’ai trop effrayé pour Halloween… c’est vrai que ce soir-la, je me suis ruée sur lui, en hurlant de façon démoniaque – rapport a mon costume - et que mon Chat a eu une peur bleue et a déguerpi à une vitesse incroyable !! Il me pardonnera, j’espère !

Et puis, les chiens, j’aime bien les chiens, même si ca manque un peu d’indépendance a mon gout… Toutefois, j’ai toujours imaginé avoir un chien, un bon gros chien, qui garde ma superbe future propriété avec un magnifique parc fermé ou il peut courir autant qu’il veut… Le principal inconvénient que je considère pour les chiens, c’est leurs excréments… et leur ramassage… Beurk !! Rien que ca la, ca me dissuade d’avoir un chien…. Voir ces pauvres gens qui se promènent dans la rue avec leur petit sac de plastique a la main a quelque chose pour moi de totalement repoussant… Bref, malgré les visites régulières que je fais dans l’animalerie à coté de chez moi, ou je regarde attendrie ces petites boules de poils, j’arrive à me raisonner et à tenir bon… Les gens quand ils sont bien dans leur vie, trouvent généralement le moyen de se créer des contraintes, histoire de pouvoir s’en plaindre… Le chien en est un excellent exemple, un modèle d’esclavage moderne… « On ne peut pas quitter la maison plus de deux jours…a cause du chien », « Je dois rentrer, je vais nourrir mon chien… », « Je vais sortir le chien… Oh, il fait -30 degrés dehors??? Ben je vais me peler alors… » Mais pense-t-on vraiment a la condition de ses pauvres bêtes ?? A Westmount, dans ma localité, on s’en préoccupe… Oui oui ! Avec Magali en nous promenant dimanche dernier dans les hauteurs de la ville nous sommes tombées interloquées sur une chose dont je ne soupçonnais même pas l’existence : un square pour chiens, oui, vous lisez bien, un parc pour les chiens… Un endroit réservé pour nos amis les plus fideles ou ils peuvent gambader, jouer a la balle, monter sur les rochers, en descendre, sous les yeux attendris de leurs maitres qui les regardent évoluer… Bon faut pas oublier que les chiens entre eux, le premier truc qu’ils font c’est se renifler le derrière – « Non Didier…, on ne sent pas le cul des filles »… « Mais quel con ce chien… », répliques phares du film « Didier » avec JP Bacri et Alain Chabat – et ca c’est beaucoup moins attendrissant… Magali et moi sommes restées tout de même toutes perplexes devant ce lieu… une municipalité qui consacre un de ces parcs a ces chiens, c’est fort, très très fort ! Et pendant ce temps-la, les enfants attendent que leurs parents aient fini d’amuser le chien !!! Je crois que la j’ai atteint mon seuil d’amour des bêtes… et de gentillesse.

dimanche 4 novembre 2007

Retour au quotidien !!

Octobre est passé et a représenté de mon coté un retour au quotidien…
Enfin le quotidien, c’est un bien grand mot… Je dirai plutôt un rythme régulier… du moins… régulier pour moi, ce qui représente un rythme quand même soutenu… J’estime que quand j’en suis à fixer des rendez-vous téléphoniques pour pouvoir parler a mes parents, c’est que je mène quand même une vie de malade… Mes collègues ont halluciné quand l’autre jour je leur ai dit : « Hey, samedi, j’ai une conf call avec ma mère a 9.30am… » !
Mais je dois avouer, j’aime quand les jours se suivent et ne se ressemblent pas…
Il y a eu pleins de changements positifs depuis mon retour de France. Entre autres, l’arrivée de Magali, ma coloc’, que vous voyez souvent dans les articles et puis, j’ai une nouvelle job… On se calme, je n’ai pas changé de société mais juste de spécialité, un transfert de ligne de services, histoire de donner un nouveau souffle a ma carrière et a ma motivation tout en restant dans un environnement de travail que j’apprécie énormément, de nouveaux défis a relever… Comme me l’a écrit Georges : « Un nouveau challenge pour toi… ca faisait juste un an que tu n’en avais pas eu un! ». En clair, tout va bien.

Octobre nous a fait passer de l’été à l’hiver, du 25 degrés en début du mois au difficile 0 pour Halloween… J’ai repris le rythme de mes petites rencontres hebdomadaires avec mes amies, Annie, Carmela (en photo au Pub McKibbin's - 1426 Bishop), Nadja… J’ai revu Annie, la française en stage ici…, cela faisait 5 mois qu’on devait se retrouver… Pour l’anecdote, elle m’avait donné rendez-vous au Café Cherrier sur Saint Denis, juste avant de la rejoindre, j’étais allée chez Nadja, pour discuter un peu et en passant dans la rue en voiture, j’avais repéré le café sur la gauche qui ne payait vraiment pas de mine vu de l’extérieur. Bref, peu importe, après tout, Annie devait connaitre… Donc a l’heure du rendez-vous, ayant repéré les lieux, je me dirige d’un pas très décidé vers le café Cherrier… Je rentre et la, je suis décontenancée – ca m’arrive ! Que des hommes assis autour des tables de billards, avec leur canne de pool en l’air, attendant leur tour pour jouer, tous dans le même sens pour regarder les écrans accrochés au mur qui diffusent vraisemblablement une game de Hockey, le son au plus haut… J’identifie le bar au fond de la salle et passe devant tout le monde essayant de me concentrer sur mon objectif et de ne pas me sentir observée… Sortant du travail avec mon tailleur jupe, mes bottes, et ma cape, je dénote totalement du cadre! Quel décalage… J’arrive au bar auquel je m’accroche comme un naufragé à une bouée et le serveur qui porte un maillot des Canadiens me demande ce que je veux boire… « Euh, je vais attendre mon amie… » . J’essaie en vain de l’appeler et lui laisse un message dans lequel je lui précise que je suis surprise de son choix, et que j’espère VRAIMENT qu’elle ne va pas tarder… Je vais la maudire pendant les 20 minutes suivantes… en sirotant l’eau gazeuse que j’ai finalement commandée et me disant qu’elle a surement une bonne raison d’avoir choisi un endroit pareil qui ne ressemble pas pantoute (pas du tout) au genre d’endroits qu’on fréquente d’habitude : je vais même jusqu’à imaginer qu’elle a « spoté » un des serveurs (cela veut dire : identification d’une cible potentielle ;-)). Je suis tellement fatiguée que je me mets à regarder bêtement la game à la télé… Quand finalement Annie m’appelle… « T’es ou ? »… La la, je fais impasse sur toutes les insultes qui sortent de ma bouche pour exprimer mon mécontentement, purement françaises et totalement déplacées et que pour la bienséance je ne répèterai pas… Mais disons que mon accent du sud ressort ! « Je suis au bar ! », « Non – me répond-elle, j’y suis… ». La la, gros point d’interrogation…. Finalement, Annie viendra me chercher à la Brasserie Cherrier pour nous rendre au Café Cherrier… en face…. No comment ! Excepté celui du serveur qui me dit : « Je me doutais bien que vous ne pouviez pas avoir rendez-vous ici… mais revenez après!! » Oui, c’est ca ! Et il ne pouvait pas le dire avant non ?? En définitive, une soirée agréable dans une brasserie a la française a la devanture très chic… Ouf !

Un autre soir, je vais retrouver Elise, Andrew, Georgia et Deborah pour un repas « remember » (souviens-toi) de notre séjour à Washington au mois de mars… Eux y avaient passé 3 semaines de travail intenses… de mon coté, ma participation s’était limitée à les rejoindre pour un week-end, juste pour le fun, après que Georgia m’ait proposé… mais cela fait partie du séjour quand même… Andrew en profite pour rappeler à tout le monde que je lui avais renversé un verre d’eau glacé dessus !! Et puis Elise a décidé de prendre de nouvelles directions professionnelles… On reste en contact, on se reverra. Pour l’occasion, on soupe dans un restaurant vraiment sympathique aux odeurs de Provence : L’Aromate - 1410 rue Peel, branché, un peu tendance, avec une bonne cuisine, le style de resto qu’on trouve facilement a Paris dans le 17eme, seul bémol, les salles de bain qui font vraiment miteuses comparé au restaurant. C’est dommage... En clair, allez au resto mais pas aux toilettes!!!

Dans mes journées, je croise Furong et Maria, qui, outre le travail, préparent des examens, Lucy, elle, anticipe son congé maternité et se bat pour tout terminer avant son départ. Je ne vais plus la voir au travail, ca me fera vraiment bizarre… pendant un an, la durée du congé maternité ici ! Si elle croit se débarrasser de moi comme ca, bien sur que je vais retourner sur l’Ile Bizard pour la visiter, elle et sa grande famille ! Elle m’a envoyé une photo de ses garçons en Spiderman pour l’Halloween – non, vous ne voyez pas double – ne sont-ils pas a croquer !!!
Et puis, je vais –enfin !- visiter Katell et Philippe qui me présentent leur petite bombe, Marie, une jolie crevette, née deux mois avant, totalement adorable, qui pour le bonheur de ses parents dort déjà des nuits complètes, et commence à distribuer de jolis sourires. Il faudra essayer de se revoir plus souvent…

Pas de soucis, dès que j’ai repris mon rythme régulier, on se refait ca… C’est quand déjà ?

mardi 30 octobre 2007

C’est l’Halloween !!!


Avant la valse des Peres Noel et autres petits lutins… nous voila rendus à Halloween… La vraie fête, c’est le 31 octobre, quand les enfants passent entre 6pm et 8pm de maison en maison pour demander des sucreries… Je ne sais pas si il y aura des petits – à vrai dire, je n’en vois pas trop des enfants dans ma résidence !! - qui viendront sonner à ma porte ce mercredi soir, l’année dernière, j’étais à Toronto, et accessoirement, je n’avais pas encore un appartement digne de ce nom !! Mais en tout cas, j’ai fait le plein de bonbons à distribuer, je verrai bien, et puis comme ca, je pourrai remettre ma perruque que je trouve super hot !!

Car effectivement, à cette saison-ci, ce qui est fun, c’est qu’il y a des soirées déguisées organisées un peu partout… Et devinez ce que j’ADORE : me déguiser bien sur !! Si Magali n’avait pas travaillé dimanche, nous serions parties faire la course costumées d’Halloween a Québec recommandée par Annie, ca avait l’air très drôle, Carmela m’avait proposé une soirée également qui semblait démente, mais finalement, j’ai opté pour faire connaissance avec le groupe qu’avait rencontré Magali ici a Montréal, et puis, c’était l’occasion de passer une soirée toutes les deux, c’est vrai que ca faisait longtemps ! Nous avons donc rejoint Alexandre et Isabelle qui organisaient chez eux, dans un superbe appart’ sur Mont Royal, un party digne de ce nom, ou tout était réuni pour une soirée de qualité : des gens qui jouent le jeu, des candies (bonbons) et autres mets, des boissons qui aident à se détendre, de la musique excellente – on apprécie leur gout pour les tounes françaises !- et leur impeccable sens de l’hospitalité, jusqu'à laisser libre accès a leur jacuzzi dans le jardin a tous les invités qui désiraient en profiter…

Mais pour revenir un peu en arrière, j’ai eu autant de plaisir lors de la préparation de nos costumes que lors de la soirée… Vendredi soir, après le travail, nous sommes parties toutes les deux à la recherche de nos habits de fêtes… Ne voulant pas y consacrer un budget énorme, j’ai eu l’idée d’aller au Dollarama… équivalent de « La Foirfouille », pour les français, ou on trouve de tout et n’importe quoi pour 1$ (hors taxes of course)… Autant dire que c’est presque donné… Le rayon consacré à la fête avait été un peu dévasté, des figurines horribles a voir nous faisaient de l’œil – comment les moufflets ne sont pas effrayés en voyant ces horreurs ??- mais en fouillant bien, il restait quelques petits trésors… dont mon attirail de diable et celui de papillon que j’ai pris en cas d’abandon du premier… A 1 dollar, ca ne va pas chercher loin le luxe d’avoir une alternative pour son déguisement !! Magali a trouvé son ensemble de gentille sorcière… ainsi que son balai, élément incontournable… Vous remarquerez bien-sur le souci du détail… La aussi, nous n’avons pas résisté aux essayages divers et variés dans tous les magasins que nous avons visités ensuite… il y en a des heureux…et de bien pires !! Mais un excellent délire et une soirée à rire passée entre copines… Pour parfaire la finition du costume, rien de tel qu’une perruque et un boa, qui s’est révélé être, a l’ouverture de l’emballage, illuminé puisque il était équipé de petites diodes que je pouvais actionner ! Bref un luxe, vraiment ! Arrivées à la maison, séance d’essayage…. Parfait !

Le plus difficile résidait tout de même dans le maquillage… une séance d’une heure dans la salle de bain… garantie d’une longue tenue et surtout d’un effet effrayant, car selon moi, Halloween est la fête des fantômes et revenants, donc autant être le plus apeurant possible… Nous étions comme des gamines en nous préparant… à sauter partout, essayant de parfaire au mieux l’effet…
Et puis, aller jusque là-bas, en voiture et regarder le regard amusé des autres conducteurs !! Arrivée sur place, j’ai réalisé combien les costumes d’Halloween ne sont pas tous effrayants… bien au contraire ! C’est bien ma veine ca, j’avais l’air d’une folle avec mes yeux noirs !!!

J’ai rencontré une groupie d’Austin Powers, Minnie, 2 policiers, des écolières, une chanteuse de cabaret, un lifeguard – (maitre sauveteur) renommé Mitch pour l’occasion, le petit chaperon rouge, des cow boys, Lara Croft, 2 gigolos, un tennis man (!), Dark Vador, un pilote de ligne – a qui j’ai raconté mes « petites histoires d’hôtesse de l’air » (voir article « Les filles de l’air ») et pleins d’autres. Une mention spéciale pour Volwerine ou X-man – désolée, je ne suis pas très forte en « héros », qui a trouvé le moyen d’emprunter un short de bain à notre hôte pour aller se baigner... avec le short, et son costume !!! Et Alex qui me disait : « Oh tu vas voir, il ne va pas rentrer dans le jacuzzi, c’est juste des paroles !! ». T’as gagné !
Pour ma part, pas envie de me baigner, mais plutôt de rentrer me blottir sous ma couette ! Il est 3h passé ! Superbe soirée !

lundi 29 octobre 2007

Ma boutique – Sortie du CD de Enz !

Aujourd’hui, sortie du CD de Enz…
Sold out sur Amazon, vous pouvez le trouver sur la Fnac – cliquez ici
ou sur son site pour écouter des morceaux - cliquez ici Félicitations Juju !! ;-)

samedi 27 octobre 2007

De l’été indien…

Mon idée de l’été indien avant d’arriver ici, c’était qu’il s’agissait d’une période de temps clémente qui faisait que l’été s’éternisait jusque dans les confins de l’automne, propre au Canada et surtout a la chanson de Joe Dassin… « Avec ta robe longue, tu ressemblais a une aquarelle de Marie Laurencin… », qu’est-ce qu’on a pu en rire de cette phrase lorsque j’étais en prépa, on trouvait qu’elle faisait un peu kitsch (kétaine). Mais j’avais été, tout de même, assez fière de moi l’an dernier quand j’avais pu effectivement admirer des esquisses de Marie Laurencin au Musée de l’Orangerie a Paris, cela donnait un coté plus réaliste a cette chanson…

Le week-end dernier, les températures ont oscillé entre 20 et 23 degrés celsius avec un soleil magnifique tout dimanche… Mais il y a débat ici, peut-on vraiment considérer qu’il s’agit de l’été indien ?? Le truc est que normalement on parle de l’été des indiens quand il y a un redoux juste avant l’hiver, mais surtout après la première gelée… Or, il n’y a pas eu trace encore de gelée cette année… Technique, hein !!! Il y a des années, comme l’année dernière - ou il a plu du 17 octobre au 1er décembre (je sais : j’y étais) – ou il n’y a pas d’été indien !!

Quoiqu’il en soit, les conditions étaient telles, cette dernière fin de semaine, qu’il aurait été dommage de ne pas en profiter… Partir sur un nowhere, au hasard de nos envies, se laisser guider par le temps, les couleurs, et ses chemins de campagne si charmants dès qu’on a quitté les grandes artères, prendre le temps et en profiter… Allez embarque ma belle !!

D’abord direction le Nord de Montréal, vers les Laurentides avec un premier arrêt à Mont Tremblant, « LA » station touristique et chic par excellence… Ses petites boutiques, ses restaurants et bars… dont l’un d’eux nous permettra d’échapper à l’averse et de nous abriter dans un recoin chaleureux… Apres la pluie vient le beau temps, bien heureusement… Le soleil force le passage, et prépare sa superbe prestation du lendemain… La station est bien achalandée et bénéficie d’un environnement exceptionnel, le domaine skiable, son lac et les forets alentours, mais je trouve, comme en hiver, qu’elle manque tout de même de cachet, surement trop neuve, un petit coté carton-pâte avec des faux-airs d’Eurodisney avec toutes ses couleurs criardes…

A quelques kilomètres de la, nous reprenons plus au sud et rentrons dans les « vraies » Laurentides avec les lacs tous les cents mètres, les forets et les routes escarpées et tortueuses… Impossible de se perdre avec un GPS, quoique moi, j’en serais bien capable… il faut dire qu’on lui a coupé le siffler a ce joli outil… j’ai trouvé assez insultant la fonction voix avec accent français qui prononce les termes anglo-saxons vraiment a la française de base… Non mais franchement!!! Nous longeons la Rivière du Diable et les villages d’Arundel et Harrington, apercevons des maisons isolées aux bords des lacs – les chanceux !! – arrêtons pour prendre des photos, la luminosité est superbe, les couleurs et la nature resplendissantes. Par deux fois, nous observons des barrages de castors, qui par leur travail titanesque ont réussi a inonder une partie du paysage… et leurs maisons de bois caractéristiques. Le soleil ressort pour nous faire admirer son coucher, c’est superbe…













Un court passage a Montebello sur la route entre Montréal et Gatineau, la nuit est tombée mais le peu de luminosité restante me laisse penser que la vue est grandiose ici aussi sur les bords de l’Outaouais… pour finalement, se retrouver dans un restaurant a Rigaud, proche de Vaudreuil, au creux d’une cheminée centrale qui donne tout son charme a la salle… A recommander absolument ce steak house : Restaurant Rube - 147 route 201 à Rigaud.


Une visite dans les cantons de l’Est s’impose naturellement comme étant la meilleure idée pour poursuivre la deuxième journée de cet excellent week-end aux alentours de Montréal… Mais d’abord, rien de tel qu’un brunch dans une place géniale ou il faut vraiment aller… Chez Cora a Vaudreuil Dorion – 84 bd Harwood, la carte est complètement démente… Je n’y étais jamais allée auparavant croyant que c’était une sorte de fast-food du brunch, mais en fait pas du tout !!
Pour la petite histoire, Cora a créé sa première place de déjeuner, il y a 20 ans dans Montréal, après s’être fait plaquer avec ses enfants par son mari… La suite, c’est une marque franchisée avec une offre typique connue pour les dessins de ses plats sur les murs, une centaine de restaurants ouverts au Canada, en pleine expansion… Bref, y en a un qui doit se mordre les doigts… et une qui doit penser que la meilleure chose qu’il ait faite pour elle, c’est de se casser !!!
En outre, le Cora de Vaudreuil bénéficie d’un emplacement assez incroyable, car même si l’entrée ne paie pas de mine et est voire peu avenante, la salle du restaurant donne directement sur le Lac des deux Montagnes, et avec le temps qu’il faisait dimanche matin, cela prêtait à l’instant un coté réellement idéal !

Pour rejoindre les Cantons de l’Est… on traverse l’Ile Perrot, et Dorval… non loin de l’aéroport, ou je passe tous les matins pour aller travailler depuis 3 semaines, et la, j’ai honte, je réalise qu’a deux pas de l’autoroute 20, se trouve le Lac Saint Louis, aménagé et propice aux promenades… Petit arrêt, pour profiter, toujours et encore…

Puis passage a Saint Jean de Richelieu après avoir franchi le Pont Champlain, et direction les petits villages de l’Est, tous plus charmants les uns que les autres, toujours les couleurs, et la luminosité, non loin de la frontière américaine : Saint Sébastien, Dunham, et Frelighsburg ou nous ferons une longue pause, notre serveur ayant vraisemblablement décidé que nous avions le temps – on reste zen, on va pas s’énerver, il est allé la chercher en Grèce la féta, non ???... Peu importe, l’endroit est agréable, ensoleillé et au bord de la rivière… Et on est bien… Parfait…

J’aurais bien aimé voir Sutton, dont j’ai tant entendu parler, mais c’est loin Sutton ( ;-)), ce sera pour une prochaine fois et le week-end touche a sa fin, une soirée agréable entre amis a boire du vin et bien manger et puis il faut penser a rentrer a Montréal… Mon premier été indien, inoubliable !