dimanche 16 décembre 2007

Il était une fois….

…une jolie princesse vivant dans un royaume enchanté dans un pays lointain et merveilleux, elle était sur le point d’épouser son prince, rencontré et embrassé la veille, quand elle fut précipitée par sa méchante belle-mère dans un puits sans fonds qui la transportât dans les rues de New York de nos jours…. Elle aurait pu plus mal tomber, car son chemin croisa la route d’un bel avocat spécialisé en divorce, plus connu sous les traits de Patrick Dempsey – Oh My God !!-, autrement dit le très séduisant Docteur Mac Dreamy de « Grey’s Anatomy »…

Un samedi soir sur la Terre, et pour les besoins de la scène ici, à Montréal, deux filles, Annie et moi, qui ont décidé de se faire un film de filles, on dit ici un « chick flick », une comédie romantique, mélange de bons sentiments et d’amour, avec un scénario minimaliste, mais beaucoup d’espoir et de rêverie… et quelques larmes à verser également… Bref, un moment absolument banni pour une « date » (rendez-vous galant en français) et que l’on ne peut partager qu’avec une bonne copine !
N’étant jamais aux faits des dernières nouveautés cinématographiques, le matin, je cherchai sur internet quelles étaient les comédies romantiques sorties à l’occasion de Noël… et je tombai sur la bande annonce d’un des derniers Disney « Enchanted », traduit en français en « Il était une fois », qui, outre un humour décalé apparent, parlait de Prince et de Princesse, d’amour et de bonheur éternels – ever ever after- et de true love kiss (le baiser d’amour vrai)… bref, mon choix pour une soirée « filles » était arrêté, ne manquait plus qu’à convaincre Annie… Assez bizarrement, je me serais attendue à plus de résistance de sa part, mais elle acceptait sans broncher !!

Et j’en ressors conquise, ce n’est pas un chick flick, mais plutôt un magnifique conte de Noël pour enfants de plus de 6 ans (oups, je viens de voir sur Allo Ciné que c’était noté)… Toutefois, j’ai eu le sourire aux lèvres pendant les presque 2 h du film, et j’ai ri… Moi qui suis fan d’Ally Mc Beal et de toute sorte de monde imaginaire, me voilà comblée ! J’adore le côté naïf, décalé et totalement fantaisiste de ce genre de fable, cela m’a fait retomber dans l’innocence de mes 10 ans, et j’adore ça ! Les acteurs et la mise en scène ont réussi leur mission de faire un parallèle entre le monde des princesses et celui de la dure réalité de notre vie moderne…Ce serait dommage d’en raconter plus sans gâcher la magie du film, donc si vous êtes capable de laisser aller votre imagination et de ne pas tout prendre au premier degré, ce film pourrait vous plaire… en version originale de préférence.
En sortant de la salle, j’avais envie de sauter partout en chantant… et je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion de faire une photo avec Cendrillon… « That's how you know… ».
Cliquez ici pour la bande annonce en anglais ou en français.

samedi 15 décembre 2007

Simo, pas l’étoile !!

Voilà, nous arrivons à Noël et comme chaque année, la tradition du sapin, pour une fois, je suis en retard… D’habitude, il est installé le week-end qui suit mon anniversaire, début décembre… Mais là, trop de choses à gérer, pas le temps et puis je repousse jusqu’à mardi dernier : il était temps, Noël est dans moins de deux semaines…

Avec un peu de recul, je me dis que nous avons bien fait de ne pas le monter avant… Je me suis rendue à l’évidence : un arbre de Noël et un chaton dans une maison sont deux choses absolument incompatibles !!!

Je me doutais que le chat allait être attiré par le scintillement de toutes les boules et guirlandes, et j’avais, de ce fait, placé sur l’arbre les décorations en fonction de leur fragilité et de ma préférence, les plus fragiles et celles que j’affectionne le plus se retrouvant sur le haut… Peine perdue, Simo a compris comment on grimpe à l’intérieur de l’arbre et prend un malin plaisir à décaniller les boules une par une… A chaque fois que je me lève le matin, ou que je rentre à la maison le soir, je redoute l’état de délabrement dans lequel je vais retrouver mon sapin, et je vérifie minutieusement si mes pièces préférées sont toujours présentes : les figurines de l’ange, du Père Noël et du bonhomme de neige, ainsi que l’étoile… Je ne pensais pas que monter le sapin de Noël pourrait représenter un tel stress – hihihi- et tellement de rires aussi car finalement, ce n’est rien de grave !
Avec Magali, nous sommes en cours de réflexion pour trouver un emplacement que le chat ne peut pas encore atteindre, il est encore petit… Nous avons pensé au rebord de la cheminée, mais le sapin faisant plus d’un mètre cinquante, cela risque de faire bizarre !!!

J’ai filmé les exploits de Simo (et nous riant comme des baleines), vous trouvez le lien vers les vidéos ici ou à droite dans la barre de menu…

Je veux faire du ski !!!

Pour un blog en chanson, cliquez sur la flèche ci-après :
Chanson du film “Les bronzes font du ski” – Film culte français.


Avec la neige qu’il est tombé ces derniers jours, une envie irrépressible de skier m’a tenue toute la semaine passée, impossible d’envisager de faire autre chose en fin de semaine que du ski de piste… J’étais vraiment comme une gamine capricieuse, j’aurais vraiment tout fait pour poser mes pieds sur mes planches !!
Difficile de trouver des gens aussi motivés que moi, car pas libres, pas envie, pas assez chaude, trop froid… blablabla… J’en étais à envisager de me louer une voiture pour le week-end afin d’y aller toute seule : j’avais même approché toutes les autres solutions, le bus, l’autostop organisé au Québec, consultation sur internet… Ici, tout est fait pour celui qui a une voiture, rien n’est pensé pour le côté pratique de ceux qui n’en ont pas, je suis sûre que s’il existait des navettes à la journée pour le ski, à départ de Montréal et à destination de quelques stations alentours, cela trouverait des clients réguliers et ferait des heureux…. Des choses comme on en voit dans les Pyrénées ou dans les Alpes, c’est parfait et cela devrait se développer ici!

Bref… peu importe, j’y allais ! J’avais envoyé quelques mails à des amis susceptibles de vouloir m’accompagner le jeudi – cette manie de m’y prendre au dernier moment toujours !-, mais le vendredi, personne n’avait répondu à l’appel jusqu’à ce que Carmela me dise ok pour le dimanche… Super et d’une !! Je pensais qu’elle préférait les randonnées en raquettes, et elle m’avait surprise d’accepter : j’avais dû me montrer très convaincante en lui promettant une leçon particulière de ski alpin.

Le vendredi, dans l’esprit festif des préparatifs de la soirée de Noël, j’étais rentrée dans le bureau de deux collègues français en leur proclamant que leur mission de la journée était de me trouver quelqu’un avec qui je partirais au ski. C’était simple, je n’avais aucun critère particulier… Nous en avons bien ri… Et puis, l’un d’eux Philippe m’a appelé une heure après en me disant qu’il avait trouvé quelqu’un : sa femme ! Carmela m’a dit que c’était tout moi ça de faire ce genre de truc. Et je n’allais vraiment pas le regretter, car j’ai fait une jolie rencontre !

Après que j’ai essayé de me reposer le samedi matin, consécutivement à la Christmas, Lydia est venue me chercher sur le coup de midi. Nous avons eu tout un trajet jusqu’à Bromont pour faire connaissance, ainsi que la file d’attente pour le pass : apparemment, nous n’étions pas seules à avoir eu la bonne idée de venir! Et puis, le reste de l’après-midi excellent bien sûr à descendre. Lydia a un très bon niveau, elle a été moniteur de ski… Nous finirons par un stop au bar en bas des pistes. Rien de tel qu’une soupe à l’oignon ou un beau chocolat chaud pour se réchauffer ! Retour sur Montréal, nous parlons déjà de la prochaine fois où nous reviendrons… Lydia fait une proposition alléchante de souper, mais je tombe de fatigue, je n’ai dormi que 5h la nuit précédente, et j’entends l’appel de mon sofa, sur lequel je m’écraserais 3 bonnes heures avant de manger avec Magali !

Le lendemain, rebelote ! C’est une Carmela motivée mais un peu effrayée qui vient me chercher. Motivée, car elle est toujours partante pour les activités d’extérieur, mais effrayée car, elle a dû monter 5 fois sur des skis auparavant. Je la rassure, cela va aller… Je lui ai promis une leçon, j’aime bien de toute façon : je fais preuve, assez étonnamment, d’une grande patience quand il s’agit d’enseigner quelque chose, et encore plus du ski ! Un fois sur place, je vais réaliser que son niveau est loin d’être aussi catastrophique que ce qu’elle prétendait. Et nous allons passer ensemble une journée excellente, elle va me suivre partout, à son rythme, et elle fait des progrès impressionnants !
J’ai parfois peur des autres skieurs, qui ne font attention à rien, ça me donne l’impression qu’ils skient comme ils conduisent au Québec – hey hey !... Et puis, c’est facile de faire le malin en godille ou tout schuss… sur une piste bleu… On en voit moins sur les pistes de couleur noir ! Plus tard dans l’après-midi avant de finir la journée, nous prendrons une heure chacune de notre côté : je ferais ainsi 5 descentes à mon rythme, plutôt rapide, quoi ! Et nous nous retrouvons au bar que j’affectionne particulièrement avec sa cheminée qui donne envie de s’y lover… Dois-je préciser qu'il fait vraiment froid dehors???
Une chose que j’aime avec le ski, c’est effectivement le « ski-bar »… A penser…

mardi 11 décembre 2007

Tapis Rouge !

Pour un blog en chanson, cliquez dans la barre de menu ci à droite.

Vendredi soir… au Sheraton, centre de Montréal, se tenait la Christmas Party du bureau… Il est assez inconvenant et politiquement incorrect de parler d’une « Christmas » dans une région du Monde où l’on se bat avec la question des accommodements raisonnables et autres conséquences des mélanges des cultures… - Ceci était la courte parenthèse intellectuelle de ce blog… - Quoiqu’il en soit, j’aime à l’appeler ainsi, « Christmas », et puis cela me rappelle le bureau de Paris ! ;-)

Ayant déjà vécu l’expérience une fois à Montréal, et connaissant le standing auquel je devais me préparer, je n’avais pas échappé au rendez-vous chez le coiffeur… La soirée était à 6pm, mon rendez-vous à 5, ce serait serré mais j’y arriverais… A 4h cet après-midi-là, Marc-André rentre dans mon bureau en me demandant ce que je fais encore là, alors que toutes les filles de l’étage ont disparu… Il me fait rire… Je lui dis que j’ai des pouvoirs spéciaux… je me lève alors de ma chaise en me faisant tournoyer sur moi-même, les bras en l’air, en chantant : « Wonderwoman », et je me rassois en disant platement que je n’ai pas eu de rendez-vous chez le coiffeur avant 5h… et lui de continuer en me soupçonnant de vouloir être « fashionably late » (disons, pour traduire, être en retard pour faire style…). J’avoue, il m’a dévoilé ! Et puis sur les derniers jours, j’ai combattu cette furieuse envie de ne pas y aller aussi et de rester lovée dans mon canapé à contempler le beau regard de mon docteur préféré dans la série de « Docteur Grey, leçons d’anatomie », c’est la traduction québécoise de « Grey’s Anatomy » ! Et finalement, je n’allais pas manquer ça, on nous promettait le tapis rouge, après tout !!!

J’arrive chez le coiffeur à l’heure, je retrouve Winnie, rencontrée 2 mois avant, quand nous avions décidé de passer une soirée « filles chez le coiffeur » avec Magali… En me voyant, elle sourit, elle se rappelle de nous, nous avions tellement ri toutes les 3… Juste pour ceux qui suivent : elle se marie toujours… en Janvier 2009 !
Je lui demande de réaliser un joli chignon qui tienne toute la soirée, quelques mèches qui sortent, et voila, c’est tout pour mes exigences… En une demi-heure, elle accomplit le tout, je suis contente : c’est rapide et totalement adapté à l’évènement, quand je me rends compte que je porte un pull col roulé… Je vous laisse deviner mon état d’énervement et les noms d’oiseaux qui sortent de ma bouche. Pour mes lecteurs masculins, je vais expliquer… Avoir un col roulé alors que vous venez de faire un magnifique chignon, c’est un peu comme quand vous montez une bibliothèque Ikéa et que vous réalisez que vous avez oublié une des étagères alors que vous avez fini de fixer l’ensemble et bien sûr rajouter le fonds…. Alors ce que vous faites, c’est que sans vouloir tout défaire (« Hors de question !! »), vous allez forcer… Et bien moi, en arrivant à la maison, pour éviter de détruire ma coiffure, j’ai « un peu » forcé sur mon pull… du coup, ce n’est plus un col roulé, mais un col en V !!!

J’avais fait en sorte que tout soit prêt la veille : robe et étole repassés, bijoux choisis, bas et chaussures sélectionnés… Il ne me restait plus que d’enfiler le tout après une douche relaxante (« non, tu y vas, tu ne restes pas ici… »), le maquillage qui, après des années de pratique, n’est que l’histoire d’une dizaine de minutes… Et me voilà, prête à partir, mais sans taxi… Impossible d’avoir la ligne de Taxi Diamond ou Atlas, occupée… Oh my God… Je savais bien qu’il fallait que je le réserve, ce n’est pas comme si je n’y avais pas pensé 36 fois dans la journée !!
Prenant mon courage à deux mains, et mes bottes, j’ai marché jusqu’à la borne taxi la plus proche de la maison… ouf, direction le Sheraton…

Arrivée là-bas, vers 18h40 – c’est pas pire !, j’entends le brouhaha typique des grandes réceptions – nous serons près de 700 ce soir-là…, entrecoupé par des cris stridents qui n’ont pas l’air d’inquiéter les gens autour… Ok, cela me change de la tranquillité québécoise… Je me rends au vestiaire où je trouve une Furong absolument magnifique qui m’aide à me sortir de ma bataille avec mon manteau, mon voile, mes chaussures, mes bottes, leur sac en plastique…. J’atteins le comptoir du vestiaire et je suis déjà épuisée !
Je me retourne et je comprends d’où proviennent les cris : pour l’occasion, un tapis rouge a été déroulé et une foule de fans en furie hurle et demande des autographes aux personnes qui entrent dans la soirée, certainement des étudiants engagés. Je trouve l’idée très drôle et je vais profiter de cette opportunité pour apprécier ce faux moment de gloire, en adoptant ma démarche de star et en signant un ou deux autographes essayant au mieux mon sourire Colgate… J’avance et je réalise qu’en plus, nous sommes filmés et qu’à l’issue du tapis se situent des présentatrices qui nous interviewent… L’une d’elle est Marie-Josée Rivard que je vois pour la troisième fois, les deux premières étant lors de la parodie de Canadian Idol, la seconde est une collègue que j’ai failli ne pas reconnaître tellement le costume lui allait bien.
Je prépare mon entrée, attendant que le couple devant moi ait fini son « interview », quand je remarque un gars qui, arrivé après moi, se place à ma gauche… « Comment ça ? Il ne veut pas me gâcher mon entrée lui ? Il veut faire croire que nous sommes ensemble ou quoi ?? »… Mais pas du tout, en fait, dès que le couple libère la place, il en profite pour copieusement me passer devant en me coupant le passage et en agissant d’une façon très grossière… Le mufle !!! Ah, la classe québécoise !! Hum, là, c’est ironique… Je suis tellement surprise de ce comportement – pourtant, après un an ici, je devrais être habituée, que Marie-Josée doit voir à ma tête que je suis énervée et me dit que j’ai l’air d’une fée avec mon voile… Non, mais elle m’a bien regardé ou quoi, est-ce que j’ai l’air d’une fée moi ??? Et la, je comprends l’expression « coller un sourire sur sa face », car c’est ce que je fais !!!Et me voilà entrée dans le bal… tout le monde a fait un bel effort… les garçons sont beaux, les filles ravissantes, je trouve dans la foule des têtes connues et la soirée commence… Des photos, des photos… j’aime ça… Certains dont je tairais le nom me demandent une apparition dans cet article, c’est chose faite ! Champagne et rires, un bon mélange… Tout va bien ! Je ne bois pas trop : j’ai pour objectif de passer le reste du week-end au ski, alors je modère, une fois n’est pas coutume !
L’animation de la soirée passe assez vite inaperçue finalement, moins bien que l’an dernier…, le repas est plus long mais meilleur que l’année précédente… Ah les comparaisons, cela me fait penser aux commentaires que l’on entend quand on assiste à un mariage : on a toujours quelque chose à redire… Une fois encore je ne gagnerai pas au tirage au sort, un voyage m’aurait fait du bien pourtant !
Je discute un peu avec tous, c’est agréable et cela fait plaisir de partager ces moments.

Et puis la soirée dansante, un groupe, en première partie, vraiment sympa, plutôt « danseuses sexy », qui va jouer des basiques, même si ce n’est pas de la dernière mode. Là encore, je vais réussir à danser le rock – deux fois en une semaine, quel exploit !! Enfin, disons, que je vais montrer à Marc-André comment on se fait guider en faisant style de guider… Le pauvre ! Mais il arrive bien à suivre quand même… En deuxième partie de soirée, c’est une sono classique, mais la playlist empire, ainsi que l’état éthylique du reste des participants… Je resterais jusqu’à la fin avec Laëtitia et Benoît, à 3h du matin, et je ne sais si c’est parce que je n’ai pas bu, mais je reste surprise en regardant autour de moi : pas sûre que ce serait de même si les blondes et chums étaient invités ! Ça dérange quelqu’un ici ??? ;-)

Sortie par le tapis rouge, mais les fans sont partis, finie la soirée de star, je rentre à la maison… Mais que c’est difficile d’avoir un taxi un soir de Christmas parties partout dans Montréal quand on ne s’appelle pas Paris Hilton !

dimanche 9 décembre 2007

En allant au bureau !

Une chose que j’aime vraiment faire ici, c’est marcher jusqu’au travail…. A Paris, cela m’était impossible, j’habitais à 50 minutes porte à porte en métro des bureaux, ou 25 minutes en scooter… sachant que je risquais ma vie tous les matins et tous les soirs sur le périphérique… Ici, ok, il vaut mieux prendre garde aux pelleteuses, déneigeuses et de façon plus générale aux conducteurs québécois, mais le danger est moindre que de se faufiler en 2 roues entre les voitures dans le trafic parisien…

Donc, quand je prévois de passer la journée au bureau et que je n’ai pas besoin de partir chez un client, je marche mes 25 ou 35 minutes, selon le temps et les conditions des trottoirs : s’il y a des rangées de neige à enjamber ou pas, si c’est glissant…
Je regarde toujours par la fenêtre avant de partir, ça et la météo, également… Ici, nous vivons au rythme des prévisions météo qui sont rarement erronées, pour ne pas dire jamais, ce qui me change de la France… J’aime ces matinées ou, dehors, le ciel est bleu, sans nuage, et où le soleil lance ses rayons sur le décor… C’est une chance car à Montréal, ce genre de matin est assez régulier et nous bénéficions d’un très beau temps… toutefois, il faut prendre garde : si un matin d’hiver, il fait un temps superbe et que le soleil brille, cela signifie que les températures sont très froides et que, grosso modo, en sortant de la maison, on va se peler !!! Et oui, le revers de la médaille toujours…

J’aime ces marches, car elles me permettent d’une part d’écouter la musique que j’apprécie sur mon petit lecteur mp3 et par ailleurs, ce sont des moments où je réfléchis – et oui ça m’arrive !- à des choses simples : ce que j’ai à faire, ce que je devrais faire, ce que j’ai envie de faire… de ma journée ; et à des choses compliquées : ce que j’ai à faire, ce que je devrais faire, ce que j’ai envie de faire… de ma vie… Des moments privilégiés avec moi-même… tout en étant entourée du reste du monde… J’assiste ainsi à des spectacles extraordinaires. Ne serait-ce que la beauté du décor qui m’entoure, de la ville qui se réveille, je sors souvent ma caméra sur le chemin pour essayer de conserver cette impression, ou bien les gens que je croise… Parfois je ris toute seule, car j’ai manqué de me retrouver sur le derrière après avoir marché sur une plaque de verglas… Plus que ça, c’est le regard des personnes qui se retournent sur moi après que j’ai hurlé… ce qui est absolument contrevenu par rapport au calme canadien typique… A croire qu’eux ne manquent jamais de tomber, ou du moins, le font-ils en silence… ! En fait, on me prend pour une folle car plus je vois leurs yeux interloqués, plus je suis prise d’un fou-rire…

Après, il y a la façon de s’habiller qui en hiver n’est pas affaire de style : il y a ceux, surtout celles, qui n’assument pas les nécessités de l’hiver et qui malgré les 30 cm de neige dans la rue vont porter des bottines en cuir fin avec petit talon, pas de bonnet alors que l’air est cinglant, ou bien un manteau totalement inadapté qui prend la moindre bourrasque de vent pour se transformer en une voile de catamaran…. Personnellement, pour marcher mes 30 minutes, je préfère ne pas avoir trop l’air de grand-chose et être confortablement au chaud dans mon manteau et sous mes épaisseurs d’écharpe, bonnets, cache-nez et autres ! Et puis j’aime bien ce petit effet que cela fait quand j’enlève le tout… un peu style Sophie Marceau dans « L’Etudiante » quand elle rencontre Vincent Lindon dans un téléphérique au ski au début du film et ou elle enlève tout ce qu’elle a sur la tête pour secouer ses cheveux de la façon la plus sexy qui soit… Bon ok, je ne suis pas Sophie Marceau, des Vincent Lindon, je n’en ai pas vu qui couraient les rues ici à Montréal, et accessoirement, à part si je m’arrête au Second Cup pour prendre un café, je ne vois pas bien devant qui je pourrais essayer cet effet de style, car la plupart du temps, je le fais pour moi-même dans mon bureau…Seule !!!

Bref, en arrivant au bureau, par ce temps-là, je me dis toujours que je suis dans une des plus belles tours de la ville et que j’ai la chance de pouvoir admirer Montréal du 34ème étage, et que c’est magnifique… Un petit bémol, mon bureau se situe dans un coin intérieur du building, donc pas de vue superbe pour moi, je vais la « voler » dans les bureaux de ceux qui sont plus chanceux que moi ou devrais-je tout simplement dire hiérarchiquement plus avancés !! Hey hey, note pour plus tard !!!