Ce soir, j’ai reçu d'un site internet un mail me proposant dans la même ligne d’envoyer soit une demande de « Will you be my Valentine ? » (Seras-tu mon Valentin ?), soit, au contraire, une carte humoristique anti-Saint-Valentin !!Et là une question, dois-je me positionner ? Dois-je choisir mon camp ? Pour ou contre la fête des amoureux ???
Il semble être à la mode pour une célibataire, comme moi, d’être « contre » la Saint-Valentin, les arguments sont simples : fête commerciale, automatique, où tous les oublieux de la dernière heure se retrouvent penauds chez le fleuriste du coin de la rue à racler les fonds de bacs de roses – rouge de préférence, toute autre couleur étant jugée fadasse pour l’occasion !! Le « on n’a pas besoin d’une fête pour se rappeler combien on s’aime », ou « l’amour, c’est au jour le jour qu’on le mesure… » sont d’autres arguments… de gars cheap (pas chics) !
Je dois le dire, certainement toutes ces affirmations sont des moyens de cacher une certaine jalousie de la part des célibataires : le bonheur des autres ça énerve !!! Et puis, à partir du moment où je ne me retrouve pas dans une restaurant le 14 février au soir entourée de tous ces couples arrosés aux bons sentiments dégoulinants, c’est une fête que j’aimerais partager avec quelqu’un !
That is the point (C’est le point)… C’est un peu comme ces filles en couple qui disent « oh, moi, je ne veux rien pour la Saint Valentin… » et qui feront la gueule parce que leur moitié n’a pas compris que le « je ne veux rien » veut quand même dire « je veux un minimum… » !!!Donc même constat que l’an dernier, je suis toujours solo, et ça me va. Je donne des vacances à mon cœur et il me le rend bien. J’attends toujours de rencontrer ce garçon qui me donnera plus envie d’habiter avec lui que seule… Et j’avoue les relations interpersonnelles au Québec sont plus compliquées pour une française ! Du coup, j’accepte la pause en attendant, mais parfois, je réalise à quel point la bonne vieille drague à la française me manque…
Du genre de ce matin, je marchais dans la rue en me rendant au travail, toute emmitouflée dans mon manteau et je me retrouve face au soleil – bon ok, il fait -18 en ce moment !- et je vois le monsieur devant moi qui se fait interpeler par un mendiant qui se tient à un parcomètre, comme souvent je le remarque là…
Et puis de toute façon, j’ai développé une relation sérieuse depuis quelque temps, comme je dis à mes amis et collègues, je vis une histoire d’amour intense avec mon petit chat…
Mais j’avoue que je craque – pour Simo, mon chat, je précise - : sa façon de me regarder comme si son bonheur ne dépendait que de moi, de m’accueillir tous les soirs du style « tu m’as tellement manqué aujourd’hui », de me procurer des câlins et de se coller à moi, sans avoir à demander… En voilà un qui sait parler aux femmes aussi, et puis, par-dessus tout, il fait l’unanimité chez mes amies ! Bon ok, il fait la gueule quand il s’agit de le prendre en photo !
Je l’ai même googlé : j’ai recherché sur le net pour comprendre un peu son caractère, et en fait ce n’est pas seulement un siamois, mais un siamois thaï avec une personnalité bien à part… et la particularité de ramener la balle, comme un chien, si on lui enseigne… Alors, depuis dimanche soir, c’est ce que j’apprends à faire à ce petit d’objet de mon affection… La route est longue !









