mardi 12 février 2008

L’objet de mon affection

Ce soir, j’ai reçu d'un site internet un mail me proposant dans la même ligne d’envoyer soit une demande de « Will you be my Valentine ? » (Seras-tu mon Valentin ?), soit, au contraire, une carte humoristique anti-Saint-Valentin !!
Et là une question, dois-je me positionner ? Dois-je choisir mon camp ? Pour ou contre la fête des amoureux ???
Il semble être à la mode pour une célibataire, comme moi, d’être « contre » la Saint-Valentin, les arguments sont simples : fête commerciale, automatique, où tous les oublieux de la dernière heure se retrouvent penauds chez le fleuriste du coin de la rue à racler les fonds de bacs de roses – rouge de préférence, toute autre couleur étant jugée fadasse pour l’occasion !! Le « on n’a pas besoin d’une fête pour se rappeler combien on s’aime », ou « l’amour, c’est au jour le jour qu’on le mesure… » sont d’autres arguments… de gars cheap (pas chics) !
Je dois le dire, certainement toutes ces affirmations sont des moyens de cacher une certaine jalousie de la part des célibataires : le bonheur des autres ça énerve !!! Et puis, à partir du moment où je ne me retrouve pas dans une restaurant le 14 février au soir entourée de tous ces couples arrosés aux bons sentiments dégoulinants, c’est une fête que j’aimerais partager avec quelqu’un ! That is the point (C’est le point)… C’est un peu comme ces filles en couple qui disent « oh, moi, je ne veux rien pour la Saint Valentin… » et qui feront la gueule parce que leur moitié n’a pas compris que le « je ne veux rien » veut quand même dire « je veux un minimum… » !!!
Donc même constat que l’an dernier, je suis toujours solo, et ça me va. Je donne des vacances à mon cœur et il me le rend bien. J’attends toujours de rencontrer ce garçon qui me donnera plus envie d’habiter avec lui que seule… Et j’avoue les relations interpersonnelles au Québec sont plus compliquées pour une française ! Du coup, j’accepte la pause en attendant, mais parfois, je réalise à quel point la bonne vieille drague à la française me manque…

Du genre de ce matin, je marchais dans la rue en me rendant au travail, toute emmitouflée dans mon manteau et je me retrouve face au soleil – bon ok, il fait -18 en ce moment !- et je vois le monsieur devant moi qui se fait interpeler par un mendiant qui se tient à un parcomètre, comme souvent je le remarque là…
J’écoute ma musique, il fait beau, je suis contente, le tube de Bridget Jones vient de se lancer (« All by myself ») – je ne mens pas !..., alors que le gars ne lui a rien donné, je me dis qu’un sourire et une « bonne journée » sympathiques pourront lui donner du baume au cœur… Là, il me regarde en souriant avec ses grands yeux et me dit à la québécoise : « Hey !! T’as le soleil qui te frappe dans la face ! T’es belle comme un cœur ! ». J’ai ri, lui ai, à nouveau, souhaité une bonne journée – ai failli lui sauter au cou, tellement, c’était adorable, mais bon, pas quand même !! - et suis partie, le sourire aux lèvres jusqu’à mon bureau où j’ai écrit cette phrase sur un bloc pour m’en souvenir : c’est lui qui m’a donné du baume au cœur finalement… Le genre de chose qui arrive à la journée longue en France, et très rarement ici ! Note pour demain : je ne suis pas désespérée au point de le demander en mariage, mais va falloir que je lui donne des dollars quand même!!! ;-)

Et puis de toute façon, j’ai développé une relation sérieuse depuis quelque temps, comme je dis à mes amis et collègues, je vis une histoire d’amour intense avec mon petit chat… Je plaisante bien sûr : j’ai accepté de prendre l’animal dans un moment de faiblesse et je ne souhaitais pas être catégorisée en tant que « cat person », et encore moins quand le caissier du Métro, après avoir repéré les croquettes pour le chaton et un petit jouet, me dit « Vous flatterez (caresserez) votre petit chat de ma part !! »…- euh, tu veux pas mon numéro de téléphone plutôt ?? ;-)
Mais j’avoue que je craque – pour Simo, mon chat, je précise - : sa façon de me regarder comme si son bonheur ne dépendait que de moi, de m’accueillir tous les soirs du style « tu m’as tellement manqué aujourd’hui », de me procurer des câlins et de se coller à moi, sans avoir à demander… En voilà un qui sait parler aux femmes aussi, et puis, par-dessus tout, il fait l’unanimité chez mes amies ! Bon ok, il fait la gueule quand il s’agit de le prendre en photo !
Je l’ai même googlé : j’ai recherché sur le net pour comprendre un peu son caractère, et en fait ce n’est pas seulement un siamois, mais un siamois thaï avec une personnalité bien à part… et la particularité de ramener la balle, comme un chien, si on lui enseigne… Alors, depuis dimanche soir, c’est ce que j’apprends à faire à ce petit d’objet de mon affection… La route est longue !

dimanche 10 février 2008

Une fête pour nous le rappeler !

La semaine dernière sur le net, j’ai reçu une invitation à une soirée spéciale « Pre-Valentine » (avant Saint Valentin), sorte de « last chance party » (soirée de la dernière chance), pour celles et ceux qui ne souhaitaient pas se retrouver seuls pour le 14 février au soir et qui pourraient croire qu’une soirée juste avant changerait le cours de leur vie et leur permettrait de rencontrer Miss ou Mister Perfect… Je suis cynique là. Désolée !
Elle était organisée au centre ville et proposait une première partie de soirée privée avec les gens qui s’inscrivaient jusqu’à 10pm et ensuite, les portes du club s’ouvraient au « reste du monde ».
C’est plus l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes correspondant à mon profile qui me plaisait que de trouver mon « Valentin », le jeu des premières dates (rendez-vous) est déjà bien compliqué et maladroit, pour ne pas se mettre en plus la pression de rencontrer quelqu’un juste avant la fête des amoureux!
Je proposais à Anne de se joindre à moi, et elle était partante ! Elle vient d’arriver à Montréal et nous avons pu faire connaissance autour du « meilleur burger au monde » selon la bannière qui flottait dans le restaurant… Nous nous étions données rendez-vous à 7h et à 8h, nous entrions dans le club « Funky Town »- rue Peel. A ma grande surprise, la boîte était déjà pleine et la piste de danse débordait de corps se déhanchant au son de la musique entraînante. Je dois avouer combien j’étais épatée, le tout avait commençait une heure auparavant, à l’heure à laquelle une parisienne moyenne pense seulement à quitter son domicile pour rejoindre ses amis… et j’avais l’impression d’être dans une soirée comme s’il était minuit ou une heure du matin, bref quand la fête bat son plein !!! Et la fumée de cigarettes en moins.
Finalement à part le « décalage horaire », pas trop de changement avec une soirée classique en club, excepté que grâce au thème de la soirée, aucun frais d’entrée ne nous était demandé, sinon, le niveau sonore ne donnait pas vraiment envie de discuter ou de faire la moindre connaissance !! Je m’attendais plus à un cocktail avant la soirée autour de 10h, mais tanpis, après un verre, nous avons pu danser et découvrir Anne et moi que nous avions le même plaisir de maltraiter nos pieds sur les dance-floors. Et nous voilà parties pour trois heures enchaînées à danser au son de années 80 et je suis très contente de le dire : la musique est excellente dans cet endroit, et je me suis vraiment amusée !!
A des moments, en observant les comportements des gens, et en dansant sur des musiques sur lesquelles je me dandinais quand j’avais 15 ans, j’ai vraiment eu le sentiment d’être retournée en arrière !! Et c’était le fun, même un petit « Dire Staits » - Sultans of Swing, et je me revoyais swinguant avec mon papa dans notre salon !
En résumé, une excellente soirée ! A refaire !

jeudi 7 février 2008

France vs Le Monde !

Ça sonne comme un cri de guerre, mais je vous rassure, il s’agit d’un évènement de réseautage auquel j’ai participé la semaine dernière dans le cadre de l’activité d’une association dont je suis membre.
Le principe était simple : une dégustation de vins comparative et, vous l’aurez compris, qui opposait des vins de France avec le reste du Monde !!!
Notre hôte : Didier, sommelier, amoureux de son métier – il est vrai qu’il y en a de pires, nous a fait partager sa passion le temps d’une soirée dans les locaux d’une entreprise sponsor.
Nous avions quatre tours, au cours desquels nous devions déterminer pour deux vins en compétition notre préférence en les notant, le cépage, le prix présumé de la bouteille, et la provenance – France ou ailleurs… Nos réponses étaient compilées, analysées et commentées (déformation professionnelle !!), ce qui laissait à chacun le droit de s’exprimer et de justifier son choix. Nous étions pour les deux tiers français, donc champion de la mauvaise foi ;-), et nous avons eu droit lors des commentaires à toutes sortes de négociations « Oui, mais je pensais qu’il fallait donner le prix de la bouteille tel qu’on le trouverait en France…. ». Ceci pour dénoncer cette situation grave qui nous oblige à payer au Québec des vins une fois et demie plus chers, au minimum, que ce que l’on paierait dans mon doux pays!!!
Donc vous avez bien fait le calcul, au final huit verres de vin accompagnés pour absorber le tout de pain et de fromages : Prestige de Bourgogne, Gruyère et Ossau-Iraty, mon préféré des Pyrénées… Bref, le paradis pour une petite française expatriée en mal de son pays !!
Et je suis assez fière d’avoir pas mal réussi malgré l’accumulation de liqueur enivrante : je ne me suis trompée qu’une seule fois sur la provenance du vin ! En effet, j’ai été très agréablement surprise de me faire piéger par un vin espagnol qui a tout d’un grand français et que je vous conseille vivement si vous voulez vraiment vous faire plaisir : une appellation Priorat, Les Terrasses 2004 d’Alvaro Palacios, bouteille que l’on trouve à 36,50$ ici à la SAQ (Société d’Alcools du Québec), mais, valeur sûre garantie !!! Le domaine se trouve entre Barcelone et Valence, dans une région que je connais bien et que je dois visiter très prochainement… Note pour plus tard !
Soirée géniale, j’ai fait de nouvelles rencontres et je suis repartie grisée en taxi, avec une bonne liste de vin à utiliser pour mes prochaines soirées… Seule ma tête lourde le lendemain me rappelait que « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » !!

mardi 5 février 2008

Un vendredi en Croatie…

Vendredi soir, je suis allée voir la diffusion du reportage de Mario Gregov intitulé « La Croatie, le nouveau pays » dans le cadre des Grands Explorateurs
Cette activité fait maintenant partie de mes habitudes et j’aime à m’y rendre et rêver de voyages dans les endroits magnifiques qui nous sont présentés… Mais pour une fois, je pouvais dire : je connais…
Dans une autre vie, je suis partie en Croatie pour quelques jours de vacances, une petite escapade, plus particulièrement à Dubrovnik, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. J’étais passée par l’aéroport de Zagreb avant d’atterrir sur celui de la Perle de l’Adriatique, Dubrovnik, non loin de la frontière avec le Monténégro et du village de Cavtat (dire Chafta), où j’avais passé mon séjour dans un gigantesque et superbe hôtel (Hotel Croatia)…. Ma chambre était au premier sous-sol, en général, on parle d’étages, mais la, il fallait bien descendre pour l’atteindre : l’hôtel était construit sur une falaise et mon balcon donnait directement sur l’Adriatique dont l’eau venait lécher les bords de ciments !!

J’avais été impressionnée par la gentillesse des gens, même si l’accueil des militaires tellement armés aux aéroports avaient quelque chose de dérangeant, les passants, les employés de l’hôtel s’essayaient à parler toutes les langues… La guerre n’était pas tellement loin derrière, nous étions en mars 2003, les murs des bâtiments gardaient encore les traces des balles, et Dubrovnik était en pleine reconstruction. Plus de 60% de la ville avait été touché par les obus : munie d’une antenne de télétransmission sur ses hauteurs pour les communications en temps de guerre, un navire monténégrin s’était acharné pendant 5 jours à pilonner le point stratégique, touchant au passage tous les bâtiments. Les remparts ont tout de même tenu, et donne un charme fou à la cité !
Mario Gregov n’a pas parlé dans son reportage de ces années noires, voulant certainement ne faire ressortir que le bon de son pays d’origine, je le comprends, toutefois, en se rendant là-bas, il est difficile de passer à côté de ce pan historique passionnant qui caractérise l’ex-Yougoslavie, carrefour des civilisations occidentales depuis des siècles et des siècles et des batailles dont elle a été l’objet.

La beauté des côtes sauvages, les îles sur l’Adriatique aux eaux bleues translucides, les traditions, les édifices dans les petites villes, témoins de l’histoire, la gentillesse du peuple, les chants et les autres villes de ce pays, c’est tout ce qu’a su nous faire partager ce reportage…A la fin de la séance, la dame à côté de moi m’a dit : « Ça donne envie d’y partir… », j’ai répondu assez humblement : « J’y suis déjà allée », elle m’a alors demandé : « C’est aussi beau que ce qu’on vient de voir ? » - « Encore mieux!!! », je répondais…
Les photos ont été sélectionnées sur internet.

dimanche 3 février 2008

Première fois….

Il y a des premières fois que l’on oublie – je ne peux pas vous les citer, je ne m’en souviens plus !! Et d’autres que l’on aime à se rappeler car elles ont marqué un tournant positif dans notre vie: premier baiser, premier soutien-gorge, premier amour, premier appartement, premières vacances sans les parents, premier jour de travail, premier jour à Paris, à Montréal… D’autres nous amènent à penser amèrement à des évènements pour lesquels on aimerait que ce soit la première et la dernière : première honte au lycée, au travail, et toutes les mauvaises expériences qui hélas ont tendance à se renouveler sans qu’on le veuille ! Je trouve qu'il y a une chose extraordinaire, c'est que l’être humain est comme un ordinateur à courte mémoire : on stocke le très bon pour pouvoir y penser souvent, et on efface le plus mauvais, nous en rappelant que lorsque nous y sommes confrontés à nouveau !!

Mais pour moi, l’expérience d’hier est encore toute fraîche… Après toute une journée de tempête de neige vendredi, je me suis levée samedi matin, sachant que j’aurais une tâche à réaliser comme la plupart des propriétaires d’automobiles sans garage à Montréal : pelleter !!
C’est une voiture de location que j’ai actuellement, mais quoiqu’il en soit, le résultat est le même, il faut réussir à la sortir de son banc de neige… Le premier truc à faire était de juger de l’urgence de la situation, donc en allant m’acheter du lait, j’ai évalué les dégâts et surtout vérifié qu’il n’y avait pas les pancartes indiquant le passage dans la journée des pelleteuses : dans ce cas-là, toutes les voitures doivent quitter la rue rapidement, celles qui restent étant instamment embarquées pour la fourrière…. Pas de précipitation en l’occurrence, je pouvais tranquillement rentrer chez moi pour faire mes pancakes et boire mon café… A 2pm, je décidais qu’il était temps de faire ma corvée… armée de ma pelle, achetée en même temps que mon balai magique…

J’ai pris les photographies, avant et après, mais pas pendant, vous comprendrez facilement pourquoi, n’étant aidée que par moi-même… Je n’ai eu aucun souci pour déblayer le côté qui donnait sur la route, même si en 20 minutes, j’étais déjà essoufflée et en sueur ! J’ai dégagé 10 cm à l’avant, 10 cm à l’arrière, tout en faisant attention de ne pas mettre la neige n’importe où, car là aussi, c’est règlementé et on peut prendre une amende… Tout en pelletant, je me disais qu’avoir une voiture à Montréal sans garage était une chose stupide et que je regrettais mon scooter dans mon box à Paris, et que j’allais ramener la voiture à l’agence et que j’étais bien contente de ne pas m’être fait piégée lors des précédentes tempêtes…. Screugneugneu…
Et ma minutie commençait à me faire perdre patience… du coup, je suis rentrée dans la voiture par le côté passager et ai tenté de sortir de cette façon-là…. Hélas, j’ai réalisé à ce moment-là pourquoi il est conseillé de ne pas se garer trop près des trottoirs… Je devais également déblayer de ce côté-là !!! En effet, en dégageant les trottoirs, les chenillettes repoussent la neige... sur les voitures!!
Au final, je m’en suis bien sortie, 45 minutes de déneigement pour ma première opération de pelletage, c’est pas si pire comme on dit ici !!

Du coup, toute fière de moi, échauffée et motivée pour un après-midi sportif, j’ai décidé d’aller me changer et de partir au ski, comme ça, toute seule sur un coup de tête !! A 4pm, j’étais sur les pistes de Bromont, pour le ski de soirée, ce qui n’était pas une première pour moi, mais qui définitivement m’a donné envie de revenir même dans la semaine ! Le ski seul est beaucoup plus sportif qu’en groupe : personne à attendre, pas de file d’attente, car il y a une ligne spéciale pour les personnes seules – comme quoi, il y a des avantages à être célibataire ;-) !!... Bon moyen pour moi de me ressourcer et de refaire la paix avec cet hiver qui me portait un peu sur les nerfs ces derniers temps…. Et puis, le monde est petit, sur place, j’ai retrouvé dans la file d’attente un de mes collègues !
Je rentrais à la maison hier soir, redoutant le temps que me prendrait la recherche d’une place de parking… les rues n’étant toujours pas déneigées et les tas de poudre blanche s’amoncelant partout… Et là, j’avoue, beaucoup de chance la Fred : ma place, que j’avais minutieusement dégagée 4 h avant était toujours libre !!

Aujourd’hui, j’étais la dernière à enlever la voiture de la rue, les fameuses pancartes avaient été installées… Oups !Hier soir, je mangeais avec Ariane et Gilles à qui je racontais mes aventures de la journée, un restaurant très agréable juste à côté de chez moi, La Taverne sur le Square, où j’ai dégusté un délicieux onglet de bœuf accompagné d’un bon vin !
Finalement, vu comme ça, voilà une première fois qui, malgré tout, restera classée dans les bons souvenirs !!!

vendredi 1 février 2008

I am back !!!

Je suis de retour!!!
Je me suis battue, et je m’en suis sortie ! Ouf ! Ok, ce n'était qu'une petite grippe! Mais bon, bref, j’ai repris du poil de la bête… J’ai beaucoup travaillé aussi et ai fait plein de petits trucs sympas que je vais vous raconter dans les prochains jours, mais je voudrais d’abord commencer par terminer mes vacances en Californie….
Je suis partie seule le jeudi sur la route, direction la Napa Valley avec pour objectif d’atteindre Sacramento dans l’après-midi. Au départ de San José, les nuages étaient épais et ne laissaient que peu de doutes sur les probabilités de pluie à venir… Mais toujours optimiste, je me disais que cela ne m’effrayait pas et qu’avec un peu de chance, ce ne serait que quelques goutes… Je n’ai pas eu de chance !!

J’ai d’abord traversé la vallée de Santa Clara, plus connue sous le nom de Silicon Valley… Cela ne paie pas de mine comme ça, à première vue, on ne dirait pas que c’est un des endroits au monde où un maximum de richesses et d’innovation technologiques est créé. Et pourtant, « Silicon » vient du silicium, un des composants qui sert à fabriquer les cartes à puces, et après Hewlett Packard dans les années 40, tous les sièges sociaux de petites start-ups ont été installés à cet endroit, les fondateurs préférant certainement la douceur de vivre californienne au sérieux de la Côte Est. Peut-être en connaissez-vous certaines : Apple, Cisco Systems, Yahoo, Adobe, Ebay, Google, Xerox…. ? « Petites start-ups », hein, n’est-ce pas ? Jouant aux touristes les jours suivant, je demanderais à David de me prendre en photo à côté des lettres de mon système de vente préféré : Ebay !!

Donc je passe par Fremont en prenant à l’Est de la baie de San Francisco par la 80 et je rejoins la ville de Vallejo en traversant par le Carquinez Bridge, je rentre dans le village de Napa quand les premières gouttes d’eau se mettent à tomber, et là, ce n’est pas une petite pluie fine de printemps, non non, ce sont des trombes d’eau, plutôt du style pluies du mois de novembre sur les bords de l’Océan… Je me rends à l’évidence : sur le coup, je ne suis vraiment pas chanceuse… Je me promène dans la ville, à laquelle je ne trouve que peu de charme… En revanche, sur mon chemin, je tomberais sur une bijouterie dont les publicités ne manquent pas d’originalité et dénotent totalement avec l’image habituelle de ce genre de boutique !
Je vais rouler au travers de la fameuse vallée Napa, des vignobles californiens qui s’étendent à perte de vue, d’aussi bien que je peux voir puisque le temps est très brumeux… Sreugneugneu… L’avantage de voyager et de connaître de nombreux lieux, je n’ai aucun mal à imaginer comment cela doit être magnifique quand il fait beau temps… Dommage… Je ne vais pas m’éterniser dans l’endroit, je planifie mon itinéraire pour atteindre Sacramento sans prendre l’autoroute. Du coup, je continue vers le Nord jusqu’à Rutherford où je tourne vers l’Est sur la toute petite route 128 qui va me faire visiter des paysages aux multiples visages – mais toujours sous la pluie ! - : des vignes, des rivières, deux grands lacs, des collines, des chemins sinueux de montagne, des prairies…
Je rejoins la 80 peu de kilomètres avant Sacramento… et je rentre dans la ville par son pont jaune caractéristique, la capitale de la Californie, aux portes de la ruée vers l’or… Petit tour en voiture dans la ville moderne, où je note le très remarquable Capitole et je recherche la vieille ville qui est à voir selon tous les guides. En effet, elle a conservé son côté Western : rues pavées, boutiques aux portes à battants types « Western », promenades couvertes en bois, une gare de chemins de fer à l’ancienne et des « steam boats » (bateaux à vapeur) amarrés sur la rive… un vrai petit plaisir touristique !

La pluie ne nous quittera plus, hélas, et mon gros regret sera de devoir annuler la croisière qui devait m’amener le lendemain sur Alcatraz pour visiter l’ancienne prison… J’étais prête à y aller… Véro avait pris une photo de mon accoutrement pour affronter les averses, mais les organisateurs n’étaient pas aussi enclins à prendre les risques de départ à cause des vents… Euh, c’est vrai que cela soufflait autour de 120-130 km/h !! Tanpis, ce sera une excellente raison de retourner à San Francisco !! Hey hey !

Du coup, rien de tel qu’une bonne séance de magasinage dans un centre de sorties d’usine pour se défouler… Deux heures où je me suis fait plaisir en abusant de ma position de capitaliste canadienne au taux de change favorable avec le dollar US !!! Je vous laisse également imaginer mon stress quand, pendant 72 heures après mon retour à Montréal, j’ai cru que mes bagages étaient perdus !!!
Ce soir-là, nous sortirons tous les trois dans San José, d’abord au « Straits », un bar dans un centre commercial qui présente l’avantage d’être très sympathique, et l’inconvénient de fermer à minuit ! Nous avons tellement été surpris de cette heure si hâtive pour éteindre le feu que j’ai commencé à discuter avec un de mes voisins de comptoir… qui a fait l’effort de sortir deux mots en français et bien sûr de me demander ce que je pensais de Sarkosy- c’est la question là-bas ! Sa petite amie est revenue de son escapade à l’extérieur pour fumer sa cigarette, et j’ai bien cru qu’elle allait m’arracher les yeux, et finalement, je m’en suis bien sortie…car elle a fini avec nous sur la photo !! Ouf !

Décidés à nous amuser ce soir-là, nous nous sommes rendus dans le centre de San José – plus grand soit-dit en passant que San Francisco – et nous sommes arrivés à la conclusion que ce n’est pas le meilleur endroit pour sortir dans la région, disons pas forcément très sécurisant, assez mal fréquenté et pas super chic ! Ça fait envie ça, hein ?? Rien à voir avec la soirée à North Bay dans San Francisco le lendemain !!!
Le dernier jour était mal barré : l’océan déchaîné sur la plage de Half Moon Bay générait des vagues de 5 mètres qui venaient s’écraser sur les rebords remplis de débris, résultat du plus gros de la tempête la veille…. Et puis finalement, le temps s’est un peu dégagé et a laissé transpercer des rayons de soleil… Nous avons pu ainsi profiter d’une nouvelle vue sur la magnifique ville de San Francisco – je ne m’en lasse pas !!- du haut de Twin Peaks ! Après une petite revue du quartier gay, Castro, nous finissons l’après-midi au SFMOMA (Musée des arts modernes de San Francisco) qui est absolument à visiter !!!Ma conclusion sur mon séjour dans la région de San Francisco, c’est que définitivement j’y retournerai avec plaisir, et que cela m’a permis de voir les Etats-Unis différemment ! Je ne remercierai pas assez mes amis Véro et David de leur accueil et leur gentillesse, et je les attends maintenant à Montréal…Euh peut-être pas tout de suite : on est en pleine tempête de neige,ici !!! Bouhouhouhouh !

dimanche 27 janvier 2008

La grippe m’a eue !

Sans force… incapable de sortir du week-end, excepté pour aller jusqu’à la pharmacie hier, pour m’acheter des remèdes de cheval…. Et c’était déjà trop d’efforts!
Tout a commencé mardi matin avec un mal de gorge anodin, sachant qu’avec les températures du moment, mieux vaut ne pas attendre pour se soigner, je me rendais au Pharmaprix le soir-même pour me retrouver devant les étalages d’automédication, j’avais repoussé mon cours d’anglais et décidé de me soigner et d’aller me reposer . Autant vous dire qu’ils sont plus fournis que les rayons de jus de fruits et de laitages ! Et moi qui ai toujours du mal à choisir dans ce genre de situation, une des raisons pour lesquelles je déteste faire les courses !
Du coup, j’ai prix le premier remède miracle en duo jour/nuit en fonction du prix…la fourchette passant du simple au double. Grossière erreur ! Ma grippe était contenue, mais sans plus, très vite, le rhume et tout ce qui va avec d’éternuements et des yeux gonflés tel un lapin victime de myxomatose… Vendredi, j’en voyais la fin, mais au lever samedi, les poussées de fièvre étaient encore violentes et une fatigue impressionnante me coupait rapidement ma plus petite envie de sortir…. Je me rattrapais en achetant alors le remède miracle « Tylenol Extra Fort ! » dont je pouvais ressentir les effets dans l’heure qui suivait… accompagné d’une mixture à boire très efficace : NéoCitran… Depuis cela va mieux, mais ce n’est pas encore ça ! Heureusement que je me suis fait vacciner contre la grippe !

Du coup, rien de très transcendant à raconter excepté que j’ai un nouveau meilleur ami : mon balai acheté exprès pour déneiger ma voiture… J’en ai une temporairement et j’avoue que j’ai bien moins de choses à penser quand je n’en ai pas… : le parking, ôter la neige, matin et soir…- rouler avec une voiture non-déneigée, ici, peu entraîner une contravention !- le lave-glace, les heures d’entretien des chaussées, les jours de spectacles au Centre Bell –surtout ne pas être coincée au bureau !

Et puis, chose imprévue et très cool, j’ai eu la visite surprise de mon amie Anne. Vendredi dernier, elle m’appelait à 00h45 pour discuter malgré les 13 heures de décalages avec Singapour – il était 1.45pm pour elle, et puis dimanche, j’avais un mail annonçant son passage éclair à Montréal… C’est bon de la voir…

Voilà, voilà… Petite forme la Fred… Je dois encore raconter la fin de mon séjour à San José…
Demain, je n’ai pas de rendez-vous prévu, je vais travailler de la maison, car je me sens encore faible, je n’aurais qu’à aller bouger la voiture ! Screugneugneu…
La grippe m’a bien eue !

mardi 22 janvier 2008

Comme en janvier

Pour un blog en chanson, cliquez sur la flèche ci-après :

Janvier n’est pas mon mois préféré… Et celui-ci ne déroge pas à la règle. Il a quelque chose de froid, de gris et de déprimant… Seul point positif, les journées se rallongent !! Houhou !!! Hier, j’étais presque excitée qu’il ne fasse pas nuit à 4.50pm !!! C’est pour dire que je m’attache à peu de choses en ce mois d’hiver !! En revanche, aujourd’hui, c’était neige toute la journée !!!
J’ai l’impression de ne rien faire, et pourtant, ce n’est pas le cas, je ralentis, c’est tout, et je cuisine : soupes chaudes et pot-au-feu, viandes en sauces, pancakes… Cela fait deux dimanche que je me prépare mes repas pour la semaine, ce qui me permet d’avoir à manger le soir en rentrant à la maison et également de remplir ma boîte à lunch… Avec Nadja, nous comparons souvent ce que nous avons dans nos boîtes en plastique le midi, assises soit dans la cuisine au 28ème étage, soit dans la salle de cantine !
Elle et moi sommes sorties il y a dix jours… Soirée de filles sur le Plateau dans un bar-boîte qui s’appelle « Les bobards » - Saint Laurent où nous avons dansé jusqu’à presque 3am. Musique très sympa, plutôt du genre des clubs en France, avec aussi un mélange de rock, de salsa et de danses orientales ! Bar qui ne paye pas de mine, mais qui est très bien pour une petite soirée sympathique… Il y a souvent des groupes qui s’y produisent, nous sommes tombées sur un essai malheureux, hélas, et je croyais la soirée pliée quand le concert était terminé à minuit : le groupe ce soir-là a failli complètement anéantir ma motivation à faire la fête !! Et finalement, en insistant un peu, il n’en fallait pas tant pour que mon envie reparte.

Et puis un petit brunch avec Annie chez Tutti Frutti suivi d’une visite au Canadian Tire pour faire quelques courses indispensables, et puis là, nous craquons pour deux belles « crazy carpets » qui nous promettent de bonnes rigolades dans les pentes enneigées : il s’agit d’une sorte de tapis de neige en plastique assez basique, muni de deux poignées qui permettent de relever et de tenir le tout…. Nous n’avons pas eu l’occasion d’en faire encore, mais les photos vont valoir de l’or je pense !! A suivre !



Une soirée d’adieu, d’au-revoir, j’espère… pour souhaiter plein de choses à Emilie qui s’est décidée à vivre l’expérience d’expatriée du Québec à Paris…. La chanceuse, elle a retrouvé ma chère capitale dimanche matin, alors que le vendredi soir, Laetitia et moi étions encore entrain de lui donner des conseils… « Et surtout, n’hésite pas à nous appeler si tu veux savoir quoique ce soit…!! », certainement un peu envieuses de cette excitation que l’on peut ressentir quand on part vers l’inconnu ! Nous étions 14 à table chez Holder, tous plus ou moins collègues de travail… L’endroit, style brasserie à la française, est pas mal, excepté que le brouhaha y est à un niveau sonore dix fois supérieur que dans ce type de restaurant à Paris… et puis, il ne faut pas avoir envie d’intimité… Ce n’est aucunement l’endroit cosy par excellence pour sortir incognito : nous sommes tombés sur 3 collègues que nous connaissions à des tables différentes ! Je dis toujours : Montréal est un village !

Samedi dernier, j’ai retrouvé Magali pour aller patiner au Vieux Port… C’était l’occasion ou jamais… Enfin disons qu’avec les -19 qu’on nous prévoyait pour dimanche, ce n’était pas le moment d’hésiter. Le temps était agréable, même si nous avons eu peur au départ quand il y a eu une averse de neige juste au moment où nous nous sommes retrouvées. Finalement, nous nous en sommes bien sorties : très peu de chutes, 2 en fait, dont aucune de moi… ce qui laisse deviner qui est tombée !! Je garde la photo pour moi : sympa la copine qui voit son amie tomber… « Attends, bouge pas, je prends une photo !! » ;-) Nous avons survécu aux coups de sifflet inattendus des gardes de la patinoire pour changer le sens du tour – histoire d’éviter la monotonie ??- aux trous dans la glace, quand nous nous sommes aventurées vers la zone non surveillée de la glace… J’avoue que là, je ne faisais pas la maline : la montée des températures de ces derniers jours me laissait penser que les imperfections dans la couche glacée pouvaient provenir de la faiblesse de l’épaisseur… Aucune crainte, bien sûr, c’était juste dans ma tête…. Après une heure à faire nos figures, hum, admirant la luminosité qui tombait sur le marché Bon Secours et la ville en fond, un chocolat chaud s’imposait. En passant sur les quais Jacques Cartier, nous avons remarqué des affiches de l’Igloofest, des collègues m’en avaient parlé la veille… mais je n’avais pas trouvé le concept amusant : une boîte de nuit en plein air à – 10 degrés Celsius, non merci ! Toutefois, en écoutant les essais de sons à 5pm en longeant le complexe, ma curiosité a été aiguisée… Et voir des igloos à la place des tables et chaises classiques a quelque chose d’original… Du coup, il y a un évènement à ne pas manquer ce week-end sur Montréal!!
L’habitude de finir au Second Cup pour un bon chocolat chaud est une valeur sûre… On aurait presque envie de rester lovées dans ses petits fauteuils !