lundi 30 juin 2008

Le Canal Lachine





















Hier, décidée à faire de l’exercice, j’ai pris mon bicycle et suis descendue jusqu’au marché Atwater pour longer le bord du canal Lachine. J’avais attendu un petit rayon de soleil et avais écourtée une conversation sur skype avec ma mère afin de pouvoir profiter de la petite fenêtre de beau temps qui s’offrait à nous. En effet, en cette fin juin, le temps est très capricieux ici et ne nous laisse point de répit… A peine apprécions-nous le beau temps que déjà le ciel se couvre et vire à la pluie, chaude d’été, certes, mais c’est de la pluie quand même !

Donc me voilà partie, vers l’ouest sur la piste cyclable longeant le canal. Je n’étais pas la seule à vouloir profiter du temps chaud et ensoleillé, mais cela allait, ce n’était pas surpeuplé comme beaucoup de personnes me l’avait fait craindre !
Je ne savais pas vraiment jusqu’où je voulais me diriger exactement, mais ayant l’habitude du vélo – un lointain passé de compétitions, je me disais que je serais capable de m’arrêter à point pour faire demi-tour tout en gardant assez de forces pour le retour.

En route, le paysage a quelque chose de déroutant, un mélange de jolis décors champêtres, avec les bords de l’eau, de grands arbres et des pelouses où on a envie de s’étendre et non loin de là, à peine cachées, parfois pas du tout, des usines, désaffectées ou en fonction, avec les odeurs qui vont avec…
Et puis outre mes collègues cyclistes et en rollerblade, il y a celles et ceux qui passent leur journée sur un bateau à remonter les écluses, allongés sur les tôles blanches des embarcations afin de parfaire un bronzage déjà bien avancé… J’ai remarqué que j’allais plus vite qu’eux en vélo, mais peu importe, nous ne faisions pas la course !

Arrivée à l’écluse de Lachine, le village, j’ai pris le temps de me détendre et j’ai fait une pose agréable, afin de lire les panneaux qui expliquaient l’histoire de ses écluses et l’agrandissement du canal. Puis, je me suis couchée dans l’herbe, j’avais pensé à apporter mon paréo et j’ai lu au bord de l’eau, je me serais bien endormie, mais les fenêtres de beau temps sont courtes, en ce moment, et il ne faut pas en abuser ! Je me suis relevée, et ai ainsi pu admirer l’ouverture des écluses, avec la montée des eaux, et la file des embarcations attendant… Un petit verre de pepsi à la buvette sur place, au soleil, et j’ai repris le chemin du retour. Le vent dans le dos, j’allais encore plus vite qu’à l’aller… Le problème, c’est que je dépasse la vitesse autorisée, suivant la photo ci-dessous… je vais devoir trouver une autre solution que la piste cyclable!!! ;-)
De retour vers chez moi - immanquablement, je crache tout mes poumons après avoir monté la côte de la rue Atwater, mais bon, je me reprends, j’ai un passé de cycliste, hum! – j’ai envie de fruits et me rends chez un primeur non loin de mon appartement. Je rentre, j’ai roulé un peu plus de 20 km, cela ne fait pas 15 minutes que j’ai mis les pieds à la maison, qu’un bel orage éclate !!

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