dimanche 14 janvier 2007

Retour en enfance !

Vendredi, nous quittons Québec. Nous avons abandonné l’idée de faire du skidoo : les conditions ne sont pas assez bonnes. Nous avons tellement apprécié la descente en luge de l’avant-veille, que nous avons prévu de reproduire l’expérience sur une piste a une vingtaine de minutes de Québec mais avec des bouées a la place… Ensuite, on prévoit de se promener selon nos envies. Nous partons donc pour Valcartier au Nord, il fait un temps superbe, en revanche, la température ce jour-la ne dépassera pas le -12 degrés. Vive les collants sous le jean !

En arrivant a Valcartier, nous réalisons en fait qu’il s’agit d’un véritable parc d’attraction… avec des bouées (http://www.valcartier.com/)! Au lieu d’une heure, nous allons y passer la journée entière !! Nous constatons que les gens sont en combinaison de skis, tout est très bien organisé comme a Eurodisney ou a l’Aquaboulevard. Il y a des snacks, des friandises, notamment des sucettes au sirop d'érable... D’ailleurs, l’été, le parc se transforme en en parc aqualudique avec des tunnels et des toboggans !!Nous entrons, nous sommes comme des gamins, tout excités par l’idée de descendre l’Himalaya et l’Everest qui sont les pistes dites extrêmes, bien-sur !! Véro, elle, nous suit, mais n’est pas très rassurée !
L’idée est astucieuse et ingénieuse, et je ne comprends pas qu’on n’ait pas installé le même système dans les Pyrénées pour les jours ou l’enneigement n’est pas suffisant pour le ski !!! Chacun s’équipe de sa bouée, monte la cote avec un « remonte-bouée » et se met en file pour la descente souhaitée ! C’est le fun ! Certaines descentes sont possibles en individuel, mais les plus difficiles sont par deux minimum, nous ferons d’abord l’Himalaya a quatre puis deux par deux… Et nous affrontons l’Everest. Je descends avec Hubert, Alex avec Véro… nous avons une trappe qui maintient les bouées le temps de nous installer, celui de devant tient les pieds de l’autre… Le dénivelé fait peur. Quand le gars dit « Vous êtes prêts ? », je me rappellerai toujours de la panique de Véro disant : « Attendez Monsieur… Elle ne me tient pas !!! ». Mais elle l’a fait et deux fois en plus !! C'est le premier pas qui compte!

Nous ferons également du rafting sur glace et la tornade : dans une grande bouée a 8 ou, nous tombons avec 4 petites québécoises de 8 a 12 ans… Par sécurité, je leur dis : « Allez, on met un grand a coté d’un petit…. ». Et la une des gamines de me poser la question sur celle de 12 ans « Et elle, elle compte pour une grande ou une petite ???? ». J’adore et réponds : « Ben… C’est une grande petite… » . Apprendrais-je l’art du compromis au Canada ??



Nous avons beaucoup de plaisir, mais le froid est impressionnant ce jour-la et nous avons besoin de prendre une boisson bien chaude avant de reprendre la route sur Montréal. De même, comme le montre la photo ci-dessous, l'appareil-photo de Véro a pris un léger coup de froid! D'ailleurs, sa carte bleue aussi, car elle s'est coupée en 2 dans la poche de son blouson a cause du froid! Décidément!

Nous prenons la route pour rentrer chez nous, et nous sommes tous fatigués par notre journée ! Arrivés sur Montréal vers 8pm, nous n’avons pas le courage de sortir ou de faire quoi que ce soit ! Je sors ma pizza « secours » du congélateur, réservée spécialement pour ce genre d’occasion. Note pour plus tard : refaire ma réserve de pizza secours !
Je leur propose de regarder le DVD des Boys, qui fait partie de la sélection préparée et fournie par Isabelle pour élargir ma culture du Québec et de ses expressions. Personnellement, j’adore et je trouve que ce film de Louis Saia contient les principales expressions que j’ai remarquées en arrivant ici ! Le film raconte les aventures d'une équipe de hockey d'une ligue de garage coachée par un patron de bar. Le hockey est bien sur le sport national ici, comme le football en France. Apparemment, je suis beaucoup plus réceptive a l’humour québécois que mes camarades qui n’ont pas l’air d’avoir accroché ou alors, ils sont épuisés… Je ne me lasse pas de le regarder !

Chiens de traineaux ou traineaux à chiens, c’est selon…

Le jeudi, nous avons l’intention de faire une activité en extérieur telle que du traineau à chiens ou du skidoo (scooter des neiges). Apres un petit-déjeuner catastrophique à l’hotel qui ne restera certainement pas dans les mémoires tellement il est frugal et surtout vraiment pas bon, la réceptionniste nous aide gentiment à nous organiser ; étant donné qu’il y a peu de neige, nous craignons de ne pas pouvoir faire de telles activités. Elle nous trouve une promenade à faire en chiens de traineaux (les québécois disent traineau à chiens, ce qui parait plus logique), a une demi-heure de Québec. Nous décidons que nous resterons le soir encore pour profiter de la journée du lendemain dans la région et faire du skidoo a ce moment-la.

Nous avons rendez-vous a 2pm pour la ballade, aussi, dans la matinée, je pars a la recherche d’un pantalon plus chaud, car le jean a -12 degrés n’est vraiment pas recommandé… Je ne trouve hélas qu’un collant Helly Hansen à mettre sous mon jean mais c’est déjà bien mieux comme ca ! On oublie la sexytude (lire Sexy attitude) au Canada !

Nous voilà donc partis pour Saint Etienne de Lauzon que nous trouvons sans difficultés grâce à mes efficaces copilotes ! Nous rejoignons l’équipe de « Aventure Inukshuk » (http://www.aventureinukshuk.com/) et nous sommes pris en charge par la gérante qui nous explique qu’elle ne peut nous proposer qu’une ballade d’une heure, car du fait du manque de neige sur la saison hivernale, les chiens manquent d’entrainement : ca tombe bien, nous aussi !! En outre, les faibles chutes de neige, même si récentes, font que nous aurons chacun un guide avec nous pour conduire le traineau, alors que d’habitude, quand il y a plus de neige, on peut mener le traineau seul. Ce qui est surprenant quand nous arrivons, c’est que nous entendons au loin tous les chiens qui aboient, il y en a 106 ! Nous sommes tous les 4 très motivés, nous caressons les chiens, assistons a l’harnachement des attelages et c’est parti !! Mon pilote s’appelle Nicolas.
Au début, nous sommes assis dans le traineau, et j’ai un peu peur de passer une heure comme-ca, car c’est assez inconfortable, il faut dire que malgré le coussin, le pantalon de ski prêté et mes fesses rebondies, j’ai du mal à amortir les chocs !! Nicolas me dit que c’est du au faible niveau d’enneigement ! Mais très vite, il me fait passer derrière avec lui sur une pate du traineau. Il m’interdit de descendre dans les montées pour aider les chiens car ca les entraine !! Tu m’étonnes, après ca, ils doivent être entrainés oui !
Je profite et admire les paysages enneigés, les arbres, la petite rivière..., le soleil est de la partie. Nicolas m’explique comment tout fonctionne, je lui dis qu’il me tarde de revenir quand il y aura beaucoup plus de neige ! Il me conseille d’oublier le scooter pour le lendemain, ca peut être dangereux dans ces conditions…

Je fais partie du premier attelage avec un groupe de 6 huskys aux poils blancs, et les autres nous suivent. Toutefois, l’attelage de Véro, le dernier dans la file a un problème, la chienne de tête ne supporte pas la séance et doit être enlevée, car elle ne peut plus avancer, elle a treize ans, du coup, elle est recueillie dans l’attelage d’Hubert. Je ne vois pas passer l’heure, ca va trop vite. Alex et moi attendons Hubert et Véro, et nous allons dans la cabane prendre un bon chocolat chaud avec des petits gâteaux préparés expressément pour nous… C’est l’un des meilleurs chocolats que j’ai jamais bu, il faut dire que d’habitude je ne bois pas de chocolat ( !!). Nous assistons au repas des chiens qui n’ont cessé d’aboyer jusque la et puis soudain, silence ! Les fauves sont rassasiés et du coup, ils sont maintenant tranquilles. Ce silence est presque inquiétant !

La tradition chez nos guides veut que nous laissions sur une carte du monde des pastilles pour signaler les endroits d’où nous venons… je suis partagée alors du coup, j’en mettrai deux : une sur le sud-ouest de la France et l’autre sur Montréal ! Mais a nous quatre, nous couvrons pas mal la France : Paris (Véro), Marseille (Alex), Nantes (Hubert), Tarbes (moi) !!


Nous rentrons tous enchantés vers l’hotel, ou nous allons tomber comme des masses pour une petite sieste d’une heure.
Nous ressortons pour une visite du quartier en bas du funiculaire du Vieux Québec et allons manger dans un pub…
Alex, toujours au fait des bons tuyaux, s’est renseignée auprès de son guide de l’après-midi pour savoir ou nous devions aller boire un verre le soir même ! Nous irons donc savourer quelques bières au bar « Les Yeux Bleus » (http://www3.sympatico.ca/bretzel/page1.html) rue Saint Jean. Sur place, 2 gars derrière leurs guitares jouent des morceaux populaires et font leur show. L’un d’eux est Eric Picard a apparemment une extinction de voix, il est donc secouru par son complice qui est vraiment talentueux et dont j’ai, hélas, oublié le nom… Mais pour soigner son mal de gorge, le chanteur s’envoie des cognacs bien chargés et son copain l’accompagne par solidarité ! Ils sont vraiment très drôles et nous passons une bonne soirée. C'est la que je découvre un morceau que j'adore depuis, je demande le titre a la serveuse : c'est Kain avec "Embarque ma belle"... J’apprends aux autres que Cabrel, que j’affectionne de par mes origines du sud-ouest, est très populaire ici et vraiment apprécié. D’ailleurs, dans la soirée, deux de ses tounes sont jouées : Rosie et Encore et encore. Les chanteurs nous demandent les titres qu’on veut entendre et a chaque fois que quelqu’un ose proposer un morceau, ils font un sketch pour critiquer les gouts de celui qui s’est lancé, avec beaucoup d’humour, celui qui caractérise les québecois, je trouve ! Je demande alors un Jean-Jacques Goldman, et qu’est ce que je n’ai pas dit !! Ils se sont bien moqués !

Peut-être qu’ils lui reprochent d’avoir ressorti Céline Dion (!!!), considérée comme kétaine (= ringarde) !

Petit séjour a Québec…

Mercredi matin, nous avons décidé de partir à Québec pour 2 ou 3 jours selon nos envies. Nous déjeunons et nous préparons nos sacs. Avant de partir, je prends tout de même le temps de me connecter par vidéo avec ma famille du coté d’Ajaccio avec mon père, Cendrine, Valentine, le petite dernière, et mon frère Julien qui est là-bas pour les vacances, et du coté du Gers avec ma mère et Pierre. C’est tellement agréable de pouvoir discuter avec eux en les voyant ! Ma mère est d’ailleurs contente, car elle trouve qu’elle a plus de nouvelles de moi depuis que je reste (j’habite) à Montréal que lorsque j’étais à Paris ! Entre, internet, la vidéo, le téléphone, et maintenant le blog, elle est ravie !
Hubert et Alex ont de la patience, ils nous attendent Véro et moi, à la traine… Cela permet a Alex d’organiser le programme, c’est la spécialiste après tout… Je vérifie que personne n’a rien oublié, c’est mon coté « maman » comme dit Hub, « Bon, tout le monde est allé aux toilettes ? Parce qu’on ne s’arrête pas dans dix minutes !! » !!

Nous partons sur le coup de midi. La voiture d’Isa est une Mazda 3 sport, équipée en pneus d’hiver, normal pour la saison, et c’est très confortable sur la neige. De toute façon, dès que nous atteignons l’autoroute 20 en direction de Trois Rivières et de Québec, il n’y a plus de neige sur la route, et c’est… tout droit !
En route, nous discutons, refaisons le monde, partageons nos expériences, nos attentes, nos croyances, nos espérances, écoutons de la musique… Bien sur, c’est ce que nous faisons sur le reste de la semaine, mais l’effet est accentué par l’univers clos de la voiture : ca fait un peu road movie psychologique, avec un petit coté tranche de vie !
Le voyage nous prendra 3 heures et demi en comptant l’arrêt au Subway sur la route, c’est une chaine de resto-rapide, où on choisit les ingrédients que l’on met dans son sandwich. La route est bien dégagée et nous pouvons admirer les paysages enneigés sur le coté.

Arrivés a Québec, vers 4.30pm, nous montons directement dans le Vieux Québec, les rues sont enneigées et je sens que ca glisse sous les roues, je suis prudente, d’autant qu’il ne s’agit pas de ma voiture ! Nous la garons au plus haut point de la ville, dans le parc de stationnement du château de Frontenac afin de nous promener et de trouver un hotel. Nous sortons du parking par l’hotel du Château, car j’ai dans l’idée d’aller demander directement à la réception du Fairmount si, par hasard, il n’y a pas de chambres disponibles… C’est somptueux, et surement très cher, mais sur un malentendu… On peut toujours essayer… La standardiste me dit qu’il y a des dispos, en clair, il faut compter 150$ par personne pour une nuit dans une chambre avec vue sur la cour intérieure, je pense qu’a ce prix la, il faut l’amortir la chambre et rester dedans une partie du jour également, ce n’est pas dans nos intentions, je lui réponds que « Je vais consulter mes amis… », lorsque je réalise que mes 3 compères sont a mes cotés, au comptoir !!! La honte, je pars en faisant un petit sourire entendu !
En sortant de l’hotel, nous nous trouvons a l’arrivée du funiculaire et contournons le château pour avoir une vue sur le Saint Laurent, quand nous tombons sur une piste de luge démente !! Ni une, ni deux, nous prenons deux luges et montons : Véro flippe un peu et manque d’étrangler Alex tant elle l’accroche avant de partir ! Nous descendons et c’est impressionnant comme ca va vite ! C’est le fun et définitivement trop rapide !

Nous nous promenons ensuite dans le vieux Québec et ses rues. Il y a une petite rivalité entre Québec et Montréal… Je n’ai pas encore compris tous les tenants et les aboutissants, mais je sais que souvent a Montréal, on me dit : « Québec, a part les remparts, z’ont pas ben ben plus de choses qu’icite… ! ». Pourtant, je trouve que Québec a un petit charme particulier et il est vrai que les remparts y jouent beaucoup, par ailleurs, c’est aussi connu pour être la ville la plus proche de la France de par sa ressemblance ! Peu importe, nous apprécions la balade, en revanche, il fait assez froid et mes cuisses sont glacées dans mon jean, j’ai voulu faire la maline et ne pas prendre mon manteau long !! Ah bravo !! Nous repérons la rue Saint Jean avec ses restaurants et ses pubs.


Nous trouvons un hôtel pas très loin de l’hypercentre et de l'Hotel du Parlement (photo ci-dessus) ou nous allons nous poser une heure avant de ressortir. Il est situé avenue de la Grande Allée, comme son nom l’indique « Château de la Grande Allée », en revanche, je n’ai pas trouvé en quoi il s’agit d’un château !

Nous allons manger dans une pizzeria – Portofino, 54 rue Couillard-près de la rue Saint Jean, les restos italiens sont fréquents au Québec et ne diffèrent pas trop de ceux en France excepté qu’ils servent comme appetizer du pain et de l’huile d’olives et du vinaigre balsamique, servis dans une assiette… Une sauce a tremper quoi ! Le lieu est bien, toutefois, je n’apprécie pas que le serveur précise que nous « devons » laisser un pourboire, parce que nous sommes français… Cela me choque, car cela nous arrivera tout au long de la semaine, alors que sur deux mois, je n’avais jamais eu la remarque, cela vient du fait que nous sommes 4 français rassemblés. Effectivement, en Amérique du Nord, le service n’étant pas inclus dans l’adition, il faut rajouter au minimum 15% du prix final pour le serveur. Ce qui n’est pas automatique pour nous, les français, puisque le service est inclus en France, mais bon, avec un minimum d’information, nous sommes en mesure d’adapter nos habitudes… encore faut-il se renseigner sur le pays qu’on visite… Et cela me vexe également un peu car je déteste les généralisations du style : les français sont radins, trop ceci ou trop cela ! Je trouverais plus classe que le serveur attende de voir ce que laisse la personne comme pourboire avant de se manifester !

Bref, nous finirons la soirée au Pub Saint-Alexandre – rue Saint Jean, un typique pub… anglais, dans lequel nous allons exercer notre consommation de bières et écouter un groupe anglophone très dynamique ! Je vous recommande l’endroit et en consultant son site, je me dis que ca doit être sympa d’aller fêter la Saint Patrick là-bas.
Nous rentrons a l’hotel, en chemin, Alex et moi faisons des anges dans la neige : cela consiste à tomber en arrière dans la neige, jambes et bras écartés et de les bouger de bas en haut… Et ca fait..des petits anges! Nous faisons tomber Véro et Hubert ! Nous ne sentons plus le froid, je me demande bien pourquoi !!! ;-)

samedi 13 janvier 2007

Une journée dans le Vieux Montréal!

Mon appartement a pris vie de façon impressionnante, il y a du mouvement, des rires, des discussions, des chicaneries, des files pour la salle de bain… Je trouve que globalement, on s’en sort bien et on est très bien organisés !
Pour son premier matin chez nous, Hubert, attention remarquez le geste, va nous chercher croissants et chocolatines… Et oui, ma revanche est ici sur les parisiens qui m’ont obligé a me mettre au « pain au chocolat » pendant des années, pour ne pas passer pour une touriste dans la capitale, ici, on dit bien « chocolatine » et, c’est quand on parle a la parisienne qu’on passe pour un touriste ! Yes !
Ce matin-là, grosse surprise au lever, il a neigé et il neige encore abondamment !!!

Ca tombe bien, nous avons prévu d’effectuer une ballade dans le vieux Montréal et d’aller patiner… Mes patins se préparent pour une autre promenade ! Nous sommes tous très excités par la neige, Montréal va enfin ressembler à Montréal !
Nous nous équipons tous pour sortir : pulls, écharpes, gants, chaussures chaudes et imperméables, bonnets… Nous devrons rapidement nous arrêter au Centre Alexis Nihon, a coté du métro Atwater, pour que Véro décide enfin d’acheter une bonne paire de gants suite a nos recommandations répétées… Et la nous lui disons : « T’es sure que tu ne veux pas acheter d’autres chaussures, celles-là n’ont l’air très chaudes – Non, non, c’est bon, j’ai mis deux paires de chaussettes…. » A suivre !

Nous partons donc jusqu'à la station Square Victoria par la ligne orange pour atteindre le Vieux Montréal. Nous empruntons la rue Notre-Dame et marchons jusqu'à la Place d’Armes et faisons face au siège de la banque de Montréal. Il y a très peu de gens dehors, il neige vraiment beaucoup, et tous doivent être des touristes comme nous !Nous entrons dans la Basilique Notre Dame qui se situe sur la place. Construite vers 1830, elle est somptueuse avec de magnifiques vitraux et un décor intérieur entièrement réalisé de bois peint et doré à la feuille. Nous y resterons une vingtaine de minutes, appréciant ce moment de calme et de chaleur.
En sortant, nous faisons une bataille de boules de neige, sous le regard incrédule d’un employé de la ville qui nous considère avec un air de dire qu’il n’y a bien que les touristes pour apprécier de jouer dans la neige. On est définitivement des touristes !! Mais que c’est fun ! Je me fais attaquer et finis par manger de la neige, bon ok, je l’ai un peu cherché mais je ne fais pas le poids face a quelqu’un qui a appris le karaté !!
Nous continuons la ballade et flânons dans les petites rues du Vieux Montréal au gré de nos envies, de nombreuses boutiques d’art se trouvent dans ces rues et c’est assez agréable a regarder. Rue Saint Paul Est, nous tombons sur le bar « Les 2 Pierrots » et son restaurant quelques mètres plus loin, l’endroit m’a été conseillé par de nombreux québécois pour pouvoir écouter de la musique locale. Il n’ouvrira qu’en fin de semaine, nous prenons note !
Nous poursuivons sur la Place Jacques Cartier, très jolie, mais je la préfère de nuit, en montant vers le nord, elle nous mène a l’Hotel de Ville et au Champs de Mars… Et oui, ici aussi ! Nous redescendons jusqu’au Marché Bon Secours, avec son dôme argenté de plus de 30 m, qui était auparavant un bâtiment administratif pour devenir depuis 1996 un centre commercial avec des boutiques aux articles pas mal dispendieux (chers), s’agissant d’articles d’art contemporains ! Hubert y achètera ses gants…Ca picote le froid quand même !
On se rapproche de la patinoire…
On prend un petit vin chaud « A l’aventure », place Jacques Cartier et nous voila partis et motivés pour une séance de patins à glace ! Et c’est le fun, mes 3 compères louent sur place, on prend les forfaits, tout est étudié pour ! Ce jour-la, on patinera aux sons des musiques locales très sympa ! Je les préviens de faire attention en cas d’avertissement du changement de sens sur la piste : un des gars du staff se met au milieu de la patinoire en sifflant et en faisant de grands gestes pour indiquer qu’on change de sens, la première fois que j’étais remontée sur des patins avec Isabelle, cela m’avait valu une belle frayeur car ne maitrisant plus mon demi-tour instantané, je m’étais retrouvée a contre-sens, bref, j’en suis ressortie vivante !! Nous avons beaucoup de plaisir, patinons tous seuls ou a deux, en avant, on essaie en arrière, Véro est la seule a vraiment maitriser le truc dans ce sens… On regarde les gens qui tombent, ceux comme qui nous aimerions patiner ! Très bons moments ! Un petit encas, au snack de la patinoire et nous rentrons.









Nous repasserons au Centre Alexis Nihon pour finalement acheter des chaussures pour Véro… et oui ca picote le froid… Apres avoir choisi la seule chaussure en exposition dont le vendeur n’arrive pas à retrouver la paire, elle trouvera en fin de compte un bonne paire de boots qui lui permettront de reléguer ses chaussures en daims au placard et d’apprécier la chaleur et le sec !

Repos rapide a la maison, puis on repart, ce soir-la nous avons rendez-vous avec Isabelle au Baton Rouge, je veux faire gouter les cotes levées a mes amis, on dit ribs aussi, il s’agit de petites cotes de porc caramélisées vraiment délicieuses et le Baton Rouge m’a été recommandé a plusieurs reprises pour ca !
Soirée agréable, Isabelle rentre de chez sa mère, elle nous prête sa voiture pour la semaine car elle part passer le week-end à Londres. C’est très gentil de sa part, et ca l’arrange aussi, de cette façon, elle n’a pas a se soucier de l’endroit ou elle peut la parquer, il faut dire que c’est un véritable casse-tête a Montréal! En plus, j’ai obtenu mon permis québécois depuis peu a la SAAQ (Société d’assurance des automobiles du Québec) , a ne pas confondre avec la SAQ (Société des alcools du Québec), le plus dur étant d’attendre un rendez-vous (un délai de 2 mois a prévoir) car pour un français, il suffit de fournir des justificatifs, il n’y a pas d’examen.

Nous allons garer la voiture à la maison, et nous ressortons en métro pour aller aux « Foufounes Electriques » - 87 rue Sainte Catherine Est. Juste pour info, foufounes en québécois, ca veut dire fesses. Isabelle qui nous a quitté car elle a un vol tôt le lendemain, m’a prévenu que je risque d’être déçue… En fait nous connaissons ce bar par les nombreux français de France qui nous l’ont conseillé… « Il faut ABSOLUMENT que t’ailles là-bas, tu vas voir c’est GE-NIAL !! ».
Bon ok, déjà c’est le 26 décembre et il n’y a pas grand monde. Nous étions intrigués par le thème de la soirée sur le net : mardis à gogos avec DJ mutante – hits des années 50 a nos jours… C’est vaste comme programme ! Mais la musique est correc(t) (on ne prononce pas le t et en québécois ca veut dire que ca va). Nous dansons même 2 rocks, les pichets sont a 8 ou 9 $ avec les taxes et le pourboire ; en revanche, je trouve l’endroit un peu morbide avec des tableaux bizarres, et les toilettes sont absolument dégoutantes, je n’ai jamais vu autant de tags dans cet endroit ! Je pense que c’est surement mon coté trop bcbg conventionnel qui ressort, mais je trouve le lieu plutôt glauque ! Je ne resterai pas sur cet avis et y retournerai un soir ou il y plus de chances que ce soit plus fréquenté, mais pour l’instant, il me semble que ce bar a du être apprécié des français qui étaient étudiants ici !
Nous profitons tout de même du tarif des consommations pour s’offrir 4 tournées, et nous sommes partants pour continuer, Alex est survoltée, on traverse la rue en revenant vers l’Ouest et on se retrouve au Club Opéra (déjà mentionné) ou Hubert sera subjugué par les mères Noel qui dansent plutôt dénudées sur les murets ! 3h du mat, ca ferme, j’hèle un taxi et nous rentrons ! Bonne journée !