vendredi 21 septembre 2007

Niagara Falls

Je reprends mon récit la ou je l’ai arrêté, il y a quelques semaines… - Bouh : honte a moi !!

Les séminaires de formation… outre le bénéfice incontestable d’un apprentissage de qualité… - hum !-, on en retire souvent des souvenirs merveilleux de partage d’expérience, de nouvelles connaissances et de soirées mémorables avec des gens formidables dont la rencontre aurait été improbable dans une autre vie… Tout ca fait beaucoup de « ables », mais c’est tellement vrai… Et puis, il y a le lieu choisi pour la formation, pas trop loin, mais assez pour dissuader les gens de rentrer chez eux d’un jour sur l’autre, de façon a créer un esprit de franche camaraderie, et surtout à éviter un absentéisme trop répété… Bref, une prison dorée dans un superbe hôtel, ou nous ne faisons que manger et participer aux cours en nous laissant bercer au gré des animations qui nous sont réservées…

Il y a quatre semaines, j’ai donc séjourné au White Oaks, avec 199 autres environ de mes petits camarades, pour les bureaux de l’Est canadien. Le site internet est bien fait : http://www.whiteoaksresort.com/, excepté le « Flying to the moon » à l’orgue style « Tournez Manèges » ! Il s’agissait pour moi principalement de rencontrer des personnes des autres sites et de profiter pleinement des activités disponibles… J’étais donc vraiment excitée à l’idée de passer quelques jours a proximité des chutes du Niagara, je m’imaginais déjà les admirant chaque jour, un petit tour matin, un le soir… Mes espoirs furent anéantis par Jérôme, un de mes collègues français, qui, des que je m’étais assise dans l’avion, me fit remarquer que notre hôtel se situait a Niagara «-on the Lake » (sur le lac) et non Niagara «-on the Falls » (sur les chutes)… Une petite déception quand même, qui venait s’ajouter a la morosité de devoir passer mon dimanche matin à préparer mes valises et le reste de la journée entre aéroports et bus jusqu'à l’hôtel… A 18h, nous étions arrivés là-bas, et bien sur, même si la route avait été agréable en longeant le lac Ontario, pas de traces des chutes !!
Le trajet m’avait permis de faire la connaissance de nombreuses personnes du bureau de Montréal, que j’avais l’habitude de croiser mais auxquelles il ne m’était jamais arrivé de parler… C’est bête, parfois, il suffit de peut de choses !! Janice en faisait partie, une charmante jeune femme d’origine kenyane, anglophone, mais bien décidée à progresser en français, avec qui j’allais passer des bons moments lors de mon séjour là-bas.

L’hôtel n’avait que peu d’attrait de l’extérieur, mais était d’un confort indéniable a l’intérieur, j’aime assez le coté luxueux de ce genre d’établissement nord-américain... Tout y est absolument bien pensé et la prestation est irréprochable. J’avais du mal tout de même a me faire a l’idée que je serais si près des chutes du Niagara sans les voir…
En consultant le programme des réjouissances qui nous avait été donné le lundi matin, je réalisais que mon vœu allait tout de même être exaucé : nous partions le soir même, tous, aux chutes. Par ailleurs, je compris également très vite aux vues du planning qui nous était réservé que j’avais intérêt à trouver un créneau vite fait afin de pouvoir profiter du spa de la résidence : a la première pause, je me précipitais et saisis le dernier (hey hey) rendez-vous disponible pour un soin-massage d’une heure pour le lendemain soir… Elle est pas belle la vie ?

La soirée du lundi s’est donc déroulée au restaurant près des chutes du Niagara, dont j’ai oublié le nom, mais on peut difficilement le manquer en fait ! Nous sommes partis en bus touristiques rouge à deux étages, et il nous était impossible de rouler sur l’autoroute avec ces engins, nous avons donc pris les chemins de traverses et avons rejoint le site en une heure… quand on sait qu’il faut 20 minutes par la voie rapide… Bon ok, j’arrête de faire ma parisienne… mais quand même ! C’est l’occasion de rencontrer Sylvia, espagnole d’origine, et de partager avec elle notre amour commun de son pays.

Un petit tour pour voir la rivière Niagara en amont du coté canadien, et nous voila, en face de cet escarpement entre les Lacs Erié et Ontario qui nous offre tout son spectacle… La bruine est tellement intense qu’il est difficile de voir a travers, et je me retrouve vite détrempée en voulant prendre des photos, le bruit est absolument impressionnant (consulter les vidéos sur la droite). Les Chutes du Niagara (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chutes_Niagara) majestueuses donnent l’impression de vouloir happer le petit bateau qui transporte les touristes et qui ose s’approcher de leur bouillon… essayant peut-être de rejoindre l’un des pieds de l’arc-en-ciel qui les domine. Je vais faire la difficile, mais je suis un peu déçue : je m’attendais a quelque chose de beaucoup plus grandiose, et en comparaison, je préfère les Chutes de Montmorency a Québec… C’est juste une question de choix personnel ! Pour ce qui est des alentours aux Chutes, on m’avait dit que cela était très bétonné, et c’est le cas, mais je suis agréablement surprise, je m’attendais a pire ! Apres le repas, qui ne restera pas dans les mémoires, nous rentrons dans ces fichus bus !

Les jours se poursuivent au rythme de nos ateliers et le soir des animations sont organisées. Au cours d’une soirée « Casino », reproduction totalement factice de roulettes, black jack…, je rencontre Jennifer, une jolie blonde aux yeux bleus, anglophone, originaire de Saint John (New Brunswick) qui entame la conversation en me demandant comment cela se fait que je connais une des chansons de Bob Marley qui passe a ce moment-la, alors que je suis française, et surtout qu’elle ne sait pas elle-même les paroles… Je lui explique que cela a fait partie des musiques que j’écoutais a une époque comme beaucoup d’adolescents français, et nous commençons a rire de ca, et du reste ! Il faut dire, que comme toutes les filles que j’ai rencontrées de Saint John ou Halifax (Nouvelle Ecosse) a ce séminaire, Jennifer a un flot de paroles absolument incroyable, et je suis obligée de lui rappeler quelque fois que je suis française et qu’elle parle bien trop vite, et je me moque un peu d'elle en l'imitant!!! Nous ne cessons de rires avec Joelyn également et une autre Jennifer, j’aime beaucoup leur coté « grandes effusions » pour pas grand-chose, typique aux filles anglophones, dixit les québécoises francophones…

Justement une chose que je remarquerais de façon plus aigue lors de ce séminaire, c’est le cloisonnement entre les gens des deux langues, c’est flagrant, je le ressens très fortement : peu de mélanges dans les tables de travail, pour les repas, pour les soirées. De mon coté, sur la semaine, avec mon statut d'étrangere, je suis plus souvent avec des anglophones, et j’aime bien, je me sens a l’aise, ils sont très ouverts. Je retrouve également Michael connu trois mois avant lors de mon voyage à Edmonton et Lionel, mon ami français, qui m’avait accueilli l’année dernière pour Halloween.

Apres 4 jours tous ensembles, nous nous quittons, je suis invitée à passer a Saint John –c’est noté, je quitte mes nouvelles connaissances. Je vole au retour aux cotés de Janice, nous n’arrêtons pas de papoter. A l’arrivée a Montréal, devant le tapis de bagages qui mettra plus de 30 minutes a nous délivrer nos valises, Jérôme a la bonne idée de me dire que Sylvia part pour Paris le lendemain soir, tout comme moi, nous nous échangeons nos numéros de cellulaires : je ne me doutais pas qu’elle me rappellerait si vite !

jeudi 20 septembre 2007

Je me souviens

En écoutant mes cd de France, j’ai retrouvé cette chanson à laquelle j’ai pu donner tout son sens… Bon ok, je suis fan de Lara Fabian, et je sens que je vais être huée, mais en écoutant maintenant les paroles, je comprends ce qu’elles signifient vraiment, ce que je ne réalisais pas encore il y a un an…

Effectivement, malgré tout le bon temps que j’ai passé dans mon pays d’origine, le Québec m’a manqué et je suis contente de le retrouver… Et j’ai ce sentiment que, comme tout expatrié, je serai partagée pour longtemps entre mes origines et mon pays d’accueil…

Lien vers le clip : http://youtube.com/watch?v=ozifA57XWqk

Je Me Souviens

Des fleurs de lys blanches sous un ciel bleu de cristal
Des balades sous une neige en forme d’étoile
Des érables aux couleurs d’une passion fatale
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens

Les odeurs d’une forêt qu’un beau lac dévoile
Les reflets d’un grand feu sur nos visages pâles
Une lumière intense par des nuits boréales
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens

J’aime tes poèmes, ton coeur, ta liberté
Tu es la seule terre où
Mon âme s’est posée

Un accent dont personne ne connaît les secrets
Un français qui s’élance dans des mots oubliés
Une manière inimitable de chanter
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens

J’aime tes blasphèmes, ta foi, ta dignité
Tu es comme une île
Que l’on ne peut pas quitter

J’aime tes poèmes, ton coeur, ta liberté
Tu es comme une île
Que l’on ne veut pas quitter

Des paysages qui mélangent au plus que parfait
Des dessins que la nature ne refait jamais
L’impression d’être entrée au jardin de la paix
Je n’oublie rien de rien
Et je reviens

lundi 17 septembre 2007

Carte Postale

Chers tous...
Je finis mon séjour et ma mission en France par trois petits jours off chez ma grand-mère dans l'arrière pays niçois... C'est le bonheur... Je ne veux pas trop vous faire enrager, mais il fait 30 degrés, un ciel bleu superbe et je vous écris d'un cybercafé avenue Félix Faure à Nice non loin de l'Acropolis, je me prépare à aller me faire une petite balade sur la Promenade des Anglais...
Elle est pas belle la vie???
Je pense bien à vous, enfin... pas trop!
Fred

samedi 8 septembre 2007

Bon Cop Bad Cop

Il y a 2 semaines, à Montréal. Première soirée, depuis longtemps, seule et tranquille a la maison, pas de plans, pas de sortie prévue, pas de repas, juste une soirée entre moi et moi, et accessoirement mon canapé, mon lecteur-dvd et mon écran plat 26 pouces… Et ca fait du bien parfois… surtout en prévision des semaines qui vont suivre…
Je réfléchis, cela remonte à plus d’un mois et demi que je n’ai pas passé ce genre de soirée à la maison qui me permet de me retrouver… Moment nécessaire pour recharger les batteries de temps en temps, ou mon seul objectif est de choisir un bon film et de m’assurer un super plateau repas... Pas de téléphone, je ne suis la pour personne…
Je suis passée chez mon loueur de vidéo et je choisis de visionner le numéro 1 du box office québécois sur l’année « Bon Cop Bad Cop » d’Eric Canuel… Conseillé par tous, le film apparait comme un incontournable a Montréal. Comment ai-je pu passer à côté ? Heu… peut-être qu’accessoirement, il faudrait que je trouve le temps d’aller au cinéma ! Note pour plus tard !
Et la critique a raison, c’est vrai ! Je le recommande chaudement à tous ceux parmi mes amis français qui veulent comprendre d’une part la différence entre les québécois et les canadiens (notamment de Toronto) et, d’autre part, évaluer leur niveau de compréhension du français du Québec ainsi que l’impact du bilinguisme… Grace a ce film, vous serez, par exemple, en mesure de comprendre et graduer la gravité des insultes québécoises, chose a laquelle, nous sommes totalement étrangers et très peu réceptifs, nous les petits français !!
Le film est vraiment très bien réalisé avec un humour bien typique d'ici…, et une intrigue policière bien menée sur fonds de Hockey – THE sport national du Canada, qui oppose un flic de Montréal et un autre de Toronto... bref, tout les sépare... Et puis les filles, y a un de mes acteurs chouchous québécois, Patrick Huard, que j’avais découvert dans « Les Boys »… et que j’apprécie beaucoup pour… son jeu d’acteur. Hihi !
Si vous craignez de ne pas comprendre, pas de troubles : la version DVD prévoit tous les sous-titrages possibles… Donc plus aucune excuse !

vendredi 7 septembre 2007

Tout va bien !

Je sais, je sais, j’ai pas trop donné de nouvelles cette semaine… mais pas de soucis, tout va très bien ! En fait, je suis a Paris, j’ai pas mal de travail et je profite de mes moindres moments de liberté pour voir le maximum de mes amis, mon frère et apprécier la vie trépidante parisienne ! Et, je peux vous dire qu’il y a de quoi faire… Mon capital sommeil est bien entamé…
Je vais raconter ca très prochainement, je dois également parler de ma formation à Toronto la semaine dernière et de la visite des chutes du Niagara…
Bref, elle a de la matière la fille, mais des journées de 24 heures, c’est bien trop court !!!
Ce soir, je vais voir le match d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby dans le bar ou nous avions l’habitude d’aller regarder celle de Football (Soccer) l’an dernier… J’avoue, c’est le top d’être en France pour l’occasion. L’ambiance est gigantesque ici ! Paris est en effervescence !

mardi 4 septembre 2007

Recherche Caroline désespérément…

Hier soir en rejoignant mes amis, au détour d’une rue de Neuilly sur Seine (région parisienne), j’ai trouvé cette annonce collée sur une cabine téléphonique… Je trouve cela tellement mignon et romantique que je ne peux que transmettre le message et espérer l'aider a la retrouver!

Mais stie quel épais de pas avoir demandé son numéro de cellulaire !!

Traduction française : Bon Dieu, quel idiot de ne pas avoir demandé son numéro de portable !!

dimanche 2 septembre 2007

Bienvenue Magali !

Depuis quelques jours où je suis rentrée de vacances, les jours se suivent et ne se ressemblent pas… J’ai a peine eu le temps de défaire mes valises, de donner des nouvelles a mes amis, dire au revoir a Anne lors d’un souper avec Geneviève, voir Nadja et me voila déjà repartie pour une formation à Toronto dont je parlerai prochainement… Je suis rentrée jeudi dernier à 10pm pour repartir à Paris vendredi soir ou je me trouve actuellement pour le travail…

Vendredi était toutefois un jour spécial car c’est celui ou mon amie Magali arrivait à Montréal pour plusieurs mois… C’est un peu dommage que je ne sois pas la les premiers jours, c’était prévu comme ceci depuis 3 mois, mais d’un autre coté, cela lui permettra de se faire ses propres premières impressions toute seule. Je trouve que c’est vraiment très important… Je ne serai pas la pour l’influencer. Et puis, nous aurons tout le temps de nous rattraper à mon retour.

Nous nous sommes tout de même croisées, 2 petites heures… En finissant mes bagages pour les 2 prochaines semaines, je guettais le moindre bruit dehors qui me permettrait de l’accueillir en lui sautant dans les bras. Et bingo, je vois le taxi et la miss qui en sort… Je vais sur mon balcon, tenaillée par l’envie de prendre une photo, mais je ne veux pas l’assaillir à son débarquement… Je lui lance un gros « Bienvenue ! » et la, c’est elle qui me dit : « Tu prends une photo pour l’arrivée ? »… Bouge pas, j’m’en occupe ! C’est chose faite ! Je descends pour l’aider… On reste un peu dehors à apprécier la lumière du soleil… Je sais tellement ce qui est entrain de se passer dans sa tête ! J’étais dans sa position, il y a 11 mois… Nous rentrons, et je lui fais visiter l’appartement, lui présente le gardien, et nous ressortons très vite, j’ai besoin de faire une course… C’est cool de me promener avec elle dans la ville, elle aime déjà le quartier !

Tout va bien se passer, c’est certain… Bienvenue Magali, c’est une superbe nouvelle aventure qui nous attend !

Je rentre à Montréal…

Avec Nadja, fin juillet, nous avons assisté à un des concerts gratuits a l’occasion de Francofolies de Montréal… Ariane Moffatt, enfant du pays, donnait deux représentations successives un jeudi soir et avait mobilisé la foule… Je la connaissais par la radio depuis que j’étais arrivée au Québec, avec sa chanson « Montréal » qui passait partout et se retenait facilement… « Le soleil inonde le terminal, et le dub fait danser mes scandales, en format original, je rentre a Montréal…», et bien sur, a chaque fois que je reviens dans la ville, je ne peux pas faire autrement que de chantonner cette air qui va si bien au voyage !! Et, c’est drôle, quand on regarde le clip (http://youtube.com/watch?v=I_go7ZblUPY), on s’aperçoit que la plus grosse partie est filmée a Paris et a l’aéroport d’Orly ! La jeune chanteuse lancée il y a 5 ans sur la même scène collabore beaucoup avec M (Mathieu Chedid) qui lui écrit des textes, elle a, d’ailleurs, repris avec succès une version de «La bonne étoile »… Et le concert fut très bon, et m’a vraiment donné envie de la découvrir, outre le fait qu’elle a chanté cette toune qui me suit partout…

Je rentre à Montréal… Je quitte Masseube, je me rappelle ce rituel que nous avions mis en place ma sœur et moi petites quand nous quittions La Vigne, le quartier ou nous passions nos vacances chez nos grands-parents dans l’arrière pays niçois : nous partions dans les dernières heures dire au revoir a tous les éléments représentatifs de nos vacances, les gens, mais aussi les animaux (tout y passer: chiens, chats, lapins, poulets, dindes…), les collines, les bassins, les oliviers…. Je sais que quelque part, je reproduis toujours ce schéma, aujourd’hui adulte, j’ai besoin de faire ce petit tour pour dire au revoir mentalement, voir une dernière fois, même si, bienheureusement, je ne mets plus a crier a tue-tête « Au revoir collines, au revoir le jardin !!! ».
J’ai l’habitude de faire des valises et la mienne est rapidement rassemblée, ma mère me ramène a Toulouse-Blagnac, je m’enregistre, fait partir mes bagages, et nous appelons Zaff pour manger avec elle. C’est vrai que c’est le top les e-services des compagnies aériennes, on s’enregistre rapidement sur le net, on arrive, on n’a pas de fil d’attente et je me paie le luxe, entre mon enregistrement et mon embarquement, de prendre 2 heures pour aller déjeuner avec ma mère et ma potine a « La Criée », un restaurant de poisson… qui tombe très bien rapport aux repas de la veille !! C’est plate de finir les vacances sur un filet de saumon’ mais je ne peux rien avaler !! Zaff repart travailler – on croise tous les doigts pour son mémoire ! Et Maman me dépose a l’aéroport, et la, c’est le drame… Je me mets à pleurer comme une petite fille… Sentiments mitigés, c’est juste qu’un an, ca a été long quand même ! Je ne sais pas vraiment, pourquoi, mais mes larmes coulent… ma tante Christiane n’est pas la pourtant ! Ma mère est plus forte et arrive a me calmer par un « Arrête, tu vas finir par me faire pleurer !»… Et la la, je ne veux pas faire pleurer ma mère !

Mon retour se passe sans encombres, j’aime toujours autant les aéroports… mon voisin sur le vol Paris-Montréal n’est pas ben ben bavard et c’est plate… 8 heures à coté d’une carpe, ca peut être très très long… Je vous jure…

Je rentre à Montréal, la vie reprend son cours, le lendemain matin, j’ai un petit compagnon qui vient me dire bonjour et réclamer ses noisettes… et puis il me regarde partir au travail… Le soleil est la, c’est plaisant, on sent la fin de l’été…Nadja, le soir-même, a eu la bonne idée d’organiser un petit repas entre filles, les grandes Nadja, Catherine et moi et les petites, les filles de mon hôtesse : Maxine et Alix… Soirée agréable, je vis en décalage horaire, mais j’aime ca !

vendredi 31 août 2007

Des excès

Dernier jour avant le retour vers Montréal, nous sommes tous invités à déjeuner (diner pour les québécois) chez Jackye, une amie de ma mère. Cette dernière lui avait répété a mon arrivée mon souhait de profiter au mieux de mon séjour en France pour manger le maximum de spécialités du Sud-ouest. Effectivement, la gastronomie et les plaisirs de la table n’étant pas la spécialité du Canada, et c’est peu de le dire(!), j’avais, à dessein, annoncé la couleur avant d’arriver… Et j’allais être servie !!

Le temps capricieux de ce jour-la laissait planer un doute sur la possibilité à manger dehors, et commençant l’apéritif dans le jardin, à la suite de la première averse, nous avons tout déplacé en urgence sous le store banne… Apres la pluie vient le beau temps.

Maman et Pierre m’avaient averti que Jackye est un vrai cordon bleu. Pour sur, je ne vais pas être déçue : rendue chez elle a 12h30, j’en repartirais a 18h45, - et encore parce que mon cousin et sa femme arrivent a la maison – et tout ce temps la a table… Un peu long certes, mais habituel pour un grand repas et tellement bon ! Nous serons 11 à table. Elle a préparé un repas dont je me souviendrai a jamais : après un apéritif a la soupe de champagne, en entrée foie gras de canard en terrine parfumé a l’armagnac et au floc de Gascogne accompagné d’un petit pain aux figues et un vin blanc fameux « Domaine du Tariquet » (http://www.tariquet.com/) . Ca commence fort, très très fort… Le tout suivi de magrets séchés maison … à mourir !!! Je commets le péché de laisser la partie grasse sur le coté et j’entends le classique « tu laisses le meilleur ! » et je réplique comme d’habitude « J’aime pas, j’aime pas ! », ce sont toujours les mêmes qui disent ca et qui vont aller couper un vin rouge grand cru avec de l’eau… Pour moi, la la, c’est un sacrilège ! Mais c’est ca la campagne !
Une salade au saumon pour tasser le tout et arrive le trou normand (sorbet de pomme et Calva), concurrent du trou gascon, mais ca passe aussi bien ! Il est 15h30, je suis a l’aise, tout va bien !
La dessus, on commence le rouge, Saint Emilion, sans commentaires… pendant que les magrets sont entrain de cuire en papillote sur le barbecue… absolument novatrice, cette méthode de cuisson que je ne connaissais pas pour le magret de canard, permet de conserver plus de jus a la cuisson des viandes et le résultat est très réussi, accompagné d’haricots vert, c’est le moment « santé » du repas… Il ne sera pas ben ben long ! Salade verte et fromages, des bons vrais fromages : camembert, brie, vache, brebis, chèvre… Excellent… Il est 5h30 pm… L’heure du dessert ( !) : la croustade aux pommes, autre spécialité gasconne, les pommes sont savamment arrangées au travers des morceaux de pate feuilletée, le tout étant copieusement arrosé d’armagnac… Là-dessus un café et un petit digestif et on arrive a 6h… C’est fou comme ca passe le temps ! Nos amis campeurs n’en reviennent pas non plus, je pense, c’est un repas exceptionnel…

Tony fait son pitre au travers des branches du bananier… depuis quand y a des bananiers à Masseube ?? Je me suis trouvé un nouvel ami… un peu poilu et très nerveux, mais tout doux quand même sous ses airs félins, il s’appelle Cacahuète ! J’adore les chatons !

C’est pas tout, mais Stéphane et Noëlla ne vont pas tarder à arriver à la maison… pour diner (souper en québécois). Je remercie mon hôte, dis au revoir a tout le monde, je ne les verrai pas de sitôt, et fais le kilomètre qui nous sépare de la maison… en voiture… a ma décharge, c’est 1 kilomètre de nationale !

Je prends le temps de sortir Uggy et de m’occuper du gros chat de la maison, de me rafraichir un peu… Puis ils arrivent… Tellement heureuse de les voir ! Je suis proche de Stéphane, dans le sens que malgré notre vie d’adultes, nous réussissons toujours à nous consacrer du temps mutuellement et puis, c’est un des rares de ma famille (hors parents, grand-parents et mon frère) dont j’ai régulièrement des nouvelles depuis que je suis a Montréal. Je leur offre a tous les deux un des 5 kilos de sirop d’érable que j’avais acheté spécialement pour mon retour… Je comprends pas pourquoi j’ai du supplément de bagages ?!?!!!!

J’avais la veille demandé à Pierre, le super cuisto de la maison, s’il voulait bien nous préparer un confit de canard comme c’était la seule chose que je n’avais pas mangé au cours de mon séjour… Innocente que j’étais ! J’ignorais comment je ressortirais du repas de chez Jackye ! Maman et Pierre ayant déclaré forfait, et renonçant a souper, je me voyais mal dire a mon cousin et sa femme « Bon ben, c’est gentil d’être venus nous voir, on prendra pas d’chance, hein, voici ce qu’on vous a préparé a manger… nous on jeune !! »… Au menu donc, confit et pommes de terre poêlées, cuites dans la graisse d’oie… Vraiment, un délice… malgré mon manque d’appétit, j’ai tout de même apprécié… ainsi que la superbe tarte aux fraises qu’ils avaient amenée pour le dessert… Pierre et maman nous accompagnent… avec un verre de badoit… Hihihi !
Comme a chaque fois que je retrouve mon cousin, c’est rigolades, nostalgies et câlins assurés ! J’adore… La soirée passe définitivement trop vite et ils doivent rentrer… Une fois qu’ils sont partis, je prends un comprimé de citrate de bétaine, idéal pour l’occasion, et vais jusqu'à ma chambre… en roulant ! J’ai du prendre 15 kilos au moins rien que sur la journée !!!

mercredi 29 août 2007

Visites en Gascogne

Quand on considère ce que j’ai fait pendant mes quelques jours en France, on pourrait croire que j’y suis restée un mois ! Mais non ! C’est juste que j’ai la chance d’être originaire d’une région magnifique qui bénéficie de plusieurs atouts à proximité : mer, campagne, montagne, patrimoine culturel et historique, tourisme.
Beau temps ou mauvais temps, on a toujours de quoi s’occuper. Ainsi, alors que la météo est au gris, nous décidons avec ma mère et Luc de partir à Auch. Je souhaite regarder la capitale gasconne d’un nouvel œil et visiter la Cathédrale dans laquelle je ne suis jamais entrée avant… La honte !!

Auch (www.auch-tourisme.com) , la préfecture du Gers, c'est-à-dire, la plus importante ville du département : 20.000 habitants ! Je ne peux pas dire que ce soit la ville la plus dynamique que je connaisse, mais j’y ai passé des très bons moments a une époque ou c’était mon point de chute du week-end, en 2000… encore étudiante, j’avais trouvé des endroits sympathiques pour sortir avec mon cousin Cyrille. Et j’ai toujours beaucoup de plaisir à y revenir et à m’y promener.
Nous nous garons donc dans la haute-ville, sur la place de la Mairie appelée place de la Libération, en face d’un restaurant fameux, « Le Daroles ». Non loin de la, la place de la Cathédrale… ne me demandez surtout pas pourquoi une caravane stationne devant sur la photo, je n’en ai aucune idée, c’est bizarre… Va savoir !

L’intérieur est beau et clair pour une cathédrale, et je suis dans un état de contemplation respectueuse quand Maman et Luc sont pris d’un fou-rire : ce dernier propose, a l’occasion de son anniversaire, d’y amener sa grand-mère afin de lui faire souffler tous les cierges de l’église. Ben voyons donc !

Une fois sortis, nous prenons la rue Dessoles, rue piétonne d’Auch qui part du haut de la ville permettant de rejoindre la basse ville et dans laquelle nous trouvons petites boutiques, et bars ou restaurants fancy (branchés) tels que « La Bodéga » ou « La Gargagnole ».
Plutôt que de rejoindre la basse ville, et d’aller faire les magasins comme nous ferions habituellement, nous bifurquons et descendons au hasard des rues de la vieille ville jusqu’au bord du Gers… En voyant la couleur de l’eau, j’ai beaucoup moins envie de me jeter dedans que dans les rios espagnols… Nous nous retrouvons au pied des escaliers, 223 marches. A mi-parcours, nous croisons la statue du plus célèbre des gascons : D’Artagnan… Hélas, le pauvre, comme l’escalier n’a pas échappé a l’usure du temps, et il est, en outre, affublé d’un tag (que j’essaie tant bien que mal de cacher avec ma tête sur la photo)… Quel dommage ! Retour sur la Place centrale, au début de la rue Dessoles ou nous allons manger une crêpe. Depuis quand fait-on la queue pour s’assoir en terrasse a Auch ? Tout se perd ma P’tite Dame !!!
Auch, c’est très petit et on en a vite fait le tour, heureusement, car le soir-même, on a un apéro… encore !!
Nous reviendrons y manger un soir avec Luc, au « Bartok », un bon repas du sud-ouest… salade gasconne et magret aux fèves sont à recommander. Au départ, je voulais lui proposer « Le Corto Maltese », mais le restaurant a été remplacé, signe des temps…

La vie est douce en vacances, bercée également aux rythmes des baignades à la piscine municipale de Masseube, des cafés sous les vérandas, des petits vins sous les tonnelles, et des discussions au coucher du soleil… J’ai déjà un gout de pas assez et de « j’en veux encore »…



Le samedi, je vois ma tante Christiane, son mari et mes petits cousins, Marie et Jonathan, chez eux dans un petit village. Elle essayait désespérément depuis 10 mois de m’envoyer des textos sur mon téléphone que j’ai hélas résilié en m’envolant pour le Québec… Malentendu vite réparé, je suis heureuse de voir ma famille… Christiane me fera pleurer au moment de lui dire au revoir, elle-même se laissant débordée par ses émotions ! Elle a toujours le chic pour me faire cet effet la !! Hihihi !
































Le soir, je me fais invitée par Carole, Caroline et Monique, mes parents étant de noces. Ils passent juste pour nous faire un petit coucou, le temps de faire une photo ou nous serons tous pliés de rire car, en lançant le minuteur de mon appareil-photo, je me suis jetée au pied du fauteuil et , même si ca n’apparait pas sur le cliché, ma jambe est littéralement encastrée dans la table basse ! Petit repas sympa préparé par Carole et son magnifique barbecue (!) : gambas, calamars, et poivrons a la plancha, nous nous sommes régalées. Rendez-vous est pris : Carole et Caroline devraient venir me visiter a Montréal cet hiver… reste juste à convaincre Carole que l’avion est l’un des moyens de transport le plus sur au monde… C’est pas gagné la !!

C’est la fin des vacances, Luc repart a Lyon - c’était cool de le rencontrer et de partager des moments ensemble, je dis au revoir a tout le monde…

Dimanche sera mon dernier jour sur place…