samedi 12 janvier 2008

Comme un mois d’avril…

Premier week-end de retour de vacances, comme un fait exprès, le temps est idéal pour ne pas avoir envie de sortir de la maison. Les températures sont au-dessus de 0, il a plu toute la semaine, alors du coup, on oublie le ski et les sports d’hiver, la neige est poreuse… On se trouve dans la situation du mois d’avril : trop chaud pour du ski de qualité, trop pluvieux pour les activités extérieures…
Bref, parfait pour rester à l’intérieur, faire un bon ménage de fond – ça faisait un moment-, refaire les réserves : mes placards étaient totalement vides, et rattraper le retard que j’ai pris au travail cette semaine suite à mes mésaventures entre Detroit-Cleveland-Burlington-Montréal. J’ai également pas mal de lavage à faire, j’ai pourtant normalement l’habitude de faire mes machines avant mes vacances, mais là non… Bonne nouvelle ! Finalement l’aventure se termine bien, on m’a livré mon back pack (sac à dos) de routarde mercredi soir !! Il était, en fait, resté coincé à Detroit… Tout est bien qui se finit bien, comme je disais à Luc et Céline, bientôt nous en rirons !!
A part ça, je navigue sur le Web et constate que notre cher Président de la République, Sarkozy, occupe beaucoup l’actualité internationale… avec sa nouvelle conquête Carla Bruni… Et dire qu’on le compare à Kennedy ! Et pourquoi pas au Prince Rainier et Grace Kelly aussi !!! Non mais ça va pas !!!
Et puis autre nouvelle, Magali a trouvé un bon job et un autre appartement, je vais reprendre ainsi mon train train dans mon joli « chez-moi ». Au programme ce week-end, soirée avec Nadja et demain matin je brunche avec Annie. Un peu au ralenti la Fred, ça ne fait pas de mal !

vendredi 11 janvier 2008

Fred in San Francisco

Pour un blog en chanson californienne, lancez la musique dans le menu à droite de cet écran!

San Francisco… je n’en connaissais pas grand-chose avant de me décider d’y partir deux semaines avant Noël : seule la chanson de Maxime Leforestier m’inspirait, quelques vues de son pont et de ses rues dans des films à grand public, et la série qui nous avait fait connaître Michael Douglas en France – comme me le rappelait très justement mon frère, et c’était à peu près tout… Ah oui, aussi, je me souviens également que, alors que j’étais enfant, le frère de ma mère nous avait ramené d’un de ces voyages une petite-amie qui venait de San Francisco, nous ne l’avons vu qu’une fois, mais elle nous avait envoyé une carte postale de la ville de nuit… Je trouvais finalement ça super sexy de me dire qu’elle habitait à San Francisco !

Plus je lisais d’informations sur la ville avant de partir, et plus il me tardait d’y arriver. Je savais que j’allais aimer. San Francisco était décrite comme une ville à part des autres cités américaines, reconnue pour sa liberté, son ouverture d’esprit, son hétéroclisme, un peu le résultat de la diversité de sa population, la ville ayant été souvent « l’île de Noé » de ceux qu’on accueillait nulle part ailleurs aux Etats-Unis.
De toutes les lectures que je glanais par-ci, par-là, ressortaient les caractéristiques suivantes les plus reprises. J’appris ainsi que la ville bénéficiait d’un climat particulier se situant au Nord de la Californie, entre l’Océan Pacifique et la baie de San Francisco, l’amplitude des températures y est très faible, été comme hiver il y fait à peine plus de 17 degrés Celsius, chaud en hiver, et froid en été, en outre, elle est souvent plongée dans le brouillard et seuls les piliers du Golden Gate Bridge arrivent à apparaître dans ce cas-là. D’ailleurs, à l’époque où ce magnifique pont rouge n’existait pas –et pour cause, il a été terminé en 1937-, dans le temps des explorateurs, la baie avait mis du temps à révéler ses portes et à permettre aux navires de la pénétrer.
San Francisco est également connue pour ses collines, 43 au total, qui n’ont pas empêché la population et les habitations de s’étendre… Et au lieu de créer des virages et des routes sinueuses comme on pourrait si attendre pour respecter la configuration du terrain et permettre une circulation moins abrupte, la voirie a suivi l’architecture de toutes les villes américaines : en quadrillage du nord au sud et d’est en ouest, je dirais : à la hache ! Ce qui engendre des montées rocambolesques – à partir du moment, où l’on peut voir le reflet du panneau stop sur le capot de la voiture, je vous assure que cela fait bizarre, c’est le cauchemar des « freakés » (inquiets) du démarrage en côte, vive l’automatique ! – et des descentes vertigineuses… Les ingénieurs de la ville ont pensé à la fin du 19ème siècle à créer le Cable Car, tramway à traction par câble, moyen ingénieux et absolument ahurissant qui nous permet de traverser la ville de long en large, c’est le seul moyen de transport classé monument historique au monde !
En face de San Francisco dans la baie se trouve une île, célèbre pour une forteresse transformée en prison qu’elle porte, Alcatraz, l’île dont on ne peut pas s’échapper – ou très très difficilement, l’un de ces « invités » les plus connus fut Al Capone. Par beau temps, on voit l’île de très près.

Il me tardait donc de partir et de me retrouver dans cette nouvelle aventure. David, connu au bureau à Paris, et sa femme Véronique m’avaient gentiment invitée. Etant donné qu’ils avaient pris un week-end pour partir dans les déserts à l’Est dans les terres, ils ne rentreraient que pour le réveillon du jour de l’an, je les rejoindrais chez eux, à San José, à ce moment-là.
J’arrivais à l’aéroport de San Francisco en milieu d’après-midi la veille et me faisait une joie de me retrouver seule dans la ville pour la découvrir, cela avait effectivement quelque chose d’excitant de me retrouver livrée à moi-même : j’ai beau réfléchir, c’est effectivement la première fois que je partais totalement sans personne à retrouver dans une ville étrangère où on ne parle pas ma langue maternelle. Bon ok, j’avais déjà fait le plus grand pas en débarquant à Montréal en ne connaissant personne !! Et je me suis bien débrouillée, pas mal fière la fille !!
J’ai pris le BART (= RER local) jusqu’au centre, et très vite, j’ai trouvé mon auberge de jeunesse – et oui, il y a des moments, comme ça, je me fais des trips « routards » ! Elle était idéalement placée, non loin d’Union Square, l’hyper-centre de la ville, et sympathique, autant que peut l’être une auberge de jeunesse quand on a plus de 30 ans et qu’on a pris la mauvaise habitude de dormir dans des hôtels 4 étoiles grâce au boulot – Pauv’ petite fille riche !!! Adelaïde Hostel : grouillante, un peu bruyante, juste propre – je hais les douches dans ce genre d’endroit anyway, le guide du routard la conseillait et objectivement, je pense que c’était à raison : des lockers (armoires fermées) dans les chambres, wifi, salon cosy avec cheminée, petit-déjeuner compris, des accommodements à prix avantageux pour les attractions et pour les navettes pour l’aéroport – et moi qui ai pris le BART pour venir !, le guide rajoutait qu’on aurait beaucoup de mal à quitter la maison… Euh non, là faut pas exagérer !

Donc, le soir même, je suis partie me promener dans le centre, pouvant admirer la très belle vitrine décorée du Macy’s et le contraste charmant du gigantesque sapin de Noël d’Union Square avec les palmiers autour… Très vite, j’ai réalisé qu’il m’était difficile de me mettre dans l’esprit des fêtes de fin d’année quand il faisait 15 degrés et que j’étais entourée de ces arbres exotiques !! J’ai mangé dans un restaurant américain typique, Lori’s Diner, suis allée regarder la ville du haut de la terrasse de Cheesecake Factory au dessus du Macy’s et puis ai erré au gré de mes envies, m’arrêtant devant les magnifiques vitrines des galeries d’art ou des théâtres qui se trouvent plein centre. Je me suis tout de suite sentie à l’aise dans cette ville à taille humaine.

Le lendemain, un temps superbe, vraiment on ne pouvait rêver mieux, j’étais partagée : partir à pied et suivre mon bouquin avec une pass de transport en commun, ou prendre, comme j’avais fait à Bruxelles ou Washington, un de ces bus touristiques. J’optais pour la seconde solution, car je devais partir à 4pm de la ville et voulais m’assurer un passage dans la plupart des quartiers, ainsi que sur le magnifique pont… Et me voilà en route sur le toit d’un autocar, et j’ai beau avoir ma jolie nouvelle veste achetée pour l’occasion « Spécial Hiver pas très froid en Californie totalement inadaptée au Québec », il se trouve qu’il ne fait pas ben ben chaud là en haut ! Bien sûr, j’avais abandonné tout mon attirail d’hiver à Montréal, du coup, je vais faire quelque chose que je ne soupçonnais pas : acheter un ensemble écharpe, gants et bonnets à San Francisco !! Hihi !

Et puis la visite, je peux descendre quand je veux et prendre le bus suivant, je traverse la plupart des quartiers. Ma préférence ira à North Beach, le quartier italien, où l’ambiance s’y ressent comme à l’européenne, les gens profitant des rayons du soleil assis aux terrasse des cafés, le fantôme de Joe DiMaggio – génie du baseball- hante les rues, il avait épousé Marylin Monroe à San Francisco, et l’entrée de l’église du quartier leur avait été refusée, étant tous les deux divorcés ! Le dernier soir, je reviendrais dans l’endroit avec Véro et David, et l’ambiance festive de la soirée ne fera que confirmer ma première impression sur ce joli quartier. Avant cela nous irons boire un verre dans un bar à vins dans le quartier français… qui, pour l’anecdote se situe principalement dans la rue Bush !

Je garde également un très bon souvenir de Castro, où se retrouve principalement la communauté Gay, très développée apparemment à San Francisco du fait que la Californie serait un état plus tolérant que certains autres des Etats-Unis. Nous nous y promènerons Véro, David et moi plus tard dans la semaine.
Je partirais de Fisherman’s Wharf, la jolie promenade des pêcheurs, sur les quais, pour le Golden Gate Bridge, que nous traverserons. Ce fut un moment magique, j’ai toujours aimé les ponts, gigantesque prouesse de l’homme pour apprivoiser la nature, et celui-ci est magnifique, lorsque nous y sommes repassées deux jours après avec Véro, la radio diffusait une chanson des Bee Gees et cela donnait à notre traversée un certain côté road-movie/publicité, je ne m’en lasse pas !! Vue grandiose de San Francisco, de l’île d’Alcatraz, du Bay Bridge au fonds, autre superbe ouvrage !
Au retour, nous traverserons le parc de Presidio, ancienne base militaire restaurée en parc naturel protégé, pour traverser les rues de Pacific Heights dont les maisons font le concours de la plus prestigieuse, c’est dans ce quartier qu’ont été tournés « Miss Doubtfire » et « Basic Instinct ».

Pour retourner vers Union Square et récupérer mes affaires avant de rejoindre mes amis, je vais tenter l’aventure du Cable Car, que dis-je, je vais me battre pour pouvoir monter dessus en bas de l’avenue Powell. Les places sont chères effectivement, tellement les wagons sont bondés, le premier n’ayant pas ralenti, je me jette sur le deuxième qui passe comme on peut le voir dans les films, quand le personnage se fait gronder par le conducteur, le mien me fait des gros yeux, mais il n’a pas l’air bien méchant… Je reste ainsi debout accrochée à la barre une partie de mon corps vers l’extérieur. Courageuse mais pas téméraire la fille, je ne prendrais des photos qu’une fois qu’une place assise se libérera…. Impressionnant que ce soit dans la montée ou la descente, je n’espère qu’une chose que le « cable » (dire cabeul en anglais) du « Cable car » ne lâche pas !! On arrive en haut du passage très connu des virages de la Lombard Street, je la descendrais plus tard dans la semaine avec ma voiture de location. En fait, la rue la plus fréquentée de San Francisco me rappelle certaines rues dans l’arrière pays niçois… Elle serpente effectivement sur une centaine de mètres, mais après tout, cela ne m’impressionne guère.

Une fois mon sac repris à l’auberge de jeunesse, je quitte San Francisco, ville que je classerais en tête de mes villes préférées, avec Barcelone, je reprends le BART jusqu’à Milbrae et ensuite le Caltrain, un train régional, pour San José, berceau de la Silicon Valley, où je vais retrouver mes deux compères de la semaine. A suivre… !

mardi 8 janvier 2008

De retour à Montréal, enfin !!!

Au moment, où j’ai commencé cet article, je me trouvais confortablement assise dans la salle d’embarquement de l’aéroport de San Francisco… Il était 11ham dimanche, Véronique et David m’avaient déposé une demi-heure avant. J’avais passé la sécurité, non pas sans surprise, je m’explique, j’avais quatre « S » signalés sur mon billet, ce qui signifie vraisemblablement que je dois être considérée comme très risquée puisque j’ai eu droit à un traitement différent des autres : mise à part des gens, mes sacs ont été complètement fouillés, et je suis passée dans une espèce de détecteur bizarroïde qui souffle des jets d’air, les autres passagers m’observant tous comme si j’avais été prise en faute… Ce n’est pas tant les mesures prises qui sont impressionnantes, mais l’allure des agents de sécurité qui sont vraiment effrayants : je n’avais rien fait et je me sentais déjà coupable…
Peu importe, c’était oublié, et dans mon blog, je racontais comment bonnes avaient étaient mes vacances, malgré le temps des 3 derniers jours…
Effectivement, il y avait quelque chose de comique à se trouver en Californie et de vivre les pires tempêtes de vent et de pluie qu’avait connues l’Etat depuis bien longtemps… Même les journaux télévisés en France avaient relaté les intempéries et réussi à inquiéter ma mère…
Ça me rappelait la Corse, car à chaque fois que j’allais voir mon père, il y avait bien deux chances sur trois pour qu’il pleuve…. Mais j’étais philosophe : j’avais pris le risque en venant à cette période de rencontrer du mauvais temps, ensuite, j’en avais bien profité dans les premiers jours de beaux temps, et enfin, j’avais passé de très bons moments avec mon couple d’amis. J’étais contente de retrouver mon chez-moi, mon chat et ma vie sympathique. L’espace d’un instant la veille, nous avions redouté que le vol ne parte pas, à cause des vents, et nous avions parlé de ces histoires rocambolesques où les gens restent coincés dans les aéroports… mais, le temps de ce dimanche matin était plus calme, et les vols maintenus… Je ne me doutais pas…

L’embarquement se fait dans les temps pour le vol vers Detroit (Michigan), où je dois prendre une correspondance pour Montréal. J’ai le siège 42 et je réalise en longeant l’allée qu’il s’agit de la dernière rangée, plus loin, et je ne pourrais être assise que dans les toilettes ! Je rencontre mes deux voisines, une jeune maman enceinte et sa petite, adorable, de 3 ans… avec qui je fais très vite connaissance… Et là, nous attendons le décollage…pendant une heure et quart… Le commandant annonce que nous n’arriverons à Detroit qu’à 9pm, sachant que mon vol pour Montréal doit décoller à 9.13pm, je commence déjà à m’inquiéter… Le stress, tout le long du vol, je n’ai plus cœur à discuter, je regarde juste les paysages enneigés, sûrement le résultat du temps de ces derniers jours, je cherche à m’enquérir auprès des hôtesses qui, dès qu’il y a le moindre souci, sont là pour essayer de tourner autour du pot et être de moins en moins agréables… Finalement, nous arrivons à 8.54pm, et je crois encore qu’en courant très vite, je peux rattraper la porte d’embarquement de Montréal. Même si les passagers arrivés à destination laissent passer ceux qui ont une correspondance, je pars de très loin !
Et puis je cours, mais je ne sais si vous connaissez l’aéroport de Detroit, il est gigantesque, c’est pas un sprint que je fais, mais une course de fond, seuls les tapis roulant sont là pour m’aider, mais je suis à l’opposé de la porte, et les allées sont longues… En cours de route, je réalise que mon sac à dos s’est ouvert, je dois m’arrêter, ce faisant, je fais tomber mon passeport et mon visa – ma petite carte verte – pour les US, je ramasse le tout et repars, haletante et hors de moi.
J’aperçois au loin le comptoir que je souhaite atteindre avec des gens devant, je finis de courir, et ai du mal à ne pas être impolie et passer devant tout le monde, afin de savoir… Puis je comprends, il est trop tard, le vol est parti…. Et là, je rencontre deux personnes qui sont dans le même cas que moi, notre rodéo commence, d’abord, on nous propose un prochain vol… le lendemain à 5pm ! No way ! J’ai une réunion a 8.30am que je n’ai pas envie de manquer… Je me bats comme une lionne, en anglais. Mais les agents de comptoirs doivent avoir une formation spéciale pour être soit désagréables, soit inutiles, soit trop gentils et tout de même inutiles… Toutefois, nous avons tous les trois la même motivation : rentrer à la maison ; nous allons errer presque 2 heures dans la salle d’embarquement passant d’un comptoir Northwest Airlines à un autre, glanant des informations et essayant de négocier… Impossible, nous devons passer la nuit sur place, à nos frais, bien entendu – soit disant que notre mésaventure est seulement due aux intempéries… Bref, l’horreur !
Nous devons sortir de l’aéroport, et au moment de passer la sécurité dans l’autre sens, je réalise que j’ai perdu mon visa, cette petite carte verte dont j’ai besoin pour les US, je ne connais pas bien les conséquences, mais, le stress et la fatigue aidant, me rappelant de l’humiliation du contrôle de sécurité, je craque au moment de sortir : je demande au gardien ce que je risque si je sors et que je n’ai pas le papier, il ne sait pas, bien entendu ! Et là, je pleure… Je suis bloquée et ne veux pas sortir. Céline vient vers moi et très gentiment me dit d’attendre là, le temps qu’elle et Luc s’assurent que dormir à Detroit est notre seule solution….

Je suis comme une malheureuse derrière les plexiglas de la sécurité et j’attends… Un autre gardien arrive pour prendre la relève de l’autre qui ne fait pas cas de moi et n’explique rien à mon sujet… Mais ce dernier est intrigué et commence à me poser des questions, et puis là, nous avons une conversation agréable… Alléluia, enfin, une personne qui sait faire preuve d’humanité dans l’aéroport… Nous n’en rencontrerons pas beaucoup au cours du voyage ! Il me félicite sur mon anglais et me demande où j’ai appris. Il m’explique aussi que la perte du petit carton vert ne me posera de problème qu’une fois à la douane… D’ici là, je serai arrivée à Montréal, j’aurai le temps de voir venir. Luc et Céline viennent me rechercher, et nous partons aux réclamations de bagages, où une agente nous dit que nos valises nous suivront demain – notre itinéraire Detroit-Cleveland, Cleveland-Montréal-, en attendant, elle nous fournit un kit de toilettes… Super !!

Un petit voyage en navette et nous nous retrouvons au Day’s Inn de l’aéroport… 3 heures après notre atterrissage… La cuisine est quasiment fermée, restent seulement des plats frits bien gras… Beurk ! Au secours…
Je dormirais très peu, j’ai trop peur de louper l’heure du réveil… Je retrouve Céline et Luc ainsi que mon petit visa (Youpi !), et nous repartons à l’aéroport. Le passage à la sécurité est pire qu’à San Francisco, mes compères de voyage observent incrédules, Luc me demandera juste après : « Ton prénom, c’est pas vraiment Frédérique, et ta boîte juste une couverture, n’est-ce pas ? ». Nous rions, malgré tout !
Le vol Detroit-Cleveland dure 25 minutes… Dans un ridicule petit avion Saab à hélice, Luc aura une réflexion juste : « J’ignorais que Saab faisait des avions ! ». En cours de voyage, nous discutons, et nous faisons connaissance tous les trois. J’apprends des choses très intéressantes sur le Québec.
Et je me retrouve dans l’Ohio, à Cleveland – depuis le temps que je chante la chanson d’Isabelle Adjani !!- pour une heure… Et enfin, nous rentrons dans l’avion pour Montréal… Nous partons en avance, le commandant veut profiter d’une fenêtre de temps clément pour atterrir sur Montréal… Je passe un bon vol et j’admire la mer de nuage que nous survolons… Et puis nous approchons de notre point d’arrivée, nous comprenons que le temps est mauvais et brumeux, mais l’avion se positionne pour atterrir… aucune visibilité jusqu’à ce qu’on se trouve à une centaine de mètres de la piste et qu’on commence à apercevoir les habitations d’un peu trop près d’ailleurs… Et au moment, où l’on croit que l’on va enfin arriver, le pilote remet les gazes et repart… Le temps est trop mauvais, nous allons nous poser à l’heure prévue mais à Burlington dans le Vermont aux Etats-Unis, à une heure et demi de Montréal en voiture, dix minutes en avion… Encore !!

Un cauchemar, je vis un cauchemar ! Là, le pilote nous offre deux choix : soit nous repartons avec l’avion dans les dix minutes pour Cleveland, soit nous descendons de l’avion et nous rentrons à Montréal par bus ou voiture de location, à nos frais bien sûr !!

C’en est assez, nous prenons l’option de rentrer par la route, et bien sûr pas de trace de nos bagages qui doivent encore se trouver dans les dédales de Detroit… On nous envoie à Montréal pour porter réclamation. Là, je dis à Luc et Céline : « Je vous aime bien, mais là là, il me tarde le moment où je ne vous verrez plus !!! », et eux pareil !
Le temps de trouver une voiture, et nous voilà partis vers 2pm, plaisantant sur le passage de la frontière avec ma condition de passager à hauts risques ! Et finalement, pas de troubles, quand nous racontons notre parcours totalement invraisemblable à l’agent de douane canadien, c’est tellement abracadabrant qu’il en est désolé pour nous, et nous laisse passer sans problème… Direction l’aéroport de Montréal, pour gérer la réclamation de nos bagages et récupérer la voiture de mes nouveaux amis… A 4pm, nous arrivons à Dorval, et nous en ressortirons à 7pm, après avoir bataillé pendant 3h, pour, premièrement, poser la plainte pour nos bagages égarés– nous apprenons qu’il aurait fallu le faire à Burlington !!, et deuxièmement, pour les dédouaner, afin qu’ils nous soient expédiés directement et d’éviter d’avoir à repasser un après-midi à l’aéroport dans le cas où ils les retrouvent !!! Le tout par téléphone avec des agents qui se trouvent à 10 mètres de là dans des bureaux où ils fuient les mécontentements de la clientèle.

Luc et Céline me ramènent à la maison, à 7.30pm… 30 heures après avoir pénétré les portes de l’aéroport de San Francisco. La seule consolation de ces deux jours, et pas des moindres, est d’avoir rencontré des gens biens et infiniment gentils. Je suis toujours dans l’attente de mes bagages, l’espoir fait vivre… J’ai l’impression de me trouver dans la peau du héros du roman de Stephen Clarke que j’ai acheté à l’aller «Merde happens» (la merde arrive), un anglais qui vit que des galères en voyage aux Etats-Unis.

Maintenant, dans le prochain article, je vais pouvoir vous raconter pourquoi j’ai aimé San Francisco…

jeudi 3 janvier 2008

Carte Postale de SF!

Chers Tous!
Un petit bonjour de San Francisco où je passe de très bonnes vacances!
Je suis chez Véronique et David... J'adore la Californie!! Je vous raconterai cela très vite!
A bientôt!
Fred

mardi 1 janvier 2008

Happy New Year 2008!

Je vous souhaite une très belle année 2008.
Explosions de Joie, de Bonheur, de Santé, d'Amour et de Succès!!!
2007 est terminée! Vive 2008!

dimanche 30 décembre 2007

Noël à Québec !















Je survole actuellement le nord des Montagnes Rocheuses dans l’Ouest Américain, je suis dans un Boeing 767 et nous traversons une zone de turbulence qui fait que j’aurai à revoir très particulièrement ces quelques lignes avant de poster cet article… Après une rapide connexion à Washington ce matin, je m’en vais à San Francisco pour la semaine et je compte bien en profiter.

Mais avant, retour sur ma fin de semaine dans le Québec… Mercredi matin, le 26 décembre, voulant profiter des heures tranquilles que j’avais avant de prendre le bus pour Québec à 2pm, je souhaitais me trouver une jolie parka pour mon voyage en Californie et également un cadeau pour la maman d’Annie qui m’accueillait le soir-même pour leur repas de Noël… J’avoue que j’étais attirée par l’idée de savoir ce que représentaient ces fameux « Boxing Days »… Le lendemain de Noël, tous les magasins soldent à 50% et il paraît que cela vaut vraiment la peine, « affaires garanties » me disait-on… Persuadée que ce genre d’opération ne sert qu’à créer des besoins de consommation qui se traduisent généralement par l’achat d’objets dont on n’aurait pas eu besoin si on ne les avait pas vus en solde dans les étalages, je me risquais tout de même dans les rues de Westmount et du centre Alexis Nihon…. De toute façon, j’avais besoin de cette veste imperméable, mes manteaux d’hiver ici étant totalement inadaptés pour un climat où les températures oscillent entre 10 et 20 degrés Celsius à cette saison, autant en profiter! Mes magasins « cibles » étaient donc « Lulu Lemon » et « Sports Experts », 2 boutiques à côté de la maison qui, je savais, répondraient à mes exigences…. Je sortais de la résidence, et trouvais les rues bizarrement calmes, je me rendis à la première boutique, et là, première déception, elle n’ouvrait qu’à midi… Arrivée au centre commercial, je ne pouvais que constater que les magasins n’ouvriraient leurs portes qu’à 13h… ce qui ne me laissait aucune chance de pouvoir chercher ce que je voulais… C’était le comble, pour une fois que j’étais déterminée à me ruer tête baissée dans la furie des soldes, c’est les magasins qui se refusaient à moi…. Il était 11h30 et de nombreuses personnes attendaient l’air hagard, sur les bancs, trainant des pieds devant les vitrines aux rideaux baissés, que les magasins veuillent bien les laisser entrer !!
Je retournai alors au premier magasin, 10 minutes avant l’ouverture et me retrouvai dans une file d’attente… Je me résolus à attendre et restai un quart d’heure dans la boutique – essayage compris, pour trouver une jolie petite veste imperméable avec capuche, noire à pois blancs que vous verrez sûrement très bientôt en photo… Bien sûr, elle faisait partie des articles non soldés… Je suis maintenant convaincue que décidément le magasinage pendant les soldes n’est pas pour moi !

Arrivée à Québec, Annie est venue me chercher à la gare d’autobus, et après avoir pris sa sœur au vol chez leur père, nous nous sommes rendues toutes les trois chez leur mère… Un petit foyer chaleureux, une famille gentille et agréable avec toutes les générations représentées, j’ai passé un excellent deuxième réveillon avec chants de Noël, beaucoup de rires et ouverture de cadeaux !
Au menu, étaient des spécialités québécoises faites par toutes les mains de la famille, un « six-pates », sorte de tourtière non-fermée du Lac Saint Jean (selon Annie) composée de pate, pommes de terre, bœuf, oignons…, ensuite une tourtière au porc, salade de chou traditionnelle et un plateau de desserts faits maison qui accompagnaient la bûche glacée, absolument divins : guimauve, bonbon coco, damiers, bonbons à l’érable… C’était excellent, j’aurais pu manger tout le plat, mais mon foie criait à l’aide, j’ai souhaité l’épargner, je me suis arrêté !

Le lendemain, la motivation pour bouger est dure à trouver d’autant que le père de mon amie nous fait de délicieuses crêpes pour commencer, que l’on agrémente d’un sirop d’érable préparé par un de ces cousins… A se damner ! Le petit-déjeuner s’attarde et nous rions des différences de langages entre la France et le Québec, le papa d’Annie et son amie ayant de nombreux amis français… Je leur explique que pour moi, ce qu’ils appellent un chaudron est tout simplement une casserole, le chaudron, dans mon imagination, étant généralement d’une taille énorme, rempli d’une mixture bouillonnante remuée par un magicien, un druide ou une sorcière, à l’aide d’une spatule géante, et sert à faire des potions magiques ! De même, la veille, j’ai bien ri en apprenant que la coiffure que nous appelons en France la tresse « africaine » est devenue « française » en traversant l’Océan Atlantique !!!

Nous nous décidons finalement Annie et moi pour une croisière sur le Saint Laurent… en fait, nous allons prendre le traversier entre Québec et Lévis qui se trouve en face de la ville sur la rive sud… La traversée ne dure qu’une demi-heure aller-retour – pas grand-chose à voir du côté de Levis, à part son Sex-Shop ;-) - , auquel on ajoute 30 minutes d’embarquement-débarquement. La promenade est éducative, car le traversier « Lomer Gouin » (nom du Premier Ministre du Québec de 1905 à 1920) expose à son bord un historique de l’évolution du Pont de Glace entre les deux villes… Autrefois, une route sur la glace était créée pour passer d’une rive à l’autre, hommes, chevaux, carrioles…, l’épaisseur de la glace était de 4 à 6 mètres en moyenne, pouvant atteindre 12 mètres à certains endroits, le pont pouvait durer de janvier jusqu’à début mai. Aujourd’hui, le fleuve étant une voie navigable commerciale, des navires « brise-glace » s’occupent de libérer le passage, et l’aller-retour ne se fait plus qu’en traversier, ou en canot… Comme nous avons pu le constater en assistant à l’entraînement d’une équipe qui a fait l’aller-retour en même temps que nous, mais dans des conditions beaucoup moins confortables ! Regarder la pointe du bateau à l’avant foncer dans la glace qui est formée est très impressionnant, j’aime beaucoup le bruit que cela fait… si bien que nous avons fait le retour concentrées là-dessus, ne nous apercevant pas que de nombreuses autres personnes nous avaient rejoints dans notre contemplation ! Bien sûr, nous ne passerons pas à côté du petit délire de se croire sur le Titanic et de lancer un « Je suis le roi du Monde »… mais la fin de notre voyage fut beaucoup plus heureuse…. Ouf !

Après cela, une pause diner s’impose et là, je vais faire une expérience… Depuis un an que je suis au Québec, je me devais de le faire : goûter une poutine… Et bien voilà, c’est fait, on n’en parle plus, c’était ma première, ce sera certainement ma dernière… La poutine, c’est des frites, surmontées de fromage en grain (espèce de « babibel » en petits morceaux), le tout arrosé d’une sauce spéciale à l’apparence marronâtre pas très appétissante, graisseuse, qui laisse penser qu’il y a du jus de viande… Je crois que c’est cette dernière partie qui me dégoute le plus…. Un Coke Diète s’impose pour faire passer le tout !! Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé pantoute (du tout) ! Je resterai fidèle à mes frites seules accompagnant un bel hamburger, et surtout sans sauce !! L’endroit où Annie m’avait amené était tout de même à connaître et si vous faites un tour par Québec, rendez-vous chez Pat Rétro qui a un décor très restau américain des années 50 et où des vieux tubes français et anglais sont diffusés ! Vous pouvez y manger de tout, c’est-à-dire pas seulement de la poutine !!


Avant le retour sur Montréal, le lendemain, nous irons au Musée National des Beaux Arts de Québec, non loin des plaines d’Abraham, pour l’exposition Picasso à Antibes en 1946 et 1947, j’irai également faire une tour dans la galerie consacrée à Riopelle et à une autre manifestation temporaire sur le Paris 1900… de quoi rêver sur les bijoux Lalique, Cartier et Boucheron. Ensuite, nous rentrons à Montréal, tranquillement… J’ai du sirop d’érable !!! Et Noël est passé !