mardi 25 novembre 2008

Jour de neige

Il est 20h14 à l’horloge de mon ordinateur, je vais devoir attendre 1 heure et 11 minutes avant de m’envoler ce soir pour Toronto… J’ai beau m’y prendre au dernier moment, je passe de plus en plus vite tous les obstacles des aéroports : enregistrement électronique, sécurité bien préparée, ordi sorti, liquides et crèmes dans une pochette, prête à dégainer mes bottes de sept lieues si besoin… Ce soir, j’ai commencé à préparer mes affaires pour partir à 18h45 chez moi, et là j’attends et toujours j’attends… Je deviens de plus en plus efficace, et bientôt, je sais ce qui va se passer : je vais raccourcir de plus en plus mon temps pour me rendre à l’aéroport jusqu’à ce que je manque un vol – ce ne serait pas la première fois… Mais comme dit ma Tante Lucie : « Ce n’est pas en restant assise sur mon sofa que tout cela m’arriverait » ! ;-)… Enfin bon, pour l’instant, j’attends…
En marchant dans l’aéroport, tout à l’heure, je réalisais qu’il y a un mois jour pour jour, je m’envolais pour Denver, afin de passer ces jolies vacances dont je n’ai pas encore terminé le récit… Cela me rappelle que je n’ai pas raconté la dernière journée de mes vacances de juillet au Mexique non plus, qui fut tellement exceptionnelle que ce serait dommage d’y passer dessus…. Je garde cela pour les longues soirées d’hiver, au creux de ma –fausse- cheminée !! Parce que voilà, l’hiver est ici, ici, enfin à Montréal… La neige nous était promise depuis plus d’une semaine, et elle est tombée la nuit dernière… laissant un manteau blanc plutôt humide et désagréable ce matin… En effet, cela avait déjà commencé à fondre et la sloche avait envahi les trottoirs… Beurk ! Rien à voir avec le « scrountch scrountch » habituel du bruit des bottes !!
Et puis là surprise, j’ai appris qu’il a neigé sur Toulouse et Nice la même nuit, et qu’il y a déjà 155 cm de neige en haut des sommets des Pyrénées… ! Ouah ! Ma chère Mamie Claire me l’a dit au téléphone ce matin… Je l’ai appelé pour lui souhaiter une belle journée d’anniversaire, comme chaque année, la veille du mien…
Mais alors, je vous imagine déjà interloqués et vous demandant : « Que fait-elle dans un aéroport pour Toronto quand elle pourrait rester sur Montréal et passer la journée de demain à travailler de son bureau tout en répondant gentiment à tous ceux qui lui laisseront un message pour sa fête??? » Mais c’est parce qu’elle est INDISPENSABLE la Fred et que son client n’aurait certainement pas survécu sans elle… Pfffff ! ;-) Non sans blague, je serai de retour jeudi à Montréal pour dignement fêter ça et dans un mois avec ma famille !
Il est 20h39, je ne sais plus quoi raconter de niaiseux, alors je vais m’arrêter là et attendre… espérant que France et Eric arrivent très très vite…
Merci spécial à Alex pour la photo - suis perdue, moi, sans ma caméra!

dimanche 23 novembre 2008

Etape 5 : Antelope Canyon avant d’atteindre Kingman

Lien vers l'itinéraire, cliquez ici.
Une nuit à l’hôtel, un confort indécent dans un voyage d’aventure, mais nous l’avons apprécié ! Toutefois, les petits-déjeuners dans les établissements choisis sont toujours sommaires et je préfère de loin ceux que nous préparons lorsque nous campons.
Au programme ce matin-là, avant une nouvelle journée de route, la visite d’Antelope Canyon, recommandée par le Lonely Planet, suivie de celle du barrage de Glen Canyon (Glen Canyon Dam), origine du lac Powell à Page – Arizona.
La veille au restaurant, nous avons trouvé les prospectus de l’agence navajo « Antelope Canyon Tours » qui se situe exactement à côté du Dam Bar & Grill et convenu que nous ferons le tour de 8h30, car il faut absolument s’inscrire à une visite guidée !

A l’heure au rendez-vous, nous rencontrons des touristes français, ce que ne cessent de me faire remarquer mes compagnons de voyage… Ils sont parisiens en plus !! J’en prends pour mon grade ! Notre guide se présente à nous, il s’appelle Mike et est navajo, il nous fait grimper dans un camion à bâche et nous voilà partis… L’expédition a un certain côté anti-sécuritaire qui me rappelle un peu la République Dominicaine, nous avons 20 minutes de voiture pour nous rendre aux canyons, nous apercevons des montgolfières partout dans le ciel - un peu irréaliste - et la conduite de Mike, plutôt sportive, n’épargne pas mes cervicales, il n’essaie pas d’éviter les bosses sur la route, et les suspensions du camion sont pourries… Pour ne pas aider, Nicole et moi exagérons chaque mouvement en sautant comme des folles sur les fauteuils et en hurlant… Bon ok, ça défoule !!
Une fois que nous quittons la route goudronnée, nous prenons un chemin de sable dans lequel le camion 4x4 peine parfois… Et nous arrivons…

Antelope Canyon, la partie supérieure du canyon, se présente devant nous : un couloir étroit et profond qui nous entraîne dans ses courbes de part et d’autres des rochers polis par les « flash floods » (les crues subites), et ses surprenants jeux d’ombres et de lumières… La ballade dure une quarantaine de minutes, Mike nous raconte des anecdotes intéressantes et nous indique les meilleurs endroits pour prendre de belles photos. Il n’hésite d’ailleurs pas à saisir nos caméras pour les faire lui-même, à la fin, je lui laisse carrément mon appareil, qu’il avoue préférer aux autres ! Je suis chanceuse, j’ai mon photographe personnel, ce qui m’assurera de superbes clichés, mais également la jalousie non-dissimulée de mes camarades !! ;-)

Encore une des merveilles du monde visitée, outre le plaisir des yeux, je me régale à toucher les murs tellement ils sont doux, mais cette beauté peut se révéler très cruelle. Comme je l’ai dit plus haut, ces canyons deviennent meurtriers lorsque les pluies se transforment en crues sur ces terres imperméables qui ne peuvent pas absorber les eaux soudaines des orages, emportant avec tous les sédiments et le sable, les randonneurs imprudents qui se seraient aventurés par-là malgré les alertes. J’ai trouvé l’histoire -en anglais- de la crue de 1997 qui a tristement rendu célèbre la partie inférieure de ces canyons, faisant 11 victimes.

J’ai du mal à imaginer comment cet endroit qui est aussi paisible peut se transformer ainsi, d’autant que, quand nous sortons, nous sommes accompagnés par la musique mélodieuse d’une flûte… Nous plaisantons avec Mike, je lui dis que c’est le son du vent qui se faufile dans les rochers, il me répond qu’il s’agit en fait d’une vielle légende indienne… En définitive, il s’agira d’une guide navajo qui se prête à un joli exercice !
Nous retournons au camion, et rentrons… Nicole et moi continuons de faire les idiotes – je vais le regretter, et les montgolfières sont toutes maintenant à terre partout éparpillées dans une cercle de 10 kilomètres !

Nous reprenons notre minibus et partons sur le barrage de Glen Canyon, vraiment impressionnant. Là encore, à l’observatoire du barrage, nous croisons de nombreux français et ce sera également le cas au Mac Do de Flagstaff (bon ok, j’avais envie d’un Big Mac !!) plus tard dans la journée, je suis contente et même assez fière, cela signifie que les français voyagent et s’intéressent à d’autres choses !! Les mesures de sécurité sont très strictes, depuis le 11 septembre 2001, pour rentrer dans l’établissement !
Je regarde du côté descendant du barrage, le lit de la rivière Colorado qui retrouve son cours normal, et je me mets à rêver de le descendre, un jour, sûrement !!

Et voilà, nous reprenons la route, direction Kingman, dans l’ouest de l’Arizona… nous allons passer à Flagstaff, où assez bizarrement, sur une cinquantaine de kilomètre la région désertique se transforme en zone montagneuse et de forêts de pins, conséquence certainement de la zone volcanique. Les heures en minibus sont longues et je commence à m’ennuyer, d’autant que j’ai très mal aux cervicales… Après avoir charrié Etienne sur ses chaussettes radioactives – je l’ai tellement taquiné à ce sujet, qu’il a jeté les 5 paires de chaussettes en question !, chanté le maximum des chansons de mon lecteur MP3, dansé de la musique country dans les toilettes rien que pour Nicole… (hum !), je suis comme une enfant de 4 ans qu’il faut occuper, et alors, je lis tout le chapitre de l’histoire des Etats-Unis dans mon guide, à voix haute pour mes camarade de l’arrière du minibus… Nous créons ainsi une sorte de club de lecture où chacun réagit et fait les rapprochements avec le voyage que nous vivons actuellement ! J’ai beaucoup aimé ces moments… Nous ne passons pas très loin de la fameuse Route 66….

Et nous arrivons à Kingman le soir… un autre hôtel, ouhouh !, c’est refête ! Ma chambre est horrible, ou plutôt ma salle de bain, mais j’ai déjà vidé mon sac lorsque je le réalise et n’ai pas envie de tout rempaqueter ! Le seul véritable attrait du lieu est son jacuzzi dans lequel je vais me jeter avec Nicole, Danny et Bruno ! Bains chauds et bains froids successifs, nous y restons tellement longtemps que je crains d’avoir les doigts palmés à la sortie. Toutefois, cela fait du bien, notamment pour mes cervicales qui auront bien méritées de bons traitements ce soir-là!! Vive les vacances !

vendredi 21 novembre 2008

Quatrième étape : Page au travers des cathédrales de Monument Valley

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En pliant les tentes ce matin-là, nous savions que nous allions passé une journée entière dans le minibus… Afin d’éviter un arrêt inutile dans un restaurant et de nous concentrer sur les lieux que nous souhaitions vraiment voir. La veille au soir, j’avais coordonné avec mes 10 coéquipiers la réalisation d’une salade de riz qui comprenait tous les restes d’épicerie que nous avions à disposition… Et je regardais, amusée, chacun s’affairait autour de sa tâche très sérieusement, attendant mes instructions : qui de cuire les œufs et de leur ôter la coquille, qui de couper les carrés de fromage, qui de découper les deux poivrons verts et les 3 tomates qui nous rester… Je pensais à ma mère qui aurait était fière de voir que sa recette avait atterri dans un petit coin du désert de l’Utah et nous sauvait peut-être d’un jeun sur une route hostile… - bon ok, sur le dernier point, j’exagère !
La nuit qui venait de passer m’avait rappelé que le confort en camping ne tient qu’à peu de choses, comme à un matelas qui ne retient plus l’air et que l’on est obligé de gonfler toutes les deux, trois heures… Grrr… La douleur dans le dos s’installait, lancinante, heureusement, nous n’avions pas d’exercice particulier à faire ce jour-là…

Nous sommes partis à l’heure que nous avions fixée la veille, ce qui relevait d’un exploit ! Nous avons atteint la route panoramique 261, Moki Dugway que nous avons suivi pour admirer le belvédère en bord de falaise et la vue admirable que nous avons sur Monument Valley et Goosenecks State Park. Bien sûr, nous avons fait une pause photo, et tout le reste de la journée, nous allons jouer aux « touristes », cela fait du bien parfois ! Les falaises sont immenses, la vue est un peu voilée du fait de la brume, mais cela donne au paysage un côté fantomatique… Les lacets en épingle de la route 261 mènent à la Valley of the Gods (la vallées des Dieux), on descend très rapidement 330 mètres de dénivelé, c’est notre ami Danny, malade en voiture qui ne doit pas vraiment apprécier, le pauvre, assis à l’avant, ne quitte pas la route du regard et ne détourne pas la tête d’un centimètre, même quand nous lui parlons.
Arrivés en bas, nous prenons une route vers l’Ouest dans le Goosenecks State Park afin d’aller s’émerveiller devant les lacets inextricables de la rivière San Juan, où nous mangerons cette délicieuse salade de riz ( ;-)). Peu de temps après, nous reprenons la route 261 et continuons dans le désert entouré des montagnes de grés rouge, au loin. Nous prenons ensuite la route 163 vers le sud et atteignons le village appelé Mexican Hat (le chapeau mexicain), nommé ainsi du fait, vous l’aurez compris en regardant les photos, du rocher à la forme caractéristique à son entrée : un petit mexicain, avec son chapeau qui garde la ville… Une vraie ville de désert, comme dans les films, c’est drôle à voir !

Dès que nous avons passé Mexican Hat, nous entrons dans le Monument Valley Navajo Tribal Park où les rochers se transforment en véritables cathédrales majestueuses. Nous faisons quelques arrêts sans pour autant visiter le parc en détail, il est dommage de constater que des déchets ornent le bord des routes, et que le parc n’est pas aussi bien entretenu que les autres, Luc nous avait averti, mais cela ne gâche pas notre plaisir… Nous passons un excellent moment, à poser pour apparaître sur la route où court Forest Gump dans le film… Pour ma part, je ferai du stop sur la photo, suite à une blague de Danny qui pariait 2 jours avant sur mon, hum, « intelligence physique » pour sortir tout le groupe du désert en cas de panne du minibus !! Bien sûr, je disais qu’il fallait qu’ils soient tous cachés derrière un buisson !
Nous tomberons également sur le squelette d’une tête de vache qui passera entre toutes les mains, excepté les miennes – j’ai passé 3 jours aux urgences pour une infection bactérienne cet été, aucune envie de répéter l’expérience!

Nous reprenons la route, au loin, j’aperçois des chevaux en liberté qui courent… Magnifiques ! Nous rentrons dans l’Etat de l’Arizona et nous changeons d’heure, 9 heures me séparent à ce moment-là de la France… Nous passons la ville de Kayenta… Les habitants sont tous très typés, certains indiens, d’autres plus mexicains, cela ramène les choses à l’histoire relativement récente des Etats-Unis… Nous nous y pencherons dessus dans le reste du voyage….
Je m’assoupis un peu pour me réveiller au moment où nous arrivons à « Horseshoe bend » (La courbe du fer à cheval), et pour cause !! L’endroit marque le début du Grand Canyon et de ses folles descentes sur le Colorado ! Nous sommes juste dans les temps pour le coucher de soleil et là encore, on ne peut que s’incliner devant la beauté que nous offre le paysage… La photo avec le photographe et le coucher de soleil est ma préférée… Ma tante Lucie m’avouera de retour dans le minibus qu’elle avait eu très peur de tomber à un moment en voulant me rejoindre sur la falaise, elle n’avait pas vu une fente… Vu la hauteur du dénivelé, je suis bien soulagée qu’elle se soit rattrapée !!

Ensuite, nous allons diner au « Dam Bar & Grill » de Page, suivant les bons conseils de mon Lonely Planet. C’est la soirée d’Halloween, nous sommes entourés de Wonderwoman, de Spiderman, d’un des Blues Brothers, et nous, nous sommes déguisés en… randonneurs, bien sûr ! Lors du repas, nous décidons que pour économiser du temps le lendemain matin et faire une balade non prévue initialement, nous nous paierons le luxe d’un hôtel le soir même… Youhouh ! C’est fête !
Et voilà encore une belle journée bien remplie !

mardi 18 novembre 2008

J’en ai rêvé, IGA l’a fait !!!

De retour de vacances, les placards vides, et aucune envie de faire mon épicerie et me casser le dos, les bras, et les mains… d’autant que l’hiver qui est à nos portes donne à chaque sortie un goût d’avant ski, avec les gants, l’écharpe et le bonnet…
Connaissant mon aversion à faire les courses, Lucie m’a envoyé dès son retour à Montréal l’adresse du site d’IGA en ligne, que je me fais un plaisir de partager avec vous aujourd’hui ! Et d’un coup de clavier magique, la Fred a passé une petite heure samedi à préparer sa liste de course, cette liste est bien sûr modifiable et adaptable à chaque commande… Donc l’investissement temps se fait surtout au début, après cela, ça roule… Les prix sont ceux du magasin auquel on ajoute 9 dollars de livraison et le pourboire, car on l’aime beaucoup Monsieur le livreur !!
Bien évidemment, cela n’empêche pas d’acheter les produits frais au besoin, mais pour les non-périssables : lessives, entretien, eaux, coke, litière et nourriture pour chat, c’est GÉANT !!!
J’y avais renoncé, mais ce soir, j’ai réceptionné ma première livraison sans avoir visité un magasin, c’est vraiment le pied… Et y a pas à dire : je retrouve le même confort que celui que j’avais à Paris !!

dimanche 16 novembre 2008

Le lac Powell

Nous allons rester trois nuits et deux jours à Halls Crossing sur le lac Powell. De la marina, nous allons débarquer nos kayaks et les utiliser pour la première fois… Mon nouveau meilleur ami, mon kayak… C’était un peu irréfléchi de ma part que de partir en expédition sur cette embarcation relativement sommaire en ayant une expérience limitée avec… Mais l’agent de voyage m’avait rassurée… pas besoin d’être expérimenté. Hum, ça, c’est moi ! Et puis, c’est un bon moyen d’apprendre vite, d’autant que Denis me donne très gentiment des conseils et me permet d’améliorer mon mouvement, ce que j’apprécie beaucoup également c’est que le groupe a une bonne dynamique et nous nous entraidons souvent : il y en a toujours un pour tenir le kayak au moment de l’embarquement, une pour aider à le monter sur la berge quand on s’arrête quelque part… Le premier jour nous allons naviguer environ 9 kilomètres sur les canyons alentours, notamment dans celui de Lost Eden (le paradis perdu), le soleil brille, l’eau est bonne, c’est du bonheur en barres à croquer, nous nous régalons, alliant un petit effort physique avec le plaisir de bronzer au soleil tout en admirant la beauté du lac, des reflets sur la roche… Je m’attendais à une large étendue et en fait, le lac s’étire en largeur sur des milliers de kilomètres ! J’ai quelques affaires dans un sac étanche dont mon appareil photo, nous n’échappons pas bien sûr aux batailles d’eau… Luc qui nous accompagne en Mahori – un bateau d’origine néo-zélandaise, armé d’un moteur, reste imbattable vue la taille de sa pagaie par rapport à celles des kayaks… Serge et Dany en ressortiront trempés jusqu’aux os… devant éponger leurs kayaks pour éviter de couler !!

Pour l’histoire, le lac est artificiel, le barrage du Glen Canyon a été terminé à Page en 1963 inondant une partie de la vallée du Colorado dans l’Arizona et l’Utah et modifiant la faune, la flore et la géophysique de l’endroit. Le lac atteignait son plus haut niveau en 1980, 17 ans plus tard… Depuis, le niveau de l’eau n’a pas cessé de baisser consécutivement aux sécheresses constantes que connaît la région. Lorsque l’on regarde les photos, il est facile de remarquer la ligne de démarcation du niveau auquel se trouvait l’eau il y a 28 ans, environ 30 mètres au dessus… Avec le départ progressif de l’eau, les canyons ressortent au fur et à mesure mais ne ressembleront jamais plus au lit original du fleuve étant donné que des tonnes de sédiments et des bancs de sable se sont formés… La lac conserve des reflets caractéristiques du Colorado, appelé ainsi du fait des couleurs qu’offrait la rivière.

Le deuxième jour afin de parcourir plus de kilomètres et d’être en mesure de voir davantage la beauté du lac, nous prenons le mahori… Nous ramons! Je suis à l’avant, je donne le rythme, cela me fait penser au bateau dragon, et j’aime bien comme mes 3 compagnons fans du sport : Dany, Lucie et Bruno, hélas, ce n’est pas forcément au goût des autres ! Nous ramons donc 10 minutes, le temps de sortir de la marina, et puis Luc nous épargne et met le moteur en route.
Nous allons dans à Moqui Canyon…. Encore plus beau que la veille ! Le paysage se confond avec la beauté de ses reflets dans l’eau… Là aussi, impossible de sélectionner les photos, elles sont toutes plus magnifiques les unes que les autres ! Si je pouvais, j’y tomberais dedans !
De temps en temps, nous arrêtons le bateau et nous laissons voguer, ébahis totalement… Nous mangeons au fonds du canyon et allons marcher à la recherche des ruines indiennes que nous apercevons en hauteur… Une petite rivière coula à nos pieds…. Toute la beauté du Monde !!