San Francisco… je n’en connaissais pas grand-chose avant de me décider d’y partir deux semaines avant Noël : seule la chanson de Maxime Leforestier m’inspirait, quelques vues de son pont et de ses rues dans des films à grand public, et la série qui nous avait fait connaître Michael Douglas en France – comme me le rappelait très justement mon frère, et c’était à peu près tout… Ah oui, aussi, je me souviens également que, alors que j’étais enfant, le frère de ma mère nous avait ramené d’un de ces voyages une petite-amie qui venait de San Francisco, nous ne l’avons vu qu’une fois, mais elle nous avait envoyé une carte postale de la ville de nuit… Je trouvais finalement ça super sexy de me dire qu’elle habitait à San Francisco !
Plus je lisais d’informations sur la ville avant de partir, et plus il me tardait d’y arriver. Je savais que j’allais aimer. San Francisco était décrite comme une ville à part des autres cités américaines, reconnue pour sa liberté, son ouverture d’esprit, son hétéroclisme, un peu le résultat de la diversité de sa population, la ville ayant été souvent « l’île de Noé » de ceux qu’on accueillait nulle part ailleurs aux Etats-Unis.
De toutes les lectures que je glanais par-ci, par-là, ressortaient les caractéristiques suivantes les plus reprises. J’appris ainsi que la ville bénéficiait d’un climat particulier se situant au Nord de la Californie, entre l’Océan Pacifique et la baie de San Francisco, l’amplitude des températures y est très faible, été comme hiver il y fait à peine plus de 17 degrés Celsius, chaud en hiver, et froid en été, en outre, elle est souvent plongée dans le brouillard et seuls les piliers du Golden Gate Bridge arrivent
à apparaître dans ce cas-là. D’ailleurs, à l’époque où ce magnifique pont rouge n’existait pas –et pour cause, il a été terminé en 1937-, dans le temps des explorateurs, la baie avait mis du temps à révéler ses portes et à permettre aux navires de la pénétrer.
San Francisco est également connue pour ses collines, 43 au total, qui n’ont pas empêché la population et les habitations de s’étendre… Et au lieu de créer des virages et des routes sinueuses comme on pourrait si attendre pour respecter la configuration du terrain et permettre une circulation moins abrupte, la voirie a suivi l’architecture de toutes les villes américaines : en quadrillage du nord au sud et d’est en ouest, je dirais : à la hache ! Ce qui engendre des montées rocambolesques – à partir du moment, où l’on peut voir le reflet du panneau stop sur le capot de la voiture, je vous assure que cela fait biz
arre, c’est le cauchemar des « freakés » (inquiets) du démarrage en côte, vive l’automatique ! – et des descentes vertigineuses… Les ingénieurs de la ville ont pensé à la fin du 19ème siècle à créer le Cable Car, tramway à traction par câble, moyen ingénieux et absolument ahurissant qui nous permet de traverser la ville de long en large, c’est le seul moyen de t
ransport classé monument historique au monde !
En face de San Francisco dans la baie se trouve une île, célèbre pour une forteresse transformée en prison qu’elle porte, Alcatraz, l’île dont on ne peut pas s’échapper – ou très très difficilement, l’un de ces « invités » les plus connus fut Al Capone. Par beau temps, on voit l’île de très près.
Il me tardait donc de partir et de me retrouver dans cette nouvelle aventure. David, connu au bureau à Paris, et sa femme Véronique m’avaient gentiment invitée. Etant donné qu’ils avaient pris un week-end pour partir dans les déserts à l’Est dans les terres, ils ne rentreraient que pour le réveillon du jour de l’an, je les rejoindrais chez eux, à San José, à ce moment-là.
J’arrivais à l’aéroport de San Francisco en milieu d’après-midi la veille et me faisait une joie de me retrouver seule dans la ville pour la découvrir, cela avait effectivement quelque chose d’excitant de me retrouver livrée à moi-même : j’ai beau réfléchir, c’est effectivement la première fois que je partais totalement sans personne à retrouver dans une ville étrangère où on ne parle pas ma langue maternelle. Bon ok, j’avais déjà fait le plus grand pas en débarquant à Montréal en ne connaissant personne !!
Et je me suis bien débrouillée, pas mal fière la fille !!
J’ai pris le BART (= RER local) jusqu’au centre, et très vite, j’ai trouvé mon auberge de jeunesse – et oui, il y a des moments, comme ça, je me fais des trips « routards » ! Elle était idéalement placée, non loin d’Union Square, l’hyper-centre de la ville, et sympathique, autant que peut l’être une auberge de jeunesse quand on a plus de 30 ans et qu’on a pris la mauvaise habitude de dormir dans des hôtels 4 étoiles grâce au boulot – Pauv’ petite fille riche !!! Adelaïde Hostel : grouillante, un peu bruyante, juste propre – je hais les douches dans ce genre d’endroit anyway, le guide du routard la conseillait et objectivement, je pense que c’était à raison : des lockers (armoires fermées) dans les chambres, wifi, salon cosy avec cheminée, petit-déjeuner compris, des accommodements
à prix avantageux pour les attractions et pour les navettes pour l’aéroport – et moi qui ai pris le BART pour venir !, le guide rajoutait qu’on aurait beaucoup de mal à quitter la maison… Euh non, là faut pas exagérer !
Donc, le soir même, je suis partie me promener dans le centre, pouvant admirer la très belle vitrine décorée du Macy’s et le contraste charmant du gigantesque sapin de Noël d’Union Square avec les palmiers autour… Très vite, j’ai réalisé qu’il m’était difficile de me mettre dans l’esprit des fêtes de fin d’année quand il faisait 15 degrés et que j’étais entourée de ces arbres exotiques !! J’ai mangé dans un restaurant américain typique, Lori’s Diner, suis allée regarder la ville du haut de la terrasse de Cheesecake Factory au dessus
du Macy’s et puis ai erré au gré de mes envies, m’arrêtant devant les magnifiques vitrines des galeries d’art ou des théâtres qui se trouvent plein centre. Je me suis tout de suite sentie à l’aise dans cette ville à taille humaine.
Le lendemain, un temps superbe, vraiment on ne pouvait rêver mieux, j’étais partagée : partir à pied et suivre mon bouquin avec une pass de transport en commun, ou prendre, comme j’avais fait à Bruxelles ou Washington, un de ces bus touristiques. J’optais pour la seconde solution, car je devais partir à 4pm de la ville et voulais m’assurer un passage dans la plupart des quartiers, ainsi que sur le magnifique pont… Et me voilà en route sur le toit d’un autocar, et j’ai beau avoir ma jolie nouvelle veste achetée pour l’occasion
« Spécial Hiver pas très froid en Californie totalement inadaptée au Québec », il se trouve qu’il ne fait pas ben ben chaud là en haut ! Bien sûr, j’avais abandonné tout mon attirail d’hiver à Montréal, du coup, je vais faire quelque chose que je ne soupçonnais pas : acheter un ensemble écharpe, gants et bonnets à San Francisco !! Hihi !
Et puis la visite, je peux descendre quand je veux et prendre le bus suivant, je traverse la plupart des quartiers. Ma préférence ira à North Beach, le quartier italien, où l’ambiance s’y ressent comme à l’européenne, les gens profitant des rayons du soleil assis aux terrasse des cafés, le fantôme de Joe DiMaggio – génie du baseball- hante les rues, il avait épousé Marylin Monroe à San Francisco, et l’entrée de l’église du quartier leur avait été refusée, étant tous les deux divorcés ! Le dernier soir, je reviendrais dans l’endroit avec Véro et David, et l’ambiance festive de la soirée ne fera que confirmer ma première impression sur ce joli quartier. Avant cela nous irons boire un verre dans un bar à vins dans le quartier français… qui, pour l’anecdote se situe principalement dans la rue Bush !
Je garde également un très bon souvenir de Castro, où se retrouve principalement la communauté Gay, très développée apparemment à San Francisco du fait que la Californie serait un état plus tolérant que certains autres des Etats-Unis. Nous nous y promènerons Véro, David et moi plus tard dans la semaine.
Je partirais de Fisherman’s Wharf, la jolie promenade des pêcheurs, sur les quais, pour le Golden Gate Bridge, que nous traverserons. Ce fut un moment magique, j’ai toujours aimé les ponts, gigantesque prouesse de l’homme pour apprivoiser la nature, et celui-ci est magnifique, lorsque nous y sommes repassées deux jours après avec Véro, la radio diffusait une chanson des Bee Gees et cela donnait à notre traversée un certain côté road-movie/publicité, je ne m’en lasse pas !!
Vue grandiose de San Francisco, de l’île d’Alcatraz, du Bay Bridge au fonds, autre superbe ouvrage !
Au retour, nous traverserons le parc de Presidio, ancienne base militaire restaurée en parc naturel protégé, pour traverser les rues de Pacific Heights dont les maisons font le concours de la plus prestigieuse, c’est dans ce quartier qu’ont été tournés « Miss Doubtfire » et « Basic Instinct ».
Pour retourner vers Union Square et récupérer mes affaires avant de rejoindre mes amis, je vais tenter l’aventure du Cable Car, que dis-je, je vais me battre pour pouvoir monter dessus en bas de l’avenue Powell. Les places sont chères effectivement, tellement les wagons sont bondés, le premier n’ayant pas ralenti, je me jette sur le deuxième qui passe
comme on peut le voir dans les films, quand le personnage se fait gronder par le conducteur, le mien me fait des gros yeux, mais il n’a pas l’air bien méchant… Je reste ainsi debout accrochée à la barre une partie de mon corps vers l’extérieur. Courageuse mais pas téméraire la fille, je ne prendrais des photos qu’une fois qu’une place assise se libérera…. Impressionnant que ce soit dans la montée ou la descente, je n’espère qu’une chose que le « cable » (dire cabeul en anglais) du « Cable car » ne lâch
e pas !! On arrive en haut du passage très connu des virages de la Lombard Street, je la descendrais plus tard dans la semaine avec ma voiture de location. En fait, la rue la plus fréquentée de San Francisco me rappelle certaines rues dans l’arrière pays niçois… Elle serpente effectivement sur une centaine de mètres, mais après tout, cela ne m’impressionne guère.
Une fois mon sac repris à l’auberge de jeunesse, je quitte San Francisco, ville que je classerais en tête de mes villes préférées, avec Barcelone, je reprends le BART jusqu’à Milbrae et ensuite le Caltrain, un train régional, pour San José, berceau de la Silicon Valley, où je vais retrouver mes deux compères de la semaine. A suivre… !
vendredi 11 janvier 2008
Fred in San Francisco
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1 commentaire:
je suis toujours épatée de voir que quelque soit l'endroit ou tu te trouves tu y es à l'aise et tu racontes très bien tout ce que tu vis
continues
bisous
maman
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