Je reprends mon récit la ou je l’ai arrêté, il y a quelques semaines… - Bouh : honte a moi !!
Les séminaires de formation… outre le bénéfice incontestable d’un apprentissage de qualité… - hum !-, on en retire souvent des souvenirs merveilleux de partage d’expérience, de nouvelles connaissances et de soirées mémorables avec des gens formidables dont la rencontre aurait été improbable dans une autre vie… Tout ca fait beaucoup de « ables », mais c’est tellement vrai…
Et puis, il y a le lieu choisi pour la formation, pas trop loin, mais assez pour dissuader les gens de rentrer chez eux d’un jour sur l’autre, de façon a créer un esprit de franche camaraderie, et surtout à éviter un absentéisme trop répété… Bref, une prison dorée dans un superbe hôtel, ou nous ne faisons que manger et participer aux cours en nous laissant bercer au gré des animations qui nous sont réservées…
Il y a quatre semaines, j’ai donc séjourné au White Oaks, avec 199 autres environ de mes petits camarades, pour les bureaux de l’Est canadien. Le site internet est bien fait : http://www.whiteoaksresort.com/, excepté le « Flying to the moon » à l’orgue style « Tournez Manèges » ! Il s’agissait pour moi principalement de rencontrer des personnes des autres sites et de profiter pleinement des activités disponibles… J’étais donc vraiment excitée à l’idée de passer quelques jours a proximité des chutes du Niagara, je m’imaginais déjà les admirant chaque jour, un petit tour matin, un le soir… Mes espoirs furent anéantis par Jérôme, un de mes collègues français, qui, des que je m’étais assise dans l’avion, me fit remarquer que notre hôtel se situait a Niagara «-on the Lake » (sur le lac) et non Niagara «-on the Falls » (sur les chutes)… Une petite déception quand même, qui venait s’ajouter a la morosité de devoir passer mon dimanche matin à préparer mes valises et le reste de la journée entre aéroports et bus jusqu'à l’hôtel… A 18h, nous étions arrivés là-bas, et bien sur, même si la route avait été agréable en longeant le lac Ontario, pas de traces des chutes !!

Le trajet m’avait permis de faire la connaissance de nombreuses personnes du bureau de Montréal, que j’avais l’habitude de croiser mais auxquelles il ne m’était jamais arrivé de parler… C’est bête, parfois, il suffit de peut de choses !! Janice en faisait partie, une charmante jeune femme d’origine kenyane, anglophone, mais bien décidée à progresser en français, avec qui j’allais passer des bons moments lors de mon séjour là-bas.
L’hôtel n’avait que peu d’attrait de l’extérieur, mais était d’un confort indéniable a l’intérieur, j’aime assez le coté luxueux de ce genre d’établissement nord-américain... Tout y est absolument bien pensé et la prestation est irréprochable. J’avais du mal tout de même a me faire a l’idée que je serais si près des chutes du Niagara sans les voir…
En consultant le programme des réjouissances qui nous avait été donné le lundi matin, je réalisais que mon vœu allait tout de même être exaucé : nous partions le soir même, tous, aux chutes. Par ailleurs, je compris également très vite aux vues du planning qui nous était réservé que j’avais intérêt à trouver un créneau vite fait afin de pouvoir profiter du spa de la résidence : a la première pause, je me précipitais et saisis le dernier (hey hey) rendez-vous disponible pour un soin-massage d’une heure pour le lendemain soir… Elle est pas belle la vie ?
La soirée du lundi s’est donc déroulée au restaurant près des chutes du Niagara, dont j’ai oublié le nom, mais on peut difficilement le manquer en fait ! Nous sommes partis en bus touristiques rouge à deux étages, et il nous était impossible de rouler sur l’autoroute avec ces engins, nous avons donc pris les chemins de traverses et avons rejoint le site en une heure… quand on sait qu’il faut 20 minutes par la voie rapide… Bon ok, j’arrête de faire ma parisienne… mais quand même ! C’est l’occasion de rencontrer Sylvia, espagnole d’origine, et de partager avec elle notre amour commun de son pays.
Un petit tour pour voir la rivière Niagara en amont du coté canadien, et nous voila, en face de cet escarpement entre les Lacs Erié et Ontario qui nous offre tout son spectacle… La bruine est tellement intense qu’il est difficile de voir a travers, et je me retrouve vite détrempée en voulant prendre des photos, le bruit est absolument impressionnant (consulter les vidéos sur la droite). Les Chutes du Niagara (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chutes_Niagara) majestueuses donnent l’impression de vouloir happer le petit bateau qui transporte les touristes et qui ose s’approcher de leur bouillon… essayant peut-être de rejoindre l’un des pieds de l’arc-en-ciel qui les domine. Je vais faire la difficile, mais je suis un peu déçue : je m’attendais a quelque chose de beaucoup plus grandiose, et en comparaison, je préfère les Chutes de Montmorency a Québec… C’est juste une question de choix personnel ! Pour ce qui est des alentours aux Chutes, on m’avait dit que cela était très bétonné, et c’est le cas, mais je suis agréablement surprise, je m’attendais a pire ! Apres le repas, qui ne restera pas dans les mémoires, nous rentrons dans ces fichus bus !
Les jours se poursuivent au rythme de nos ateliers et le soir des animations sont organisées. Au cours d’une soirée « Casino », reproduction totalement factice de roulettes, black jack…, je rencontre Jennifer, une jolie blonde aux yeux bleus, anglophone, originaire de Saint John (New Brunswick) qui entame la conversation en me demandant comment cela se fait que je connais une des chansons de Bob Marley qui passe a ce moment-la, alors que je suis française, et surtout qu’elle ne sait pas elle-même les paroles… Je lui explique que cela a fait partie des musiques que j’écoutais a une époque comme beaucoup d’adolescents français, et nous commençons a rire de ca, et du reste ! Il faut dire, que comme toutes les filles que j’ai rencontrées de Saint John ou Halifax (Nouvelle Ecosse) a ce séminaire, Jennifer a un flot de paroles absolument incroyable, et je suis obligée de lui rappeler quelque fois que je suis française et qu’elle parle bien trop vite, et je me moque un peu d'elle en l'imitant!!!
Nous ne cessons de rires avec Joelyn également et une autre Jennifer, j’aime beaucoup leur coté « grandes effusions » pour pas grand-chose, typique aux filles anglophones, dixit les québécoises francophones…
Justement une chose que je remarquerais de façon plus aigue lors de ce séminaire, c’est le cloisonnement entre les gens des deux langues, c’est flagrant, je le ressens très fortement : peu de mélanges dans les tables de travail, pour les repas, pour les soirées. De mon coté, sur la semaine, avec mon statut d'étrangere, je suis plus souvent avec des anglophones, et j’aime bien, je me sens a l’aise, ils sont très ouverts.
Je retrouve également Michael connu trois mois avant lors de mon voyage à Edmonton et Lionel, mon ami français, qui m’avait accueilli l’année dernière pour Halloween.
Apres 4 jours tous ensembles, nous nous quittons, je suis invitée à passer a Saint John –c’est noté, je quitte mes nouvelles connaissances. Je vole au retour aux cotés de Janice, nous n’arrêtons pas de papoter. A l’arrivée a Montréal, devant le tapis de bagages qui mettra plus de 30 minutes a nous délivrer nos valises, Jérôme a la bonne idée de me dire que Sylvia part pour Paris le lendemain soir, tout comme moi, nous nous échangeons nos numéros de cellulaires : je ne me doutais pas qu’elle me rappellerait si vite !
L’hôtel n’avait que peu d’attrait de l’extérieur, mais était d’un confort indéniable a l’intérieur, j’aime assez le coté luxueux de ce genre d’établissement nord-américain... Tout y est absolument bien pensé et la prestation est irréprochable. J’avais du mal tout de même a me faire a l’idée que je serais si près des chutes du Niagara sans les voir…
Justement une chose que je remarquerais de façon plus aigue lors de ce séminaire, c’est le cloisonnement entre les gens des deux langues, c’est flagrant, je le ressens très fortement : peu de mélanges dans les tables de travail, pour les repas, pour les soirées. De mon coté, sur la semaine, avec mon statut d'étrangere, je suis plus souvent avec des anglophones, et j’aime bien, je me sens a l’aise, ils sont très ouverts.
Apres 4 jours tous ensembles, nous nous quittons, je suis invitée à passer a Saint John –c’est noté, je quitte mes nouvelles connaissances. Je vole au retour aux cotés de Janice, nous n’arrêtons pas de papoter. A l’arrivée a Montréal, devant le tapis de bagages qui mettra plus de 30 minutes a nous délivrer nos valises, Jérôme a la bonne idée de me dire que Sylvia part pour Paris le lendemain soir, tout comme moi, nous nous échangeons nos numéros de cellulaires : je ne me doutais pas qu’elle me rappellerait si vite !



4 commentaires:
heureuse de retrouver tes récits qui sont toujours aussi palpitant mais je vois que tu n'as pas osé dire que dans le gers nous avons aussi de belles chuttes
bisous
maman
Mais oui, j'ai déja parlé dans un article précédent des magnifiques Chutes de l'Ile D'Ager a Masseube!!
En revanche, c'est vrai que je n'ai pas filmé le débit de facon a ce qu'on entende leur baby-bruit!!!
;-)
Comme toi, j'ai été décue par les chutes, je m'attendais à quelque chose de + grandiose, dans un écrin de verdure !!!! Mais c'est quand même à voir ;-)
A voir incontestablement... mais il me tarde d'aller voir les Chutes de Montmorency cet hiver avec le fameux "Pain de Sucre".
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