dimanche 16 novembre 2008

Le lac Powell

Nous allons rester trois nuits et deux jours à Halls Crossing sur le lac Powell. De la marina, nous allons débarquer nos kayaks et les utiliser pour la première fois… Mon nouveau meilleur ami, mon kayak… C’était un peu irréfléchi de ma part que de partir en expédition sur cette embarcation relativement sommaire en ayant une expérience limitée avec… Mais l’agent de voyage m’avait rassurée… pas besoin d’être expérimenté. Hum, ça, c’est moi ! Et puis, c’est un bon moyen d’apprendre vite, d’autant que Denis me donne très gentiment des conseils et me permet d’améliorer mon mouvement, ce que j’apprécie beaucoup également c’est que le groupe a une bonne dynamique et nous nous entraidons souvent : il y en a toujours un pour tenir le kayak au moment de l’embarquement, une pour aider à le monter sur la berge quand on s’arrête quelque part… Le premier jour nous allons naviguer environ 9 kilomètres sur les canyons alentours, notamment dans celui de Lost Eden (le paradis perdu), le soleil brille, l’eau est bonne, c’est du bonheur en barres à croquer, nous nous régalons, alliant un petit effort physique avec le plaisir de bronzer au soleil tout en admirant la beauté du lac, des reflets sur la roche… Je m’attendais à une large étendue et en fait, le lac s’étire en largeur sur des milliers de kilomètres ! J’ai quelques affaires dans un sac étanche dont mon appareil photo, nous n’échappons pas bien sûr aux batailles d’eau… Luc qui nous accompagne en Mahori – un bateau d’origine néo-zélandaise, armé d’un moteur, reste imbattable vue la taille de sa pagaie par rapport à celles des kayaks… Serge et Dany en ressortiront trempés jusqu’aux os… devant éponger leurs kayaks pour éviter de couler !!

Pour l’histoire, le lac est artificiel, le barrage du Glen Canyon a été terminé à Page en 1963 inondant une partie de la vallée du Colorado dans l’Arizona et l’Utah et modifiant la faune, la flore et la géophysique de l’endroit. Le lac atteignait son plus haut niveau en 1980, 17 ans plus tard… Depuis, le niveau de l’eau n’a pas cessé de baisser consécutivement aux sécheresses constantes que connaît la région. Lorsque l’on regarde les photos, il est facile de remarquer la ligne de démarcation du niveau auquel se trouvait l’eau il y a 28 ans, environ 30 mètres au dessus… Avec le départ progressif de l’eau, les canyons ressortent au fur et à mesure mais ne ressembleront jamais plus au lit original du fleuve étant donné que des tonnes de sédiments et des bancs de sable se sont formés… La lac conserve des reflets caractéristiques du Colorado, appelé ainsi du fait des couleurs qu’offrait la rivière.

Le deuxième jour afin de parcourir plus de kilomètres et d’être en mesure de voir davantage la beauté du lac, nous prenons le mahori… Nous ramons! Je suis à l’avant, je donne le rythme, cela me fait penser au bateau dragon, et j’aime bien comme mes 3 compagnons fans du sport : Dany, Lucie et Bruno, hélas, ce n’est pas forcément au goût des autres ! Nous ramons donc 10 minutes, le temps de sortir de la marina, et puis Luc nous épargne et met le moteur en route.
Nous allons dans à Moqui Canyon…. Encore plus beau que la veille ! Le paysage se confond avec la beauté de ses reflets dans l’eau… Là aussi, impossible de sélectionner les photos, elles sont toutes plus magnifiques les unes que les autres ! Si je pouvais, j’y tomberais dedans !
De temps en temps, nous arrêtons le bateau et nous laissons voguer, ébahis totalement… Nous mangeons au fonds du canyon et allons marcher à la recherche des ruines indiennes que nous apercevons en hauteur… Une petite rivière coula à nos pieds…. Toute la beauté du Monde !!










1 commentaire:

Anonyme a dit…

c'est vraiement magique toutes ces vues et tu as fais vraiment de très belles photos
bisous
maman