La semaine qui a précédé mon départ pour le sud de la France a été très chargée, ca, c’est commun… 10 mois loin de mon pays, et je ressentais cette fierté de ne pas avoir senti ce besoin de rentrer avant,
mais dans le cadre de mon contrat de travail des facilités me sont offertes pour revenir chez moi une fois l’an… Je n’allais donc pas cracher sur la soupe, et même si j’avais vu ma mère 3 mois avant ( ;-)), cela ne pouvait me faire que du bien de rentrer… Et puis, j’ai réalisé que j’avais quitté Masseube le 16 aout l’an dernier avant de partir en vacances sur la Méditerranée et puis en Corse chez mon père, avant de remonter sur Paris… plus d’un an que je n’avais pas vu les Pyrénées, les champs de maïs et de tournesols et mes chères collines…Habituée au road trip pendant les vacances, je m’étais pour une fois promis des jours calmes et reposants ou je ne courrais pas partout… Pendant les prochains jours, je vais donc vous faire partager des séquences de ces jours heureux rythmés aux heures des apéros et des bonnes bouffes,
des petits plaisirs et
des grandes amitiés et rigolades, vous faire toucher du clavier ce bonheur qui est dans le pré (rapport bien sûr au film d’Etienne Chatillez avec un excellent Michel Serrault « Le Bonheur est dans le Pré » filmé en partie dans le Gers).Mais d’abord, je vais commencer par mon arrivée… Apres une nuit en vol entre Montréal et Paris, j’ai essayé d’être aussi fraiche que possible, j’ai bien eu peur de manquer ma correspondance pour Toulouse, mais finalement a Charles de Gaulle, j’ai eu le temps de me refaire une beauté et de faire quelques boutiques… Arrivée dans ce gigantesque aéroport, j’ai retrouvé l’émerveillement d’une enfant devant un arbre de noël… J’étais comme une folle a écouter les gens parler, a retrouver ce « speed » typique parisien et suis tombée en béatitude devant une boite aux lettres jaune de La Poste ( !) et j’ai honte de dire que si j’avais eu mon appareil photo, peut-être que je l’aurais immortalisée !!!

Tout a été comme sur des roulettes, et j’étais à l’heure à Toulouse pour retrouver ma copine Zaff dans sa mini avec le drapeau anglais sur le toit devant l’entrée de l’aéroport de Blagnac… Planifié depuis des semaines, nous avions prévu de passer l’après-midi toutes les deux dans la Ville Rose. Elle avait posé un congé et ma mère ne venait me chercher chez elle qu’en fin d’après-midi… Bref, tout était parfait ! Nous nous dirigeons de l’aéroport vers le centre ville, à un moment donné, nous longeons le canal de Brienne, vraiment magnifique au niveau de l’entrée de Toulouse en face des quartiers des Sept Deniers et des Amidonniers, j’adore cet endroit de la ville. Il fait un temps superbe, tout va bien!
Un an et demi que je n’avais pas vu la belle Zaff (ou Séverine), autant vous dire que nous en avions des choses à nous raconter !! Même si nous avions conservé les échanges pour des informations essentielles : boulot, mecs (si significatifs, on fonctionne la aussi en seuil de matérialité), santé, famille ; il n’en reste pas moins que lui parler en face a face des petites choses sans importance, ca vaut de l’or…
Et puis, c’est à ca qu’on reconnait une grande amie, quand après une longue absence, on lui parle comme si on avait l’impression de l’avoir vu la semaine d’avant, sans coupure !Il faut dire pour situer les choses, que nous en avons connues des aventures ensemble : 8 ans que nous nous sommes rencontrées en dernière année d’études supérieures, j
’ai fait mes plus grosses soirées avec elle – on en aurait à écrire !!, nous sommes parties en vacances en Andorre, a Montpellier, a Cadaquès en Espagne, j’ai aussi vécu chez elle a une époque, et il fut une période ou nous travaillions dans la même boite…Que du plaisir de nous retrouver donc… Et ca papote et ca papote ! J’avais envie de manger sur la Place Saint Georges au centre ville, en souvenir d’une vie antérieure ou je travaillais non loin de la, nous passons rue Saint Jérôme pour voir si mon magasin de chaussures préféré (au monde !!) « Arabesque » est ouvert et oh malheur, il est en travaux… tanpis pour moi et tant mieux pour ma carte bancaire ! Nous trouvons une place de parking facilement : pas besoin de payer, c’est gratuit pour les 15 premiers jours d’aout… je me rappelle que ca m’avait couté une fortune en PV quand j’habitais la et que j’avais ma voiture… Quoiqu’il en soit, ca ne peut pas être plus cher qu’a Montréal !

Nous allons prendre une table sur la terrasse ombragée de la « Pizzeria de l’Opéra », la aussi, vieux classique de mes aventures toulousaines… Le serveur me dit que j’ai des yeux magnifiques, et même s’il chante la même romance a Zaff vingt minutes après, je retrouve cette assurance de la femme française face a la séduction, je remarque les œillades lancées par un ou deux gars… Pas de doute, je suis de retour en France !!! Youpi !Apres une salade accompagnée d’une bonne bouteille de rosé bien frais, nous partons en ballade dans la ville.
Et comme je le dis souvent, il est bon d’être maintenant une étrangère dans un endroit ou j’ai vécu, je remarque mieux les choses, j’observe les façades, les toits, les gens… Zaff aussi apprécie
de se promener... et répond parfaitement à la définition de l’expression « Femme oisive, femme dépensière » ! Elle a une liste de courses et de choses à faire longue comme le bras, et je crains qu’elle ne m’oblige à la suivre partout… Je m’en sortirais bien ;-) !! Je craque dans une boutique pour un petit sac en bandoulière et je suis ravie… jusqu'à ce que je le trouve une semaine après 20 euros moins cher dans une boutique à Auch !!! Screugneugneu… Nous arpentons des petites rues charmantes, passons rue Alsace Lorraine, place Esquirol, ensuite jusqu'à la Cathédrale Saint Etienne, puis revenons vers le plein centre sur la place Wilson et son square pour finir sur la place du Capitole, la plus célèbre ou nous allons boire un verre sur la terrasse du Florida – bar réputé, il est, entre autre, le théâtre de la soirée « rose », une fois par an…


Zaff commence à être épuisée d’errer dans la ville, moi je tiens mon décalage horaire à distance, hihihi!!
Nous rentrons chez elle pour nous détendre, jusqu'à la venue de ma mère. Quand celle-ci arrive, Séverine lui dit que je n’ai pas trop changé a part que je dis des choses « bizarres » de temps en temps : tout ca parce que j’ai utilisé le mot « cellulaire » a la place de « portable » pour le téléphone… Le québécois me rattrape !
Ravie de cette demi-journée, c’est définitivement trop court, je suis tellement heureuse d’avoir vu la Miss : vivement la prochaine fois !!! Je retrouve ma maman qui me ramène a la maison a 70 km de la, je quitte la Ville Rose…
A l’aide des photos, vous devinez pourquoi on appelle Toulouse la Ville Rose, n’est-ce pas ?












2 commentaires:
Wow
J'aimerais tellement visiter la France, ca l'air tellement beau!!
Chanceuse!!!
Amene moi avec toi dans ton endroit paradisiaque!
C'est vrai Chouchoune, c'est beau la France, et j'ai vraiment beaucoup de mal a sélectionner les photos... Tu vas voir dans les prochains jours!
Allez, viens, je t'emmene!!
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