vendredi 17 août 2007

L’été à Montréal : on « sporte » bien!

Malgré le temps capricieux de cet été, je me rends compte combien il est appréciable de vivre à Montréal... Je ne sais plus trop ce que c’est que de prendre le métro : pour aller travailler, j’utilise mes roller-blade ou bien j’use mes gougounes, c’est-à-dire mes tongs en français, attention à la méprise toutefois, ici les tongs correspondent à nos bons vieux « strings »... Spéciale dédicace pour Sophie dont vous pouvez imaginer la tête des collègues québécois le jour où elle leur a dit : « Oh !! Il me tarde de rentrer à la maison pour mettre mes tongs ! »... Voila une jolie digression qui montre qu’on ne doit pas oublier qu’on parle le même français... mais différemment ! ;-)

Avec Geneviève, nous sommes reparties au bord de la rivière Assomption et cette fois-ci, non seulement nous nous sommes préparées un pique-nique pour manger au bord de l’eau – trouvant tout de même le moyen d’oublier à la voiture les bières que nous avions spécialement achetées pour l’occasion..., mais en plus, nous avons décidé de passer la nuit du samedi au dimanche sur place. En effet, le monsieur chez qui elle pose son canot, a gentiement monté une tente toute équipée et garnie : vaisselles, 2 lits de camps, il y a même un réchaud et un poêle à bois à l’intérieur, en cas de besoin... Euh perso, je pense que si nous avions dû l’utiliser, je crois que j’aurais poliment proposé à mon amie de rentrer sur Montréal... Courageuse mais pas téméraire la fille... pas au point de se retrouver sous une tente par grand froid tout de même !
Quoiqu’il en soit, la ballade fut du pur plaisir, appréciant tranquilité et beauté des paysages, nous avons même eu la chance d’avoir des rayons de soleil, ok, on est en juillet quand même, je ne devrais pas m’extasier non plus !!
Après avoir pagayer pendant 4 heures, nous nous sommes – jetées sur les bières mentionnées précédemment, euh non... – allongées pour faire une bonne sieste... J’ai choisi de m’installer dehors sous l’auvent de la tente pour profiter des bruits extérieurs et avoir le frais de la fine pluie qui tombait... Et j’ai dormi comme une bienheureuse...
Le soir venu, après le souper, nous avons lu, bu et ri, dans l’ordre et le désordre et le jour se couchant tôt, je pense avoir éteint les feux aux alentours de 10pm... exploit pour un samedi soir ! La nuit sur le lit de camp fut épique – ça change du Fairmont, c’est clair- mais tellement reposante... non, ce n’est pas le mot, je dirais plutôt ressourçante ! Je me souviens vaguement avoir entendu le tonnerre et la pluie... Des amis me diront après que nous avons essuyé un très bel orage cette nuit-là ! Nous, on dormait parfaitement bien en tout cas, enroulées dans nos polaires tout de même !

De retour à Montréal, je me suis dis que le moyen d’optimiser au mieux mes déplacements dans la ville serait d’avoir un vélo... Or, avec tout ce que j’ai entendu sur le vol de vélo ici, je ne trouvais pas raisonnable d’en acheter un neuf... pour me le faire dérober dès que j’aurais tourné les talons... Du coup, je m’orientais vers le marché de l’occasion... Nadja qui venait de se faire piquer le sien, devant un commissariat, il faut le faire, - non, le siège bébé n’attendrit pas le voleur...- , se trouvait dans la même perspective que moi. C’est donc naturellement que nous nous sommes entendues pour aller acheter nos vélos ensemble.... Nous sommes donc parties bille en tête un samedi après-midi à l’autre bout de la ville – on peut difficilement faire plus à l’opposé de chez moi en fait... - dans une boutique connue pour ses occasions, la clinique du vélo.... Arrivées là, après une traversée de la ville d’ouest en est en bus et un break-douceur dans un Première Moisson au Parc Maisonneuve– prévoyantes les filles du coup de pompe avant de monter sur le vélo !!!- nous arrivons à la clinique du vélo. Hélas pour nous, l’atelier ne fonctionne pas le week-end et les ventes se font sur les vélos qui restent en stocks jusqu’au lundi et les derniers restants sont soit très moches, soit très chers... pour des vélos retapés !
Là, la déception se lit sur nos visages : non seulement nous sommes à l’autre bout de la ville, mais en plus sans la réalisation de notre objectif... C’est la loose quoi ! Pas découragée pour autant, Nadja propose qu’on aille au Canadian Tire (valeur sûre, fabrication québécoise garantie) sur Sherbrooke à quelques kilomètres de là. Nous marchons aux abords du Stade Olympique (vraiment loin de chez moi quoi !!!) et prenons un bus qui nous dépose devant le magasin... Et là bingo, nous trouvons deux superbes vélos identiques en promotion, le plus dur étant de trouver quelqu’un pour nous servir et faire les derniers réglages, neufs (tanpis) et pour le prix de ceux qu’on nous proposait à la clinique !
Après un faux départ, j’ai dû retourner pour refaire des réglages après mes premiers 500 mètres, nous sommes toutes heureuses de nos acquisitions... et roulons au gré de nos envies dans la ville. Petite glace chez Sinis et je rentre pour me préparer, je mange avec Anne !

Le lendemain, temps superbe, je pars sur mon nouveau fidèle destrier (!) sur le canal Lachine, passe sur le vieux Port ou je m’arrête dans un atelier pour qu’un des garçons me resserre le guidon – a-t-il vraiment été réglé ce vélo ? -, il me demande un sourire en guise de paiement, je lui donne 5 dollars, ca fait mieux vivre !! Geneviève m’appelle, je m’invite pour prendre un verre chez elle... «Bouge pas, j’arrive !! », et quand je vois le mal que j’ai à franchir la montée de Lorimier sur Sherbrooke, je me dis que ce n’est pas possible, que je n’ai pas pu faire 5 ans de compétition de vélo... ce ne devait pas être moi... ou dans une vie antèrieure... J’ai honte !!